Danse et Partage,
Accueil de la troupe de danse Jérusalem plurielle au plateau Mistral

Les 12 et 13 mars 2018

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Le cercle Bernard Lazare - Grenoble accueillera la troupe de danse Jérusalem plurielle, pour un spectacle et une rencontre avec des jeunes danseurs dans le quartier de Mistral. Jérusalem plurielle est en lien avec l’association israélienne Beith Ham de Henri Cohen-Solal, qui entretient depuis longtemps une relation privilégiée avec notre département. Beith Ham, association qui a essaimé dans divers pays, dont la France, a mis en œuvre un dispositif d’accueil de jeunes en difficulté inédit, qui constitue une réponse originale, innovante et institutionnelle à l’exclusion sociale. À Jérusalem, elle accueille, sans distinction d’origine ni de religion, des adolescents qui y trouvent un lieu de soutien psychologique mais aussi de rencontre et d’échange. Depuis 2003, de nombreux jeunes, danseurs, musiciens ou sportifs sont venus à Grenoble dans le cadre de Beith Ham et de Jérusalem plurielle avec le soutien du Conseil départemental.

La troupe accueillie cette année est formée d’une douzaine de jeunes citoyennes israéliennes de nationalité arabe de 14 à 18 ans, dans le cadre d’une tournée à Aubervilliers, Sarcelles, Paris et Grenoble. Ces jeunes filles sont originaires du village d’Abu Gosh, proche de Jérusalem, à l’intérieur des frontières d’Israël internationalement reconnues.

Le spectacle donné par de jeunes arabes israéliennes dans un quartier considéré comme sensible, contribuera à la déconstruction des préjugés. Il aidera à la compréhension par des jeunes, souvent mal informés, qu’il est possible d’être arabe en Israël, leur permettant de réaliser que le monde est plus complexe que les représentations sommaires qu’ils s’en font souvent.

Trois rendez-vous

  • Soirée d'accueil lundi 12 mars à 18h30 à Amal, musique, danse et buffet
  • Réception à la Maison de l'International, mardi 13 mars à 11h30
  • Accueil au Plateau Mistral, mardi 13 mars à partir de 18h, danse et buffet

Mistral a déjà accueilli en 2015 une équipe de jeunes footballers originaires d'Abu Gosh. Une amitié qui se consolide.

article DL

Les partenaires de ce projet sont

  • Le Cercle Bernard Lazare - Grenoble
  • Le Plateau Mistral
  • Amal
  • L'Association des Tunisiens de l'Isère, Citoyens des deux Rives
  • La Ville de Grenoble
  • Le Conseil Départemantal de l'Isère
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Brèves

Les Israéliens veulent ouvrir un nouveau chapitre de leur vie publique

Par Denis Charbit, Le Figaro, 18/09/2019.

Le verdict des urnes, en Israël, est un désaveu relatif infligé aux méthodes du premier ministre. Il exprime aussi la volonté des Arabes israéliens de participer désormais au processus de décision de l’État hébreu... explique Denis Charbit, maître de conférences en sociologie et science politique à l’université ouverte d’Israël.

... Cette révolution est la traduction politique d’un mouvement de fond qui secoue la nouvelle génération des Arabes d’Israël.

Un ultime enseignement - et non le moindre - de ce scrutin provient du secteur arabe. La première leçon à tirer est que l’unité est payante: la liste arabe unifiée, composée de communistes, d’islamistes et de nationalistes, devrait être la troisième formation politique représentée à la Knesset.

Si un gouvernement d’union Likoud-Bleu et Blanc est finalement constitué, elle sera à la tête de l’opposition, avec tous les droits associés à ce statut. Mais la révolution, de ce côté-là de l’échiquier politique, ne se réduit pas au score ou au statut acquis à la Knesset.

La révolution copernicienne qui s’opère réside dans la détermination proclamée par ses leaders de tester une alliance potentielle avec les partis du centre et de la gauche. Les partis arabes israéliens veulent peser sur les décisions, être des acteurs politiques à part entière et ne plus être voués à incarner une «fonction tribunitienne» chargée de clamer haut et fort leur dissidence politique. Pour y parvenir, ils ne sont pas devenus sionistes et ils ne s’accommodent pas plus de l’occupation de la Cisjordanie. Seulement, ils n’estiment plus devoir opposer une fin de non-recevoir à toute coopération politique.

Cette révolution est la traduction politique d’un mouvement de fond qui secoue la nouvelle génération des Arabes d’Israël. Ils veulent s’intégrer, ils veulent réussir et ils y parviennent par la méritocratie. Ils compensent leur condition de minorité ethnique par leur excellence et leur compétence.

Ils ne veulent plus être une enclave au sein d’un État juif, mais participer de plain-pied aux mutations de la société israélienne. Or, Benyamin Nétanyahou, en personne, n’a eu de cesse, durant toute la campagne, de faire de la population arabe d’Israël un bouc émissaire. Cette demande explicite d’intégrer l’arène politique fait d’une pierre deux coups: cesser cette délégitimation constante de 20 % de la population israélienne et permttre aux partis du centre et de la droite de promouvoir ouvertement une alliance électorale qui fera pendant à l’alliance du Likoud avec les partis religieux orthodoxes ...