Théâtre : une histoire d'amour 48
de Pnina Gary, avec Estelle Grynszpan

Le dimanche 20 mars 2016 à 18h30 à l'espace Rachi, Grenoble

Accueil dès 17h45
Billetterie sur place : Tarif plein : 15 euros
tarif reduit : 10 euros : s'applique aux étudiants, chômeurs, membres du Cbl et familles de 3 personnes ou plus

Estelle Grynszpan

Une belle jeune fille, un beau jeune homme se croisent, se rencontrent, se découvrent ...
L'histoire éternelle du jeu de l'Amour et de Hasard ? Oui...et Non...

Quand l'histoire se passe dans les années 40 en Palestine, avec en toile de fond la création d'Israël, d'autres ingrédients entrent en jeu, que l'auteur nous fait découvrir délicatement, avec tendresse et humour.

"Une histoire d'amour 48" est l'histoire vraie de l'auteur et metteur en scène, Pnina Gary, avec Eli Ben-Zvi, fils du second président de l'état d'Israel.

Histoire d'amour vibrante entre Margalit, jeune fille plein de vie et d'idéaux et Eli, pionnier idéaliste et kibbutznique de la première heure, engagé dans la "Palmach". Tout commence à l'été 1942, lors d'une rencontre fortuite à un arrêt de bus. Leur relation se développe, en dépit des difficultés et des dangers de cette période en Palestine de l'époque.

Cette histoire d'amour, naïvement racontée par l'héroïne, mêle étroitement les problèmes et valeurs d'une époque passée, et capture de manière forte les personnages et l'atmosphère de l'État d'Israël en construction.

Pnina Gary a écrit la pièce, l’a mise en scène et fait jouer en hébreu et en anglais depuis 2008. La pièce connaît un succès retentissant dans ces langues avec la comédienne israélienne Adi Bielski, en Israël et dans le monde anglo-saxon. Plus de 400 représentations en ont déjà été faites.

Traduite en français, elle a été jouée au théâtre Darius Milhaud à Paris par la comédienne Estelle Grynszpan, et reçoit également un succès grandissant sur la scène française.

Pnina Gary

Pnina Gary, née à Nahalal, en Israël, a étudié l’art dramatique à New-York avant de fonder, en 1958, le théâtre "Zavit", un des premiers théâtres « tendance » d’Israël. En 1968, elle rejoint le Théâtre national d’Israël Habima en tant qu’actrice et y créé la scène expérimentale "Habimartef ". De 1981 à 1990, elle est directrice artistique du théâtre "Orna Porat" pour enfants et jeunes. Pnina a également adapté des romans israéliens à la scène, dont deux œuvres d’Amos Oz.

En 2006, elle reçoit le prix "Life Achievement Award" par le Ministère israélien de l’éducation et de la culture et la Fondation ASSITEJ.

Elle décide d’écrire « An Israeli love story » à la demande de son petit-fils, quand elle s’aperçoit après la guerre du Liban, que son histoire ne lui est pas personnelle mais rejoint, à travers une histoire d’amour universelle, une des tragédies de l’Etat hébreu moderne.

Estelle Grynszpan

Estelle Grynszpan est comédienne, professeur de théâtre et formatrice en entreprise. Après avoir suivi de nombreuses formations (cours Vera Gregh, Daniel Berlioux, stages divers sur le théâtre contemporain, sur Shakespeare, sur le Clown…), et obtenu sa licence d’études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle, elle a tourné, entre autres, avec Jean-Luc Godard, obtenu le prix « talents Cannes Adami », joué dans de nombreuses pièces de différents styles (créations, auteurs contemporains et classiques (Molière, Marivaux…).

Parallèlement à son activité de comédienne, elle dispense depuis une douzaine d’année des cours de théâtre. Elle a ainsi enseigné à La Sorbonne Nouvelle Paris 3, ainsi que dans des ateliers pour adultes et adolescents. Elle anime également des formations en entreprises sur le développement personnel, la prise de parole en public, la confiance en soi et la force de conviction.


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.