Films video

Comme un Juif en Pologne, 1981

Film video de Pierre Abou et Rachel Kamelgarn,
réalisé à l'occasion de la quinzaine Yiddish en 1981

Nous avons pris le parti d'aller voir ceux qui, nés dans le monde yiddish, vivent aujourd'hui à Grenoble, où les hasards de l'exil et de l'occupation les ont conduits. Juifs anonymes, issus du peuple juif de Pologne, et de Russie, ils sont les derniers à garder vivante en eux une part de ce passé tragiquement privé de son avenir.

La liste de Papon, octobre 2000

Film video de Jo Anger Weller,
réalisé à l'occasion de l'exposition Bordeaux Drancy Auschwitz, aller simple, en octobre 2000

Oublie ton nom ! film sur les enfants cachés, juin 2002

Film de Sylvain Arnoux, Cedric Daya, Nicolas Peronnet, Christophe Tournus, produit par le Cbl-Grenoble, en coopération avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, en partenariat avec l'université Stendhal, et avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, la Fondation du Judaïsme Français, le Ministère de la défense et le Conseil Général de l'Isère.

Jacquette de la video-cassette Oublie ton nom

Danse et Partage , Aline Holcman, 13 mars 2018

Accueil au plateau Mistral à Grenoble d'une troupe de danseurs/danseuses du village d'Abu-Gosh situé en Israël près de Jérusalem pour un spectacle de danses palestiniennes.


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.