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Concert : le romantisme hébraïque

Le Cercle Bernard Lazare-Grenoble vous invite au concert

Le samedi 1er décembre, à 20 heures
à la Chapelle Sainte Marie d'en Haut
Musée dauphinois, rue Maurice Gignoux

sur le thème

Le romantisme hébraïque

avec les compositeurs

Ecoutez un extrait du répertoire des artistes.

interprètes

Isabelle Durin, violon Isabelle Durin

Programme

  1. Première partie

    • George PERLMAN : Hebraïsh (Ghetto Sketches, n°1)
    • Joseph ACHRON : Scher op. 42
    • Joseph ACHRON : Hebrew Lullaby/ Berceuse Hébraïque, op. 35 n°2
    • Ernest BLOCH : Nigun (Baal Shem, n°2)
    • George PERLMAN :
      • Yisker, Hebrew Prayer (suite hébraïque, n°1)
      • Danse des rabbins (suite hébraïque n°2)

  2. Deuxième partie

    • Max BRUCH : Kol Nidreï, op. 47
    • Joseph ACHRON : Hebrew Melody, op. 33
    • Joseph ACHRON : Danse Improvisation, op. 37
    • Ernest BLOCH : Abodah, a Yom Kippur Melody
    • John WILLIAMS :
      • Thème de la "Liste de Schindler"
      • Jewish Town (Krakow Ghetto-winter'41)

Prix des places

tarif normal : 15 euros
tarif réduit pour étudiants, chômeurs et adhérents du CBL : 10 euros

Billetterie

Cbl-Grenoble, tél 04 76 87 71 21
Boutique Harmonia Mundi, 11 Grand Rue, Grenoble

Précisions sur l'horaire

La billeterie ouvrira sur place à 19 h 30
Le début du concert est prévu à 20 heures. Quelques minutes de retard sont parfois inévitables...
Mais nous souhaitons que tout soit fait pour commencer à 20 heures, par égard pour les personnes qui arrivent à l'heure.
Pour faciliter cette ponctualité, il est évidemment plus efficace de prendre son billet à l'avance.
Merci de votre compréhension.

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Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.