Concert du pianiste de jazz israélien Yaron Herman

Dans le cadre de "Une journée au Musée",
en lien avec l'exposition consacrée à Sigmar Polke

Dimanche 17 novembre 2013 à midi

Ce concert est organisé par Musée en Musique, en partenariat avec le Cercle Bernard Lazare - Grenoble
Les membres du Cbl-Grenoble bénéficient du tarif adhérents (Billetterie du Musée)

La Billetterie est ouverte :

  • Au Musée, à Musée en Musique, 04 76 87 77 31, les lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30, et sur place le jour du concert.
  • A la Boutique Harmonia Mundi, 11 Grand rue, le lundi de 14h à 19h, et du mardi au samedi de 10h à 19h.
  • A la FNAC, du lundi au samedi de 10h à 19h30..

Le site officiel de l'artiste est Yaron-Herman.com

Yaron Herman

Yaron Herman est un pianiste de jazz israélien né le 12 juillet 1981 à Tel-Aviv et résidant aujourd'hui à Paris.


Les informations qui suivent sont empruntées à Wikipedia.

Yaron commence à étudier le piano à l'âge de seize ans avec le musicien de jazz Opher Brayer, qui utilise une méthodologie basée sur la philosophie, les mathématiques et la psychologie. Deux ans plus tard, Yaron reçoit le prestigieux prix de "talent Junior" de la Rimon School of Jazz and Contemporary Music de Ramat Ha-Sharon.
Il commence à se produire en Israël au Tel-Aviv Museum, au Tel-Aviv Cinematek, au Camelot, au Givataim Theatre, au Beit Lesin Theatre ainsi qu'à l'Einav Center.
A l'âge de 19 ans, il déménage à Boston aux États-Unis, bien décidé à suivre les cours de la très renommée Berklee College of Music mais délaisse rapidement cette option pour commencer une carrière en France, à Paris.
À 21 ans, il enregistre son premier album, Takes 2 to Know 1, avec Sylvain Ghio, produit pour le label Sketch Records, suite à sa victoire du fameux Trophée du Sunset-sunside en 2002.

Il se produit entre autres avec Gerald Cleaver, Raphaël Imbert, Chris Tordini, Tommy Crane, Ambrose Akinmusire, Yvonick Prene, Anne Paceo.

Le style musical de Yaron Herman reflète l'influence de pianistes et autres musiciens de jazz tels que Keith Jarrett, Paul Bley, Lennie Tristano ou Brad Mehldau, d'artistes de pop moderne comme Björk ou Sting ainsi que de compositeurs de musique classique comme Alexander Scriabin ou Maurice Ravel. On retrouve d'ailleurs sur son album de 2007, A Time for Everything, des reprises de titres pop de Britney Spears (Toxic), Leonard Cohen (Hallelujah) ou encore The Police (Message in a Bottle).

Discographie

  • Yaron Herman & Sylvain Ghio : Takes 2 to Know 1 (2003, Sketch)
  • Yaron Herman : Variations (2006, Laborie Records)
  • Raphaël Imbert Newtopia Project : Suite Élégiaque (2006, Zig-Zag Territoires)
  • Yaron Herman Trio : A Time for Everything (2007, Laborie Records), avec Matt Brewer (b) et Gerald Cleaver (d)
  • Yaron Herman Trio : Muse (2009, Laborie Records)
  • Yaron Herman Trio : Follow the White Rabbit (2010, Act Records)
  • Yaron Herman : Alter Ego (2012, Act Records)

Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.