Haïm Yavin :
Le pays des colons, documentaire

Sous l'égide de La Paix Maintenant

  • L'association Pour un Judaïsme Pluraliste
  • et le Cercle Bernard Lazare-Grenoble

vous invitent à une projection-débat
au Centre Culturel Juif, le jeudi 5 juin 2008

Haïm Yavin

en présence de Haïm Yavin
à propos de son documentaire
Le Pays des Colons
avec la participation de Gérard Eizenberg, de La Paix Maintenant


Alors qu'il présente le journal télévisé en Israël depuis plus de trente ans, Haïm Yavin - "M. Télé" - a décidé il y a environ quatre ans d'explorer avec un caméscope les colonies en Cisjordanie. Son "aura" lui permet d'engager des discussions et des débats que les colons refusent généralement d'accorder à la presse. Haïm Yavin en a sorti un documentaire en cinq volets : "Le Pays des Colons". La personnalité de l'auteur du documentaire et la visibilité qu'a choisi de lui donner la deuxième chaîne privée du pays, en programmant le film en "prime-time", donnent une force exceptionnelle à ces témoignages. Un homme aussi consensuel que Haïm Yavin, qui ne se présente pas comme un homme de gauche, a pris la peine d'observer la réalité de l'occupation sans la travestir, ni sans la justifier un seul instant.
(Les Amis belges de Shalom Archav)


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.