Cinéma : Projection de Alger Oran Paris : Les années Music-Hall

Alger Oran Paris

 

un film DVD de Michèle Mira Pons

le jeudi 27 mai 2010 à  20h
dans les locaux de ASALI, 37 rue Humbert II, Grenoble
(près de la place Championnet).
ENTREE LIBRE (dans la limite des places disponibles)


Mêlant rumba, tango ou variété française sur fond d'héritage arabo-andalou commun aux communautés juive et musulmane, le « music-hall » d'Algérie des années 50 a la saveur unique d'une époque riche en brassages où l'on chantait l'exil, l'amour, l'humour...

Dédié à la mémoire de Line Monty, chanteuse née à  Alger, passée de la chanson réaliste française au patrimone algérien judéo-arabe (elle a notamment interprété L'Orientale, succès franco-arabe écrit par Youssef Hagège, popularisé ensuite par Enrico Macias), ce documentaire remarquable et d'une parfaite fluidité propose à  travers témoignages et images d'archives un flash-back sur le music-hall en vogue à  Alger et Oran dans les années 1940-1950.

Cette projection est organisée par l'Association de Solidarité des Algériens de l'Isère
dans le cadre de la quinzaine Cultures méditerranéennes qu'elle organise du 17 au 29 mai 2010
avec la participation du Cercle Bernard Lazare - Grenoble

Quinzaine des cultures méditerranéennes
Asali - Alpes solidaires - du 17 au 29 mai 2010 à  Grenoble

lagouhati
Prévue du 17 au 29 mai 2010, la quinzaine culturelle veut être l'occasion de mettre en avant la pluralité et la qualité des cultures méditerranéennes et d'aller à  la rencontre de diverses communautés présentes à  Grenoble et dans son agglomération (Espagne, Portugal, Grèce, Maghreb) et de l'association du Cercle Bernard Lazare. Conférence, exposition de calligraphie arabe, poésie, projections-débat, diner-spectacle sont au programme. Le coup d'envoi sera donné par le vernissage d'une exposition du calligraphe Salah Al-Moussawy. Des poésies méditerranéennes vous feront voyager le temps d'une soirée. Puis vous prendrez pleinement conscience de l'apport des sciences arabes sur la science moderne grâce à  l'intervention du chercheur et mathématicien Ahmed Djebbar. La projection de deux documentaires donnera lieu également à  des débats autour du « music-hall » d'Algérie et des portraits croisés de quatre musiciens algériens. Enfin un diner-spectacle sera l'occasion de rassembler en musique des communautés partageant le même attachement à  la culture méditerranéenne.

Ce texte et cette image sont empruntés au site de "Alpes Solidaires"

Le programme, en résumé

  • Lundi 17 mai à  19h, vernissage de l'exposition de calligraphie Salah Al-Moussawy
  • Mercredi 19 mai à  20h, projectiondu film Portraits croisés, quatre visages de l'Algérie
  • Vendredi 21 mai à  20h30, soirée de poésies méditerranéennes
  • Mardi 25 mai à  18h30, conférence La phase arabe des sciences
  • Jeudi 27 mai à  20h, projection du film Alger Oran Paris
  • Samedi 29 mai à  19h30, diner spectacle

Le programme, en détail

Tél. : 04 76 46 97 76 - Fax : 04 76 46 97 77 Email : association-asali@hotmail.fr
Permanence du Lundi au Vendredi : 9h à  12h et de 14h à  17h


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.