Henri Atlan : Sciences du vivant et éthique juive : La philosophie dans l’éprouvette

Henri Atlan

Médecin, chercheur en biologie cellulaire, théoricien de l’auto-organisation, spécialiste d’imagerie médicale… Henri Atlan est professeur émérite de biophysique à l’Université de Paris VI et directeur du Centre de recherche en biologie humaine à l’Hopital Hadassah de Jérusalem ; il est également directeur d’études en philosophie de la biologie à l’EHESS à Paris.

A l'initiative du cercle de réflexion sur la pensée juive
en partenariat avec la Ville de Grenoble, l'Association pour un Judaïsme pluraliste, le B'naï B'rith de Grenoble, le Cercle Bernard Lazare - Grenoble

lundi 16 janvier 2012 à 20 heures à l'amphithéâtre de la Maison du Tourisme
Libre participation aux frais

  Quel penseur nous aide-t-il à réfléchir sur les systèmes complexes, comme les virus ou les réseaux de neurones, et sur leur auto-organisation ?

  Lequel nous interroge-t-il sur la place de l’éthique dans la société en puisant dans les textes de la tradition juive et dans la pensée des grands philosophes occidentaux ?

  Lequel dénonce-t-il le recours de plus en plus systématique à la désinformation et la propagande dans différents domaines du politique, de la science et des médias sans tomber dans le dogmatisme et l’idéologie ?

  Sans aucun doute, Henri Atlan. Son oeuvre est à l'image de son parcours, aussi impressionnante en complexité qu'en cohérence.

  Médecin, chercheur, théoricien de l'auto-organisation du vivant, Henri Atlan est non seulement un lecteur averti du Talmud mais aussi un membre du Comité consultatif national d'éthique pendant dix-sept ans. Connu pour ses positions sur le clonage, l'utérus artificiel ou le principe de précaution, Henri Atlan ne cesse d'étonner et de faire dialoguer, sans les confondre, des disciplines qui d'habitude s'ignorent.

  Professeur émérite de biophysique, directeur du centre de recherche en biologie humaine de l'hôpital universitaire Hadassah à Jérusalem, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, il est l’un de ceux qui possèdent un double regard : celui de la science et celui des humanités.

Bibliographie de Henri Atlan

  • 1972 : L'Organisation biologique et la Théorie de l'information (Hermann)
  • 1979 : Entre le cristal et la fumée (Seuil)
  • 1986 : A tort et à raison. Intercritique de la science et du mythe (Seuil)
  • 1991 : Tout, non, peut-être. Education et vérité (Seuil)
  • 1994 : Questions de vie. Entre le savoir et l'opinion, avec la collaboration de Catherine Bousquet (Seuil)
  • 1999 : Le clonage humain, avec Marc Augé, Mireille Delmas-Marty, Roger-Pol Droit et Nadine Fresco (Seuil)
  • 1999 : Les Etincelles de hasard. Tome 1 : Connaissance spermatique (Seuil).
  • 1999 : La Fin du "tout générique" ? Vers de nouveaux paradigmes en biologie (INRA Ed)
  • 2002 : La science est-elle inhumaine ? Essai sur la libre nécessité
  • 2003 : Les Etincelles de hasard. Tome 2 : Athéisme de l'écriture (Seuil)
  • 2005 : L'Utérus artificiel (Seuil)
  • 2007 : Les Frontières de l'humain, avec Frans B. M. De Waal (Poche)
  • 2007 : Des embryons et des hommes, avec Mylène Botbol-Baum (PUF)
  • 2010 : De la fraude : le monde de l'onaa (Seuil)
  • 2010 : La philosophie dans l'éprouvette : Conversation avec Pascal Globot (Bayard Jeunesse)
  • 2011 : Le Vivant post-génomique. Ou Qu'est-ce que l'auto-organisation ? (Odile Jacob)


Brèves

Denis Peschanski

Alors, on ne va pas tourner autour du pot.
Agression contre des non grévistes (ainsi une femme face à une trentaine de grévistes à la RATP), interruption d'un spectacle aux Bouffes du Nord, toujours par vingt ou trente personnes, pour la seule raison que le président de la République était dans la salle, incendie de la brasserie La Rotonde parce qu'il avait accueilli le candidat Macron et ses amis au soir du premier tour en 2017, irruption de quelques dizaines de militants guidés par un dirigeant Sud dans les locaux de la CFDT : j'en ai assez de lire des bien pensants, propres sur eux, commentateurs si cultivés qui inversent les responsabilités et se retournent vers le pouvoir pour le viser, comme ils l'avaient fait quand les GJ détruisaient tous les radars (combien de morts par ce geste indigne et irresponsable ?) ou quand ils riaient bien de leurs propos et leurs pancartes antisémites et homophobes ; j'en ai assez de ces militants ou commentateurs qui insultent, la haine à la bouche, l'injure en guise de parole publique sur des réseaux sociaux devenus les poubelles de la démocratie.

Alors ne tournons pas autour du pot : ceux qui agissent comme ils le font sont les nouveaux fascistes. Ceux qui les soutiennent les cautionnent. Ceux qui les relaient à la tête des partis politiques détruisent les fondements mêmes de la démocratie.