Récital de piano par David Greilsammer

Musicien juif persan

Dimanche 18 mars à 20h
à l'Auditorium du Musée,
place Lavalette Grenoble


Programme

  • Mozart (1756-1791) : Fantaisie en ut mineur K. 475
  • Sweelinck (1562-1621) : Ma jeunesse est arrivée à sa fin
  • Jonathan Keren (né en 1978) : Fantaisie, mais deux Fantastrophes
  • Janacek (1854-1928) : Sonate «1er octobre 1905»

ENTRACTE

  • Ligeti (1923-2006) : Musica Ricercata
  • Bach (1685-1750) : Fantaisie Chromatique et Fugue en ré mineur
  • Brahms (1833-1897) : Intermezzo, op.116 n° 2
  • Schoenberg (1874-1951) : Six petites pièces op. 19
  • Brahms (1833-1897) : Capriccio, op. 116 n° 7

Réservations : 04 76 87 71 21

Billetterie à la Boutique Harmonia Mundi, 11 Grande-Rue, Grenoble

Prix des places : 18 euros; Tarif réduit : 12 euros (CBL, Etudiants, chômeurs)

Affiche récital David Greilsammer David Greilsammer, pianiste
Un soliste férocement doué, The New-York Times
Fraîcheur, élan, vivacité,
intelligence, simplicité, évidence,
Le Monde
Retenez bien ce nom : David Greilsammer, Le Figaro
En écoutant le jeu de David Greilsammer,
on songe aux premiers disques
Mozartiens de Barenboim,
Pianiste Magazine
Une émotion qui imprime une marque profonde
sur l'âme de l'auditeur,
Il Gazzetino di Venezia
Son toucher est à la fois délicat et riche.
Sa prestance devant le public
est celle d'un maître,
Chopin Magazine Japan

Vainqueur ovationné de la Juilliard Concerto Competition 2004, David Greilsammer se produit régulièrement sur les scènes les plus prestigieuses et sous la direction des chefs d'orchestre prédominants de notre temps. Son premier disque chez Vanguard Classics, dans lequel il interprète les concertos de jeunesse de Mozart comme pianiste et chef d'orchestre, a créé la sensation dès sa sortie et a été unanimement acclamé par la presse. Durant la saison 2005-2006, David Greilsammer a fait ses débuts au Japon au Minato mirai Hall et s'est produit à l'Opéra de Trieste en Italie , au théâtre Mogador à Paris, au Festival de Bologne, à l'Ateneo Veneto de Venise, au Julita Festival en Suède, en tournée avec l'Orchestre National d'Ile de France sous la baguette de Yoël Levi et comme pianiste et chef d'orchestre avec l'Orchestre Philharmonique de Taipei.

Outre ses récents récitals à New York, Mexico City et au Festival de Radio France et Montpellier, il s'est récemment produit en soliste au Lincoln Center de New York sous la direction de James Conlon, a inauguré la saison de l'Orchestre Symphonique de Jérusalem sous la direction du regretté Sergiu Comissiona, et s'est produit avec l'Orchestre Symphonique de Haifa et l'Orchestre Symphonique de Minsk.

Cette saison, les engagements de David Greilsammer incluent deux récitals à Paris, un retour à l'Opéra de Trieste en Italie pour une série de concerts, ainsi que des concerts avec l'Orchestre de Chambre d'Israël, l'Orchestre Symphonique de La Havane à Cuba, et le Nordwestdeutsche Philharmonie en Allemagne. Les concerts et enregistrements de David Greilsammer ont été retransmis à de nombreuses reprises sur diverses radios et chaînes de télévision comme France Musiques, Radio Classique, France-Culture, RTL, Europe 1, la radio nationale israélienne, WQXR New York, Opus 94-Mexico, TV5 Monde, France 3, ou encore Mezzo. De plus, le film documentaire réalisé par TF1-LCI sur David Greilsammer à New York a été récemment retransmis dans le cadre de la série « Musiques ».

Acclamé par la presse et le public comme un artiste d'une profonde originalité , audacieux, et à l'imagination foisonnante, David Greilsammer est passionné par l'innovation et la création. Son intérêt prononcé pour des répertoires sortant de l'ordinaire l'a conduit à donner des récitals composés de programmes surprenants au cours des dernières années. En 2004, David Greilsammer a donné la création américaine du Concerto pour piano et orchestre n° 2 d'Erwin Schulhoff, compositeur juif tchèque mort dans un camp de concentration en 1942. La saison dernière, il a donné la création israélienne de ce même concerto et a reçu à cette occasion des critiques dithyrambiques. Toujours dans sa recherche de répertoires inconnus, David Greilsammer enregistrera en 2007 pour la radio allemande WDR le Concerto n°2 pour piano et orchestre d'Alexandre Tansman.

Né à Jérusalem en 1977, David Greilsammer commence ses études de piano à l'âge de six ans au Conservatoire Rubin de Jérusalem. Il poursuit ensuite ses études musicales à Florence puis à Paris, et revient en Israël pour y travailler avec le pianiste et chef d'orchestre Yahli Wagman. Après avoir terminé son service militaire en Israël, David Greilsammer est admis à la Juilliard School de New York en tant qu'étudiant boursier dans la classe de piano de Yoheved Kaplinsky. A la suite de ses études de perfectionnement en piano et de direction d'orchestre à la Juilliard School, il a suivi l'enseignement du célèbre pianiste américain Richard Goode.

Visitez le site officiel : David Greilsammer

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Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.