Rencontre avec Delphine Horvilleur et Rachid Benzine
animée par Jean-Louis Schlegel

Autour de leur livre

Des mille et une façons d’être Juif ou Musulman (seuil, 2017)

Jeudi 25 janvier à 20h30
Auditorium du Musée de Grenoble

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

Elle est juive, il est musulman.
Elle, c’est Delphine Horvilleur, 43 ans, femme rabbin de la mouvance juive libérale.
Lui, c’est Rachid Benzine, 46 ans, islamologue et enseignant, défenseur d’un islam tolérant.

Représentants de deux communautés qui le plus souvent s’affrontent, ils partagent le même combat : faire entendre qu’il existe « mille et une façons d’être juif ou musulman », postulat devenu le titre d’un livre d’entretiens avec Jean-Louis Schlegel.

Ils dialoguent autour de leurs religions respectives, analysées sous des aspects divers comme leur rapport à l’histoire, à la loi, aux rites et aux coutumes, à la laïcité, à la filiation ou encore à leur relation avec Dieu.

Bibliographie

Delphine Horvilleur

  • En tenue d’Eve : féminin, pudeur et judaïsme (Grasset, 2013)
  • Comment les rabbins font les enfants ; Sexe, transmission et identité dans le Judaïsme (Grasset, 2015)

Rachid Benzine

  • Le Coran expliqué aux jeunes (Le Seuil, 2013)
  • La République, l’Église et l’Islam : une révolution française (Bayard, 2016)
  • Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? (Le Seuil, 2016)
  • Finalement, il y a quoi dans le Coran ? (La Boite à Pandore, 2017
Delphine Horvilleur et Rachid Benzine

Les Bibliothèques de Grenoble en partenariat avec :
AMAL, le Cercle Bernard Lazare-Grenoble, Alter’Egaux, le Centre Culturel Juif, ASALI, l’Association pour un Judaïsme Pluraliste et la librairie le Square.

Bibliothèques Amal Cercle Barnard Lazare - Grenoble Alter'Egaux Centre Culturel Juif Asali Association pour un Judaïsme pluraliste Le Square Ville de Grenoble

Brèves

Denis Peschanski

Facebook, 9 novembre, 12 h

Le président s'est abimé.

Il est étonnant qu'un président qui a accompagné Ricoeur dans son ouvrage sur l'histoire et la mémoire ait pu ainsi se tromper sur la bonne attitude à tenir. Je m'y attarde car ce qu'il a fait il y a deux jours était déjà dans le programme initial des commémorations et des hommages annoncé à la mi-octobre avant qu'une première intervention ait permis d'en faire un quasi non événement puisqu'il n'existait plus. Puis il a remis le couvert. Avec des conséquences qui, pourtant, se sont fait sentir immédiatement et qui ont été exactement celles qui étaient annoncées.

Reprenons quelques arguments :

Mais l'essentiel est ailleurs. On en trouve trace dans la référence qui est faite par De Gaulle lui-même en 1966 à Pétain, lors d'une cérémonie à Douaumont, et en 1968 aux 8 maréchaux, dont Pétain lui-même. Déjà De Gaulle est De Gaulle et, justement, il a construit sa légitimité contre celle affirmée de Pétain en 1940. En outre il faut écouter ces discours qui ne se résument pas à cela. Mais surtout il y a un point de politique publique et un autre de politique mémorielle à retenir :

Pour avoir oublié curieusement la singularité des mécanismes mémoriels et pour avoir cédé à des hiérarques militaires qu'il avait souhaité, dans un premier temps, remettre à leur place, le président a fauté.