Appels à manifestations

  1. Manifestation unitaire sous l'égide du Conseil représentatif des institutions juives de France

    Dimanche 7 avril à 17 heures, place Bellecour à Lyon

    Contre le terrorisme et l'antisémitisme, avec Israël, pour la paix et sa sécurité

    Un départ en car est prévu pour les grenoblois. Le point de ralliement se situe au CCJ à partir de 13 heures. Départ à 15 heures.

    Inscription par internet http://www.crif-grenoble.org, http://www.rkhfm.com/manif_form


  2. Manifestation à l'initiative de SOS Racisme

    Lundi 8 avril 2002 à 17 heures, place Félix Poulat à Grenoble

    Face au drame de la guerre au Moyen Orient, les extrémistes de tous bords somment les Français de choisir leur camp

    SOS Racisme, refusant les logiques communautaristes, la haine, l'antisémitisme, vous appelle à choisir le camp de la paix et à l'exprimer le :

    Lundi 8 avril à partir de 17 heures, Place Félix Poulat

    Les citoyens de toutes origines, de toutes confessions, qui refusent la guerre, qui veulent un cessez-le-feu immédiat et une reprise du dialogue entre les peuples palestinien et israélien doivent se mobiliser.

    SOS Racisme appelle tous les partisans de la paix à venir avec une bougie ou une fleur pour exprimer

    • leur volonté de paix au Moyen Orient
    • leur refus de toutes les formes de racisme en France

    Pour tout renseignement contacter le 04 76 42 06 17 ou le 06 75 03 02 92


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.