Le philosophe Emmanuel Lévinas entre Athènes et Jérusalem

Conférence de Dominique Bourel au CCJ/ECJ, dimanche 4 novembre 2018 à 17h45

Dominique Bourel

Dominique Bourel est chercheur au CNRS. Il a été directeur du Centre de recherches français de Jérusalem de 1996 à 2004


Emmanuel Lévinas

Figure majeure de la scène philosophique française au XXe siècle, nourri aux sourcesdu judaïsme et de la phénoménologie, Emmanuel Lévinas, né à Kaunas en Lituanie, a joué un rôle essentiel dans le renouveau de la pensée occidentale et juive après la Seconde Guerre mondiale.


Le conférencier, Dominique Bourel, traite des diverses manières dont le philosophe a placé au centre de ses préoccupations le face-à-face historique et philosophique entre Athènes et Jérusalem.

synagogue de Kaunas

Le projet de l’établissement d’un centre Emmanuel Lévinas annoncé en février dernier dans l’ancienne légation de France à Kaunas – ville jumelée avec Grenoble – sera présent dans tous les esprits.


A l'initiative du Cercle Bernard Lazare - Grenoble
en partenariat avec l'Association pour un Judaïsme Pluraliste et l'Espace des Cultures Juives

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Brèves

Denis Peschanski

Facebook, 9 novembre, 12 h

Le président s'est abimé.

Il est étonnant qu'un président qui a accompagné Ricoeur dans son ouvrage sur l'histoire et la mémoire ait pu ainsi se tromper sur la bonne attitude à tenir. Je m'y attarde car ce qu'il a fait il y a deux jours était déjà dans le programme initial des commémorations et des hommages annoncé à la mi-octobre avant qu'une première intervention ait permis d'en faire un quasi non événement puisqu'il n'existait plus. Puis il a remis le couvert. Avec des conséquences qui, pourtant, se sont fait sentir immédiatement et qui ont été exactement celles qui étaient annoncées.

Reprenons quelques arguments :

Mais l'essentiel est ailleurs. On en trouve trace dans la référence qui est faite par De Gaulle lui-même en 1966 à Pétain, lors d'une cérémonie à Douaumont, et en 1968 aux 8 maréchaux, dont Pétain lui-même. Déjà De Gaulle est De Gaulle et, justement, il a construit sa légitimité contre celle affirmée de Pétain en 1940. En outre il faut écouter ces discours qui ne se résument pas à cela. Mais surtout il y a un point de politique publique et un autre de politique mémorielle à retenir :

Pour avoir oublié curieusement la singularité des mécanismes mémoriels et pour avoir cédé à des hiérarques militaires qu'il avait souhaité, dans un premier temps, remettre à leur place, le président a fauté.