Proche-Orient : Quel rôle jouent les sociétés civiles ?

Conférence - Discussion : vendredi 30 avril 2004 à 12h30
Domaine universitaire (IEP - Sciences Po. Grenoble - Tram "Universités")

avec

Ahmad Bsiesy (Professeur franco-palestinien, Grenoble)
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
Association des Palestiniens en France (APF)
Denis Charbit (Professeur franco-israélien, Tel Aviv)
Proche de la Paix Maintenant - Shalom Arshav

organisé par

  • Le CBL - Grenoble
  • Les Etudiants pour la Paix Maintenant (Shalom Arshav / AsSalam Al'an)

Présentation

Alors que beaucoup déplorent que les modérés israéliens comme palestiniens ne se fassent pas entendre davantage, force est d'admettre qu'en France, où l'on n'est pourtant pas au coeur de la tragédie, les extrémistes ne sont pas en reste. (Ch. Prieur - La Paix Maintenant)

Dans quelle mesure les sociétés civiles, ici et là-bas, universitaires notamment, peuvent-elles apporter leur pierre à la construction de la Paix et à la promotion des solutions politiques qui, sans discrimination, ne menacent personne dans son droit à l'existence  ? Y a-t-il un risque de se poser en donneurs de leçons ou pis de jeter de l'huile sur le feu, ou à l'inverse y a-t-il des discours à tenir et des projets à soutenir pour aider ceux qui là-bas font le pari de la Paix et de la reconnaissance mutuelle vraie ? Comment peut-on les aider alors qu'à juste titre les deux populations se sentent terriblement menacées ?


Brèves

Denis Peschanski

Facebook, 9 novembre, 12 h

Le président s'est abimé.

Il est étonnant qu'un président qui a accompagné Ricoeur dans son ouvrage sur l'histoire et la mémoire ait pu ainsi se tromper sur la bonne attitude à tenir. Je m'y attarde car ce qu'il a fait il y a deux jours était déjà dans le programme initial des commémorations et des hommages annoncé à la mi-octobre avant qu'une première intervention ait permis d'en faire un quasi non événement puisqu'il n'existait plus. Puis il a remis le couvert. Avec des conséquences qui, pourtant, se sont fait sentir immédiatement et qui ont été exactement celles qui étaient annoncées.

Reprenons quelques arguments :

Mais l'essentiel est ailleurs. On en trouve trace dans la référence qui est faite par De Gaulle lui-même en 1966 à Pétain, lors d'une cérémonie à Douaumont, et en 1968 aux 8 maréchaux, dont Pétain lui-même. Déjà De Gaulle est De Gaulle et, justement, il a construit sa légitimité contre celle affirmée de Pétain en 1940. En outre il faut écouter ces discours qui ne se résument pas à cela. Mais surtout il y a un point de politique publique et un autre de politique mémorielle à retenir :

Pour avoir oublié curieusement la singularité des mécanismes mémoriels et pour avoir cédé à des hiérarques militaires qu'il avait souhaité, dans un premier temps, remettre à leur place, le président a fauté.