Concert Mémoire et Cinéma

Isabelle Durin, violon et Michaël Ertzscheid, piano

Chapelle Marie d'en Haut, Musée dauphinois
Lundi 14 mai 2018 à 19 h 45

Prix des places : 15 euros; tarif réduit : 12 euros

Billeterie et réservations

  • de préférence par mail au Cercle
  • sinon par téléphone au 06 80 70 88 25
  • et enfin, sur place, avant le concert
album Mémoire et cinéma

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La musique et le film, une histoire d’amour que nous voudrions faire partager à un public de plus en plus intéressé par des styles et des formats de concert originaux et différents.
Yentl, Fiddler on the Roof (Un violon sur le toit), La Rafle (Dien Bien Phù), la Vie est Belle, autant de films qui font écho au triptyque de la Liste de Schindler de John Williams que nous avions enregistré lors d’un précédent disque (CD «Romantisme Hébraïque » Jade-music/Universal) et qui rendait hommage à des oeuvres s’inspirant de l’héritage culturel yiddish.

Ici, dans cet album « Mémoire et Cinéma » , les compositeurs comme John Williams, Michel Legrand, Nicola Piovani, (et nous rajouterons les excellents titres de Ennio Morricone et John Corigliano) ont voulu recréer à leur manière, avec leur style propre, un univers musical qui demeure intact grâce à notre mémoire : mémoire des sons, des mélodies, des inflexions à la fois douces et passionnées du violon, autant de réminiscences qui laissent entrevoir que images et sons sont intimement liés.

Isabelle Durin

Isabelle Durin entre au CNR de Versailles dans la classe d’Alexandre Brussilovsky, et obtient sa médaille d’or de violon en 1996. Elle travaille pendant un an avec Antoine Goulard, et intègre en 1997 le CNSM de Lyon dans la classe de Jean Estournet et Kazimierz Olechovski tout en continuant parallèlement des études de philosophie à la Sorbonne qui la mèneront jusqu’au DEA.

En 1999, elle participe à la tournée européenne du Gustav Mahler Jugend Orchester, sous la direction de Franz Welser-Möst, et obtient en 2001 le diplôme (DNESM) du CNSM de Lyon. La même année, Isabelle Durin est sélectionnée pour la master class de Shmuel Ashkenazi, dans le cadre du Schleswig Holstein Muzik Festival de Lübeck, puis se perfectionne auprès de violonistes tels que Jean-Pierre Sabouret, Boris Garlitsky, Igor Volochin, Patrice Fontanarosa ou encore Roland Daugareil, tout en continuant son apprentissage de la musique de chambre auprès d’Alain Meunier, et Michel Strauss, en formation supérieure de musique de chambre au CNSM de Paris.

Elle est membre depuis 2003 de l‘Orchestre National d‘Île-de-France, dirigé par Yoel Levi et actuellement par Enrique Mazzolla. En décembre de la même année, elle reçoit au Sénat la médaille de bronze de la Société d’Encouragement au Progrès.

Isabelle Durin donne diverses prestations de musique de chambre, plus particulièrement en duo violon/piano, en France et à l’étranger. Ainsi est elle invitée à se produire au Vietnam, en 2004 et 2006, notamment à l’Opéra et à l’Espace-Centre Culturel de Hanoï. Depuis 2002, elle est directrice artistique du festival musical de la maison de la Légion d’Honneur, au château de Pouy-sur-Vannes (Aube) devenu le festival « les Harmonies Estivales » de Villeneuve l’Archevêque.

Son premier disque « Romantisme Hébraïque » avec Michael Ertzscheid au piano, est sorti chez Jade (Universal).

A cette occasion, Isabelle Durin s’est produite à Paris au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, à la Fnac des Halles pour un show case, au Mémorial de la Shoah, à la Synagogue ULIF de Copernic, au Cercle Bernard Lazare de Grenoble, aux Centres Communautaires de Vincennes, Créteil, Nogent sur Marne, Genève, Strasbourg, Reims, à Zagreb, au Musée Juif Galicia de Cracovie, au Musée Juif de Prague, aux centres culturels de Cluj, Timisoara et Iasi (Roumanie), aux Etats-Unis (Miami, West Palm Beach, Puerto Rico), et en Colombie (Bogota, Medellin, et Cali) tournée organisée par la Délégation Générale des Alliances Françaises aux Etats-Unis, à la Synagogue Portugaise d’Amsterdam, et récemment en Angleterre, à Londres, Cambridge ( Fitzwilliam Museum) et Oxford (Queen’s College…)

Michael Ertzscheid

Né en 1979 à Toulouse, Michaël Ertzscheid commence la musique en famille, découvre le solfège avec son père, saxophoniste et accordéoniste, et suit des cours privés de piano à partir de 8 ans. Entre 15 et 22 ans, il fait ses classes instrumentales dans différents C.R.R. (Toulouse, Boulogne-Billancourt, Paris), récolte des premiers prix mais surtout continue à apprendre avec rigueur et bonheur, le piano et la musique de chambre auprès de P. Blacher, M-P Siruguet, H. Guéry, D. Bellik, et H. Cartier Bresson.

Soucieux de se forger également une solide formation théorique, il étudie l’analyse avec E. Duran et A. Louvier. Il intègre le Conservatoire Supérieur National de Musique et de Danse de Paris en 2000, fait ses classes d’érudition et y obtient ses prix d’harmonie (classe de J-C Raynaud), de contrepoint (classe de J-P Holstein), de fugue(classe de T. Escaich).

Très intéressé par l’accompagnement et le déchiffrage depuis toujours, il obtient en 2005 son D.F.S.d’Accompagnement mention Très Bien dans la classe de Jean Koerner au CNSMDP, et travaille sous la direction de Pierre Boulez, Kasuchi Ono, Christophe Eschenbach, et John Axelrod dans le cadre de productions avec le CNSM ou avec le Théâtre du Châtelet.

Il achèvera ses études instrumentales au CNSM en obtenant ses premiers prix en improvisation (J‐F Zygel, T. Escaich)et en musique de chambre avec Pierre‐Laurent Aimard. Il se produit dans des salles prestigieuses (Théâtre du Châtelet, Royal Opera House, Salle Pleyel, théâtre Mogador, Cité de la Musique, Unesco, Salle Cortot, Studio Le Regard du Cygne…) et dans des lieux pittoresques (églises de Savoie et des Hautes‐Pyrénées, bateaux parisiens, Synagogue Espagnole de Prague, Cinéma Le Balzac…), en France et à l’étranger (Festival Spoleto ‐ USA, Londres, Cracovie, Vienne…)

Invité régulier de plusieurs festivals, il multiplie ses expériences en tant que chambriste, soliste et improvisateur. Il a la chance de jouer fréquemment au sein de l’ensemble BB, ainsi qu’avec d’autres musiciens de talent, comme Noémi, Julian et Florestan Boutin, Julien Dieudegard, Youn Eun Koo, Sophie Chauvenet, Jérôme Laran, Isabelle Durin, Frédéric Aurier, Julien Bénétau, Clément Térilzian, les percussionnistes Sylvain Lemêtre et Claudio Betinelli, et bien d’autres...Parallèlement à sa formation classique, sa route musicale croise celle de personnalités originales comme Bartabas, Damon Albarn, Keren Ann, Lambert Wilson, la danseuse Toshiko Oiwa…

Il enregistre un disque Romantisme Hébraïque avec Isabelle Durin (violon), un autre consacré au Réveil des oiseaux d’Olivier Messiaen, enregistré en live lors d’un « Concert‐Lecture » avec Alain Louvier et l’orchestre du CNSMDP, ainsi qu’un disque de musique contemporaine et de musique française avec Jérôme Laran (saxophone) au Japon en avril 2010. Enfin, la pédagogie reste l’une de ses préoccupations majeures. Il a suivi la formation du CNSM, auprès de pédagogues comme Marie‐Françoise Bucquet ou Hervé Billaut, et il obtient le Certificat d’Aptitude à l’ enseignement du piano. Il a enseigné le déchiffrage et l’accompagnement, et est actuellement professeur de Piano au CRR de Boulogne‐Billancourt, professeur d’Analyse au CRR de Paris.

Il donne régulièrement des master‐class et des conférences en France et à l’étranger (en 2008‐2009 : Piano et improvisation à Grenade, Synesthésie et musique à Paris, Symbolique des tonalités pour le Haydn Project à Eisenstadt, Lady MacBeth de Verdi à l’Opéra Bastille, Perception et réception dans les Quatuors à cordes de Britten à l’Université de Tours, Travail de révision sur l’édition de l’opéra Saint François D’Assise d’Olivier Messiaen chez Leduc). Il remplace régulièrement la classe d’accompagnement de J.F. Neuburger au CNSMDP et son nouveau disque Hikari, avec le saxophoniste Jérôme Laran vient de sortir.

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Brèves

Concert "Mémoire et Cinéma"

le 14 mai 2018, Chapelle Sainte Marie d'en Haut, Musée Dauphinois

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La Tribune de Nahum Barnea, éditorialiste à © Yedioth A’haronoth [DR], jeudi 5 avril 2018, traduit par Danièle Kriegel

La question des demandeurs d’asile n’aurait pas dû séparer gauche et droite. Après tout, les 35 000 Africains qui se sont infiltrés en Israël n’ont pas réclamé un droit de propriété sur notre terre sainte. Ils ne menacent ni la majorité juive, ni l’ordre social, ni la paix de nos enfants, filles et garçons, ni le gouvernement de droite. Tout ce qu’ils demandent, c’est de s’éloigner de régimes assassins et de vivre, ici, d’un travail exténuant, payé le minimum.

La barrière électronique située le long de la frontière israélo-égyptienne, dont la construction a commencé sous le gouvernement Olmert et s’est achevée sous le précédent mandat de Nétanyahou, a totalement stoppé le flot des arrivées depuis le Sinaï. Aujourd’hui, ils représentent moins de 0,5% de la population du pays. Israël sait et a su faire face à des défis bien plus difficiles et complexes. [….]

Non ! Le problème, ce ne sont pas ces 35 000 Africains. Ceux-là ne sont que les outils au service d’une révolution en cours dans la société israélienne : celle des valeurs fondamentales du pays. « Lorsqu’on coupe des arbres, disait le maître de l’Union Soviétique Joseph Staline, cela projette des éclats de bois. » Les Africains sont ces éclats de bois. Les valeurs sur lesquelles l’État d’Israël a été fondé sont les arbres sur le point d’être coupés.

Il faut dire la vérité. L’actuel gouvernement israélien n’est pas très différent de la série de gouvernements de droite en Europe centrale, en Europe orientale et de l’administration Trump aux États-Unis. Leur dénominateur commun, c’est la xénophobie. On hait l’étranger en raison de sa religion et de sa couleur de peau. En Europe et en Amérique, cette évolution s’accompagne d’échos antisémites. Non pas parce que les Juifs sont un problème, mais par habitude.

La haine de l’étranger est un élément commode pour tout pouvoir. Elle renforce l’identité commune, le sentiment de supériorité de la majorité blanche, et fait oublier les complications liées aux affaires de corruption. À cette haine là, s’ajoute celle dirigée contre l’ordre actuel : l’establishment judiciaire, médiatique et les valeurs libérales. L’étranger n’est pas le seul ennemi, mais aussi la gauche. Quiconque critique le pouvoir est un étranger, un gauchiste, un ennemi.

Ôtez la dimension antisémite, et vous avez la nouvelle droite israélienne ; celle de Naphtali Bennett, d’Ayeleth Shaked et de Benyamin Nétanyahou dans son 4e mandat.[…] Naphtali Bennett, le ministre de l’Éducation, qui œuvre pour annexer 4 millions de Palestiniens, ne peut pas accepter 16 000 travailleurs étrangers africains. Ayeleth Shaked, la ministre de la Justice, ne peut accepter les valeurs représentées par la Cour Suprême. Elle se doit de la détruire. La loi de contournement de cette cour que la Knesseth, le parlement, s’apprête à voter cette semaine est une première étape sur la route empruntée par la ministre en vue de détruire la Haute Cour.

Moshé Kahlon, non plus, ne peut pas vivre avec 16 000 Africains. Il lit les posts sur les réseaux sociaux, et il prend peur. À tel point qu’il trahit le seul principe qui fonde sa prétention à être le dirigeant d’un parti du centre: la défense de la Haute Cour. Cette trahison est le prix qu’il est prêt à payer afin de survivre. Ce tarif est fixé par le gouvernement pour faire partie de la coalition au pouvoir.

Il est facile de haïr les Arabes : entre eux et nous, la comptabilité sanglante est longue. Eux et nous, nous nous battons pour la même terre. La question des demandeurs d’asile, c’est le test de vérité ultime, le polygraphe de nos valeurs. Ben-Gourion aspirait à créer ici une société en forme d’exemple pour les Nations. C’était autrefois.