Dixième festival de culture juive du CBL - Grenoble, octobre-novembre 2004

Musicien juif persan

Avec le soutien de la Ville de Grenoble et du Conseil général de l'Isère


En coopération avec :

  • L'Hexagone, Scène nationale de Meylan
  • La Ville de Grenoble
  • Le CREARC et le Petit Théâtre
  • l'Oreille en Fête - Musée en Musique



Les autres, Michu & les Rouquins, de Jean-Claude Grumberg

Lundi 18 octobre 2004 à 20h30, au Petit Théâtre

  • Présentation de l'oeuvre de Jean-Claude Grumberg par Jean Caune, professeur à l'UFR de Communication de l'Université Stendhal
  • Lecture de "Michu", par Shirley Marek, Jean Caune et Charles Tordjmann
  • Représentation de "Les Rouquins" par Shirley Marek et Charles Tordjmann

"Michu" et "Les Rouquins" sont deux petites pièces de J. C. Grumberg extraites du recueil "Les Autres", Editions Actes sud-papiers, 1988.

Le Petit Théâtre, 4 rue Pierre Duclot, Grenoble, Tram B arrêt Sainte Claire Les Halles

Renseignements : CBL : 04 76 87 71 21.
Billetterie : sur place

Prix des places :

  • Tarif normal : 10 euros
  • Tarif réduit : 8 euros


Jean-Claude Grumberg, dans Mon Père, inventaire, de Jean-Claude Grumberg

Mercredi 20 octobre 2004 à 20h30
à l'Hexagone, Scène nationale de Meylan

Jean-Claude Grumberg


" Aujourd'hui, le fils enfile lui-même le costume d'Arlequin de ses souvenirs disparates, un texte émouvant où l'humour fait des pieds de nez à la tragédie"
[Scènes, 28 janvier 2004]


Cercle Bernard Lazare - Grenoble : Dixième festival de culture juive
Hexagone de Meylan, Scène nationale.

Mon père... Ainsi aurai-je mis près de soixante ans avant que « mon père » vienne sous ma plume. « Mon père », une fois tracé noir sur blanc, provoque en moi un bizarre étonnement. Aujourd'hui pour cause de centenaire et en guise d'inventaire je vais tenter de récapituler par écrit tout ce que je sais ou crois savoir de mon père. Je n'ai aucun souvenir physique direct de mon père. Je ne sais comment était son regard, ni sa taille, ni sa corpulence, ni quel son avait sa voix.
Jean-Claude Grumberg [...]

Revenons un instant sur la mention « décédé à Drancy », qui bien qu'admirablement calligraphiée par la plume sergent-major d'un employé de Mairie officier d'Etat civil dûment mandaté par la République Française, est un faux.

Prix des places :

  • plein tarif : 12,5 euros
  • tarif réduit : 11 euros
  • tarif adhérents : 9,5 euros
  • tarif jeunes : 6,5 euros

Renseignements : CBL
Billetterie & Réservations : Hexagone : 04 76 90 00 45



Récital Léa Sarfati, soprano, Ariane Saguet, piano

Dimanche 24 octobre 2004 à 18h
à l'Auditorium du Musée

dans des airs de :


Léa Sarfati

medaiilon Lea Après une formation musicale au CNR de Grenoble, Léa Sarfati a suivi le troisième Cycle du Conservatoire Supérieur de Paris - CNR. Elle a remporté de nombreux prix lors de concours nationaux et inter- nationaux. Elle a tenu le rôle de Louise dans La Vie parisienne d'Offenbach, mise en scène par Jérôme Savary à l'Opéra Comique. Elle a été Violetta dans La Traviata de Verdi à Paris, Leïla dans Les Pêcheurs de Perles de Bizet, Mimi dans La Bohème de Puccini au théâtre de Tarascon (production Opéra d'Avignon) et Fuschia dans Gormenghast de Irmin Schmitd au Grand Théâtre du Luxembourg… Elle s'est produite en récitals lors de festivals en France et à l'étranger. Sa diversité et sa curiosité lui permettent de jongler entre différentes époques et langues du répertoire lyrique. Elle est lau- réate de la Fondation CIMA en Italie qui lui offre de nombreux concerts dans le pays du Bel Canto et se perfectionne auprès du baryton Jorge Chaminé et de la Soprano Lyrique Mirella Freni.

Ariane Saguet

medaiilon Ariane Née en 1979, Ariane SAGUET commence le piano à l'âge de 7 ans. Elle étudie la musique au CNR de Grenoble dans la classe de Christian BERNARD, où elle obtient sa médaille d'or de piano. Elle est admise à l'Ecole Normale de Musique de Paris et y obtient son Diplôme d'Exécution. Elle suit la classe d'accompagnement du CNR de Grenoble, puis celle du CNR de Boulogne-Billancourt où elle obtient un premier prix. Elle étudie l’harmonisation et l’écriture avec Isabelle Duha. En 2004 elle intègre la classe d’accompagnement vocal d'Anne Grappotte, ainsi que les classes d’écriture, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Elle étudie actuellement l'harmonie avec Jean-François Zygel. Elle s'est produite dans de nombreux concerts, comme soliste, en récital et avec orchestre, ou comme accompagnatrice.

Programme

  • Maurice Ravel : deux mélodies hébraïques
    • Kaddisch
    • L’énigme éternelle
  • Manuel Rosenthal : cinq chansons juives
    • Chanson du gardien de la vigne
    • Pastorale
    • Chanson d’amour
    • Conseils à un fils
    • Bacchanale
  • Eliane Aberdam
    • Un anneau couleur de lune
  • Jacques Offenbach
    • Air d’Euridice dans «Orphée aux enfers», couplet des regrets
    • Air de Cupidon dans «Orphée aux enfers», couplet des baisers
    • Air de Catherine dans «Pomme d’Api», J’en prendrai un, deux, trois...

Entr’acte

  • Gustav Mahler
    • «Wer hat dies Miedlein erdacht ?»
    • «Verlorne Muh»
    • «Scheiden und Meiden»
  • Kurt Weill
    • Le grand Lustucru
    • Le train du ciel
    • Je ne t’aime pas
    • Youkali
  • Leonard Bernstein
    • Air de Cunegonde, extrait de Candide «Glitter and be gay»

Renseignements : CBL

Billetterie :

  • CBL
  • FNAC, 4 rue Félix Poulat, Grenoble : 04 76 85 85 85

Prix des places :

  • plein tarif : 15 euros
  • tarif adhérents Cbl : 12 euros
  • tarif jeunes : 10 euros


Musique de chambre avec le quatuor à cordes Ariel d'Israël

Dimanche 21 novembre 2004 à 17h30
à l'auditorium du Musée

en coopération avec L'Oreille en Fête - Musée en Musique

dans un programme

  • Mozart, quatuor en si bémol majeur, K 458
  • Chostakovitch, Quatuor n° 8 en ut mineur op 110
  • Mark Kopytman, Cantus n°2

Renseignements : CBL

Billetterie : Musée en musique :

par correspondance, 5 place de Lavalette, 38000 Grenoble
par téléphone : 04 76 87 77 31


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Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.