Concert Pour faire ensemble

Ensembles Alcantara et Michael Greilsammer

faire-ensemble

A l'invitation de

  • l'association AMAL (association culturelle de Coopération Franco-Maghrébine,
  • du Cbl-Grenoble (Cercle Bernard Lazare - Grenoble) et de
  • l'association ATI-CDR (association des Tunisiens de l'Isère - Citoyens des Deux Rives)

Le 11 juin 2014 à 19h30, à l'Espace 600, 97 Galerie de l'Arlequin, Grenoble-Villeneuve

Tarifs

Tarif plein : 12 euros
Tarif préférentiel : 8 euros (demandeurs d’emploi, étudiants -26 ans, Minimums Sociaux)

Billetterie

association AMAL - 04 76 44 71 14 - amal38@gmail.com

L'objectif des organisateurs est double :

  • Promouvoir l'image de la Villeneuve qui est pour nous le quartier grenoblois de référence pour l'exercice de la citoyenneté et le bon vivre ensemble.
  • Favoriser la rencontre entre musulmans et juifs, souvent difficile à cause des "représentations" négatives que les uns ont des autres.

Concert Pour faire ensemble

Avec l'ensemble Alcantara de l'association Amal et Michaël Greilsammer

Ensemble Amal Michael Greilsammer

avec le soutien de l'AJP, ASALI, CCJ, CREARC, Ecole de la Paix, SOS-Racisme

Ville de grenoble Espace600 logo Amal logo ATI-CDR logo Cbl-Grenoble

Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.