Concert : Silenced Voices
Musiques (trios à cordes) écrites dans le camp de Terezin

Informations pratiques

  • Date : Le mercredi 18 décembre 2019 à 19h30
  • Lieu : à l'auditorium du Musée de Grenoble, place Lavalette
  • Prix de places
    - Tarif normal : 15 €
    - Tarif réduit : 10 €
    pour les membres du Cbl Grenoble, ceux de la Chorale Diasporim Zinger, les demandeurs d'emploi, les étudiants.
  • Billetterie :
    - téléphone : 04 76 87 71 21
    - email : courrier@cbl-grenoble.org
    - internet : sur le site du Cercle : https://www.cbl-grenoble.org
    - sur place le soir du concert

Regarder/Ecouter l'aperçu

Les compositeurs

Dick Kattenburg,
(1919, Amsterdam - 1944, Auschwitz)
Dick Kattenburg

Dick Kattenburg

Hans Kràsa,
(1899, Prague - 1944, Auschwitz)
Hans Krasa
Hans Kràsa


Gideon Klein,
(1919, Prerov, Czechia - 1945, Fürstengrube, Subcamp)
Gideon Klein

Gideon Klein

Sandor Kuti,
(1908, Budapest - 1945 ?)
Sandor Kuti
Sandor Kuti


Géza Frid,
(1904, Maramarossziget, Hungary - 1989, Beverwijk, Netherlands)
Geza Frid

Géza_Frid

Les interprètes

Les interprètes de cette musique se sont organisés en un trio dénommé
The Black Oak Ensemble

The blak Oak Ensemble (en anglais)
Ensemble Black Oak

Il est constitué de

  • - La violoniste Desirée Ruhstrat. Desirée Ruhstrat a fait ses débuts professionnels à l'âge de 12 ans avec Lukas Foss et l'orchestre symphonique de Milwaukee. Elle a depuis lors développé sa carrière de soliste à travers le monde, au cours de laquelle elle a reçu de nombreux prix.
  •  
  • - Le violoncelliste David Cunliffe. David Cunliffe a été formé au violoncelle en Angleterre. Il pratique la musique de chambre, et est actuellement attaché à l'Institut de Musique de Chicago depuis 1997. Il a reçu plusieurs prix, dont, en 2008, le premier prix de la competition internationale des Master Players à Venise.
  •  
  • - L'altiste Aurélien Fort Pederzoli. Aurélien est né à Nancy. Issu du CNP, il a ensuite intégré l'Ecole Supérieure de Berne, puis étudié à Chicago. De 2009 à 2014, il a été l'un des membre fondateurs du "Spektral Quartet, en résidence à l'université de Chicago.

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Brèves

J'accuse

Le Canard enchaîné, n° 5166 du 13 novembre 2019

Rubrique "Le Cinéma"

(L'Affaire dans la plaie)

Roulement de tambour : le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus est dégradé dans la cour de l'Ecole militaire, devant un parterre d'officiers et une foule antisémite haineuse qui s'accroche aux grilles. Promu à la tête du contre-espionnage à la suite de ce jugement, le lieutenat-colonel Picquart a des doutes et reprend l'enquête. quitte à se heurter au commandant Henry, son adjoint, et à une brochette de généraux plus cyniques les uns que les autres.

C'est tambour battant que Roman Polanski relate l'affaire Dreyfus, dans ce film resserré et exemplaire qui avance à marche forcée. Il décrit minutieusement la mécanique huilée par la raison d'Etat, qui broie les individus. Et peint ce monde d'hommes en noir - généraux et juges - prêts à sacrifier la vérité et la justice au non du sacro-saint honneur de l'armée. Par un juste retour des choses, et un beau renversement historique, le fil a été projeté ce 4 novembre, en avant première dans l'enceinte de l'Ecole militaire devant un parterre de hauts gradés.

Adoptant non pas le point de vue du capitaine déshonnoré mais celui du lieutenant colonel qui a contribué à lui rendre son honneur, Polanski réalise un film brillant qui met une version de cette affiare si complexe à la portée de tous ou presque. L'interprétation est impeccable. Notamment Jean Dujardin, fougueux et rigoureux en Picquart, Louis Garrrel noué et rigide en Dreyfus, et Grégory Gadebois, extraordinaire de veulerie dans le rôle de Henry.

Finalement couronné par le grand prix à Venise, le film a été difficile à monter et pas simple à promouvoir. Pas question ici de balayer les accusations de viol contre son auteur, lancées à la veille de sa sortie. Elles visent l'homme, mais il serait dommage qu'elle atteignent l'oeuvre . D'autant qu'un film, celui-ci comme un autre, est, rappelons-le, un travaiol collectif.

David Fontaine