Les comptines du jardin d'Eden

Comptines

A l'Amphitheâtre de Pont de Claix
avec le Cercle Bernard Lazare - Grenoble

mardi 14 octobre 2008

  • Première séance à 14 heures pour les scolaires (enfants à partir de 6 ans)
  • Deuxième séance à 19 heures 30 pour les familles

Renseignements et billetterie :
Amphitheatre de Pont-de-Claix : 04 76 99 83 77

Le contenu de cette page est emprunté au site de l'amphithéâtre de Pont-de-Claix

Ce spectacle est un merveilleux voyage dans le temps et l'espace, une rencontre avec les diverses communautés juives d'hier et d'aujourd'hui, et les traditions qui fondent leur identité.

Tirées du livre-disque éponyme réalisé par la musicienne et metteur en scène Nathalie Soussana, ces Comptines du jardin d'Eden nous emportent dans un tourbillon tour à tour joyeux, débridé, tendre ou poignant qui évoque des thèmes universels : la maternité, le mariage, le cycle de la vie, et bien sûr la naissance du monde.

Guidé par la chanteuse Eva Gruber, le public emprunte un chemin de mémoire dont les couleurs sont le fruit d'un incroyable métissage.
De la musique tzigane aux accents de flamenco en passant par le raï ou la musique klezmer, de l'Europe centrale aux rivages de la Méditerranée, ces chansons d'enfance en yiddish, en hébreu, en arabe et en judéo-espagnol, ont le goût et la douceur des horizons lointains, cuivrés et ensoleillés.

Un répertoire d'une grande poésie où s'expriment la joie, la peine, l'amour, et toutes les émotions qui prennent vie dans le coeur des hommes depuis la nuit des temps.

Une invitation à s'ouvrir aux autres et à savourer ce que la musique a de plus essentiel.

  • Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
  • Texte et mise en scène Nathalie Soussana
  • Décors Victor Torossi
  • Costumes Georgeta Mocanu
  • Chant Eva Gruber
  • Lumières Jean-Paul Pita
  • Violon et chant Rachid Brahim-Djelloul
  • Arrangements et Direction musicale Jean-Christophe Hoarau
  • Percussions et guitare Pascal Storch
  • Textes Editions Didier Jeunes
  • Accordéon Christine Laforêt
  • Accueil avec le Cercle Bernard Lazare - Grenoble
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Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.