Spectacle Bandelé, soirée Cabaret

Chants, musique et danses de l'immigration éthiopienne en Israël

Organisé par le CBL et le CCJ

Bandele kids

Soutiens :
- Ecole de la Paix,
- Créarc,
- SOS-Racisme



Jazz éthiopien, musique et chant folkloriques

Centre culturel juif de Grenoble, le lundi 28 juin 2004

avec

  • Abaté : saxophone et chant
  • Guido Thielens : piano

Danses d'Ethiopie

par de jeunes adolescentes, nouvelles immigrantes d'Ethiopie, appartenant au club Beit Ham du centre d'intégration de Mevasseret Tsion

Le spectacle "Bandelé" a été conçu pour permettre des rencontres culturelles et sociales avec cette part du judaïsme africain qui s'est perpétuée, selon la tradition, depuis 3 000 ans dans les engendrements du roi Salomon et de la reine de Saba. Aujourd'hui de retour en Israël, la communauté juive originaire d'Ethiopie constitue, avec le Maghreb, l'Egypte et la Libye, une des communautés les plus vivantes de la présence des cultures africaines en Israël. Mieux la connaître, c'est non seulement découvrir ses richesses mais aussi apprendre à mieux vivre ensemble au Moyen Orient.


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.