Elie Barnavi

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Elie Barnavi

Elie BARNAVI

Fonctions actuelles

  • Professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel-Aviv. Titulaire de la Chaire Henri Glasberg d'études européennes
  • Directeur du Centre Curiel d'études européennes.
  • Membre fondateur du Comité scientifique du Musée de l'Europe (Bruxelles, en cours d'édification).
  • Membre du Comité directeur du Forum Union Européenne-Israël.
  • De décembre 2000 à octobre 2002 : ambassadeur d'Israël en France.
  • De juin 1998 à décembre 2000 : directeur du Comité scientifique du Musée de l'Europe (Bruxelles, en cours d'édification).

Autres fonctions dans le passé

  • Directeur du Département d'Histoire de l'Université de Tel-Aviv.
  • Directeur du Centre d'études internationales de l'Université de Tel-Aviv.
  • Directeur d'études à l'Ecole d'Etat-major de l'Armée de Défense d'Israël et à l'Institut de Défense nationale.
  • Professeur invité dans plusieurs universités étrangères (Paris, Montréal, Reims, Louvain).

Etudes supérieures

  • Histoire et sciences politiques à l'Université Hébraïque de Jérusalem, à l'Université de Tel-Aviv et en Sorbonne.
  • Bourses : Université de Tel-Aviv, gouvernement français, The Canada-Israel Foundation for Academic Exchange,
    la Maison des Sciences de l'Homme (Paris).

Sociétés savantes

  • Société de l'Histoire de France
  • Société israélienne d'Etudes médiévales et modernes.
  • Membre des comités de rédaction de plusieurs revues savantes, en Israël et en Europe.

Distinctions : officier des Palmes académiques.

Publications :

  • ouvrages sur le XVIe siècle français, les guerres de religion, l'humanisme tardif en Europe ;
  • ouvrages sur l'histoire contemporaine de l'Etat d'Israël et du peuple juif ;
  • études dans des revues professionnelles en Europe et aux Etats-Unis ;
  • articles d'analyse politique dans la grande presse, en Israël et à l'étranger (France, Belgique, Espagne, Italie).

Quelques publications récentes (hors grande presse)

  • Les frontières de l'Europe (éd.), éditions de Boeck, Bruxelles, 2000.
  • Les Juifs et le XXe siècle. Dictionnaire critique (avec Saül Friedlander), Calmann-Lévy, 2000.
  • Le XVIe siècle, in Journal de la France et des Français, Gallimard, Paris, 2001
  • Lettre ouverte aux Juifs de France, Stock, Paris, 2002
  • La France et Israël, une affaire passionnelle, Perrin, Paris, 2002.
  • « Où en est Israël ? », Le Débat, Gallimard, n° 128, janvier-février 2004, pp. 4-25

Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.