Théâtre
I : Le cortège des ombres
II : Invasions

Au Petit Théâtre, 8 rue Pierre Duclot, Grenoble (en face des Halles Sainte Claire)

  • Le cortège des ombres,
    samedi 14 avril 2018 à 20 heures 30
  • Invasions,
    dimanche 15 avril 2018 à 17 heures
___________________

Le cortège des ombres

Cortège des ombres

Union soviétique en 1948
Leningrad

– Un homme, une femme
– Un musicien, une poétesse
– Chostakovitch, Akhmatova

Ils sont persécutés.
Ils résistent.
Ils sont fatigués.
Ils ont du courage.
Ils ont peur.
Ils parlent de leur quotidien,
de leur travail,
de leurs passions,
de l’absurde,
de l’horreur.

Texte : Thierry Vincent
Mise en scène : Philippe Boyau
Costumes : atelier costumes du théâtre de Grenoble et B. Suchod

avec
A.A.Akhmatova : Marie Cuffolo
D.D.Chostakovitch : Jean Morales

enapartetheatre.blogspot.fr

Prix des places : 12 euros ;
10 euros (adhérents CREARC)
Réservations : 06 27 50 81 19 ou bernadette.suchod@wanadoo.fr


___________________

Invasions

Invasions

Une femme dont le pays est en train de basculer à nouveau dans la guerre, se souvient de sa rencontre avec un homme, vingt ans auparavant.
A cette époque, le pays venait juste de conquérir son indépendance en se libérant du joug d’un voisin dominateur.

L’homme en question, universitaire, écrivain, figure célèbre du monde démocratique, était reçu comme un ambassadeur de l’espoir et du renouveau.
Leur rencontre était à l’image d’un avenir plein de promesses.

Mais les promesses ne seront pas tenues, ni pour le pays, ni pour la jeune femme ; c’est ce qu’annonçait d’ailleurs, de façon prémonitoire, la manière dont s’était déroulée cette rencontre…

« Invasions » est une pièce politique sur l’arrogance, la trahison et les espoirs violentés.
Une pièce dont le thème résonne étrangement avec l’actualité récente.

avec
Bénédicte Marchand
Texte : Thierry Vincent
Mise en scène : Philippe Boyau
Costumes et accessoires : Bernadette Suchod

enapartetheatre.blogspot.fr

Prix des places : 12 euros
10 euros (adhérents CREARC)
Réservations : 06 27 50 81 19 ou bernadette.suchod@wanadoo.fr


Brèves

Divorce : les rabbins de Grenoble frappent un grand coup

By Marc
Juin 21, 2018

Divorce : les rabbins de Grenoble frappent un grand coup

Dans le judaïsme, le divorce religieux intervient après le divorce civil. Il faut que l’ex-mari remette en personne à son ex-épouse le guett et que celle-ci l’accepte, devant deux témoins.

Cela a fait l’effet d’un petit séisme dans la communauté juive iséroise… Et l’onde de choc, via internet, s’est propagée loin… Très loin… Il y a deux semaines, un communiqué a été affiché dans les synagogues grenobloises et a été posté sur les réseaux sociaux. Ce jour-là, le rabbinat de Grenoble – soutenu par le Grand rabbin de France – a annoncé que des sanctions religieuses avaient été prises à l’encontre d’un fidèle qui persistait dans la rétention du guett (acte de divorce religieux) à l’intention de son ex-conjointe. Et ceci, malgré leurs efforts de médiation.

Conséquences terribles pour les femmes

Avec cette publication, dans laquelle l’homme a été cité nominativement, les rabbins grenoblois ont signifié à la communauté que celui-ci n’avait plus la permission d’être compté dans les Minyam pour les récitations des prières et que l’accès à la Torah lui était refusé. Une mesure cash et totalement inédite en France, même si elle s’inspire des pratiques de “shaming” ayant court en Israël ou aux États-Unis pour dénoncer les chantages au guett.

Du côté du grand rabbinat de France, on nous a expliqué cette problématique – qui avait été déjà mise au jour par l’écrivaine Éliette Abécassis dans son roman “Et te voici permise à tout homme” – : « Quand un couple divorce dans le judaïsme, les ex-époux peuvent se remarier religieusement. Mais il faut que l’ex-mari remette en personne à son ex-épouse le guett et que celle-ci l’accepte, devant deux témoins. Sauf que, parfois, alors même que le divorce civil a été acté, l’un des ex-conjoints refuse. Et quand il s’agit de l’homme, les conséquences sont terribles pour la femme. » Celle-ci ne peut en effet pas se remarier religieusement, et reste une “aguna” (femme liée). Si elle a des relations sexuelles avec un autre homme, elle est considérée comme adultère. Et si des enfants naissent de cette nouvelle relation, ils seront des enfants “illégitimes” qui n’auront pas le droit de se marier religieusement.

Un membre de la communauté juive grenobloise nous dit : « Les divorces conflictuels sont courants, on connaît tous des couples qui se sont déchirés devant les tribunaux pour l’argent ou la garde des enfants. Dans la communauté juive, le guett peut être utilisé comme moyen de pression. C’est une brèche. Cela arrive parfois quand le jugement civil de divorce n’a pas plu à l’une des parties et que celle-ci veut relancer des “négociations”. Parfois, c’est juste une histoire de vengeance. Face à cela, quand les tentatives de médiation échouent, les rabbins finissent par se taire. Mais à Grenoble, ils ont décidé de frapper un grand coup pour l’exemple. Ils ont renoncé à la discrétion qui prévaut d’ordinaire. Car la discrétion peut devenir de l’indifférence. »

Par Eve MOULINIER | Publié le 21/06/2018 à 15:41 |Mis à jour il y a environ 1 heures | Vu 3208 fois
ledauphine.com