Théâtre musical : Halb, l'autre moitié

Salle Juliette Berto, passage du Palais de Justice
Dimanche 29 mars à 11 heures

Dans le cadre du Printemps du livre de la Ville de Grenoble et en partenariat avec le Cercle Bernard Lazare - Grenoble
Spectacle halb, l'autre moitié

siegrid

Présentation de l'auteure

Après des études de théâtre et de cinéma, Siegrid Baffert se consacre à l'écriture de chansons et d'histoires pour enfants. Elle a publié de nombreux albums et romans, dont : Avec des si, on mettrait Chicago dans une canette de coca , (Syros, 2003, Grand prix du roman jeunesse)
En 2009, avec le clarinettiste Aklexix Ciesla, elle invente Halb, l'autre moitié, spectacle puis livre-CD, publié en 2014 aux éditions des Braques. Il y est question d'une clarinette, offerte à Tallinn par a grand-mère Baka, d'une mélodie à moitié perdue, et d'un voyage en quête de l'autre moitié. Coup de Meltem (la joie de lire, 2014), reconte avec justesse une autre histoire de transmission et de secret.

printemps siegrid

Sur une proposition du clarinettiste Alexix Cielsa, l'auteure pour la jeunesse Siegrid Baffert a imaginé le conte Halb, l'autre moitié . Elle y raconte comment Tallinn, sa grand-mère Baka et leur petit chien Frageh se mettent à la recherche de la seconde moitié de la mélodie transmise de génération en génération dans la famille, mais que Baka a oubliée.
Un spectacle aux tonalités festives et nostalgiques, mêlant jazz, musiques traditionnelles d'Europe orientale et Klezmer.

Avec

  • Lisa Favre, conte et chant
  • Anaïs Poingt, vibraphone
  • Quentin Degeorges, clarinette
  • Adrien Philippon, clarinette sib et basse
  • Xavier Nunez Lizama, contrebasse
  • Joakim Cesla, saxophone alto et baryton
  • Romain Montiel, batterie

Partenariat Printemps du Livre et Cercle Bernard Lazare - Grenoble.
Lecture suivie d'un échange avec l'auteure.
Tout public à partir de 6 ans
Entrée libre

cette page a été réalisée à partir des données recuellies sur le dépliant du printemps du livre


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.