Théâtre : Sacré, sucré, salé

SACRÉ, SUCRÉ, SALÉ
Spectacle conçu et joué par STÉPHANIE SCHWARTZBROD

Samedi 25 mars 2017 à 20:30
et Dimanche 26 mars 2017 à 17:00
suivi d’un échange animé par Coexister

Nouveau Théâtre Sainte Marie d'en Bas
38 rue Très-Cloîtres à Grenoble

Tarifs : 12 euros; tarif réduit : 8 euros

Réservations

  • Par internet : Weezevent : supplément 0.99 euro par billet
  • Par téléphone : 04 76 42 86 11
  • Sur place : 38 rue Très Cloîtres, Grenoble

Autres sources d'information

  • Facebook : https://www.facebook.com/events/370764023306944/
  • Sur le site du théâtre : www.ntsmb.fr
Sacré sucré salé

Flyer réalisé par Stéphanie Schwartzbrod

Aujourd'hui, c'est fête !

Tour à tour juive, musulmane ou catholique, la comédienne sur scène coupe, touille, pétrit et cuisine en direct, tout en racontant Esther et Mahomet, la Mer Rouge et l’Eucharistie, Roch Hachana et le Ramadan...

Parce que chaque plat renvoie à une histoire, chaque ingrédient à un symbole, parce que manger donne à penser, parce que les repas sont faits pour être partagés, et parce qu’il y a trop de points communs entre les trois monothéismes pour les opposer.

Une heure de jubilation culinaire et spirituelle clôturée par la dégustation de la chorba...

À table, spectateurs !

Elle sale, poivre, écrase un citron, coupe un céleri, combine les lettres d’un verbe, révèle toutes les dimensions qu’il contient, tire de chaque geste une sagesse. Elle virevolte joyeusement, approfondi sérieusement le sens, tous les sens.

Comme le parfum de la soupe qui se répand dans la salle, le goût d’apprendre qu’elle communique donne envie d’étudier davantage. Avant d’aller étancher notre soif de connaissance, nous nous régalons de cette délicieuse chorba qui nous titille depuis le début. – Anna Graham -

Spectacle accueilli en partenariat avec

  • le centre spirituel Saint-Hugues de Biviers
  • l'association Coexister
  • l'association Amal
  • le centre culturel juif
  • le diocèse Grenoble Vienne
  • le cercle Bernard Lazare - Grenoble

Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.