Concert de Roula Safar, mezzo soprano, guitare et percussions

Roula Safar

Roula Safar, mezzo soprano,
guitare et percussions


En partenariat avec Musée en Musique

jeudi 23 janvier 2014 à 19h30
à l'auditorium du Musée

logo Cbl

Accompagnée de ses instruments, Roula Safar sillonne les chemins de traverse entre les répertoires, les langues, les styles et les mots des poètes d’ici ou d’ailleurs, d’hier ou d’aujourd’hui. Roula Safar réalise harmonisations et arrangements de chants de différentes cultures et époques : airs d’opéra, mélodies, chants sacrés et chants traditionnels, créant des passerelles...
Mue par un désir d’indépendance et de proximité avec le public, elle s’accompagne à la guitare et aux percussions ou chante a capella, renouant ainsi avec la tradition des troubadours...

Une personnalité charismatique et singulière, à la voix chaleureuse et profonde qui donne à entendre une musique-passerelle entre différentes cultures, différentes époques, dans un souci d’universalité.

Tarifs

Tarif normal : 25 euros
Adhérents et/ou Cbl : 20 euros
Tarif réduit et Clé : 11 euros

Billetterie

Musée en Musique, 04 76 87 77 31, www.musee-en-musique.com
du lundi au vendredi (sauf mardi) 10h00 -12h30, 14h00 -18h30

Harmonia Mundi, 11 Grande Rue, Grenoble

Fnac, www.fnac.com

Guichet, le jour du concert, à l’accueil du Musée, 45 min. avant le début du concert


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.