Troupe de danse Jérusalem plurielle

Invitation par le Cercle Bernard Lazare - Grenoble,
en partenariat avec le CCJ
et l'association de prévention Beit Ham de Jérusalem

  1. Spectacle au CCJ le vendredi ler juillet à 18h30 précises

    Prix des places 5 euros
    A l'issue de la représentation, repas shabbatique à Zehout Abot
  2. Diner rencontre entre jeunes à Amal le samedi 2 juillet à 21 heures

L'association de prévention Beit Ham travaille à Jérusalem à la réinsertion de jeunes en difficultés, qu'ils soient Israéliens ou Palestiniens, juifs, musulmans...

Depuis quelques années le Cercle Bernard Lazare - Grenoble reçoit des groupes de ces jeunes de Jérusalem qui ont ainsi l'opportunité de rencontrer des jeunes grenoblois.

Ces rencontres permettent en effet à ces jeunes de s'accepter mutuellement, en remplaçant les fantasmes de la représentation idéologique ou sectaire par la réalité du vécu.

Il y a deux ans, les jeunes danseurs de Jérusalem avaient rencontré d'autres jeunes danseurs du CODASE. La rencontre a été enthousiasmante pour les deux groupes qui ont vivement souhaité se revoir.

Nous pensons qu'il est temps, deux ans après, de susciter une rencontre similaire, après celle qui a rassemblé les jeunes du football club de Mistral et ceux de l'équipe « Les Monts de Jérusalem » le 15 juin 2005


Brèves

Notre-Dame de Paris, vaisseau amiral des humanités

Par Catherine Kintzler, Mezetullele, 16 avril 2019

L’un des premiers articles de ce site (Mezetullele) fut consacré au glas qui résonna à la cathédrale de Paris, après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo en janvier 2015. Je n’oublierai jamais que le sombre et puissant bourdon sonna, oui, pour des « mécréants », signant ainsi, une nouvelle fois, l’inscription de Notre-Dame de Paris dans l’histoire nationale et universelle : ce monument au sens plein du terme appartient à tous. Il appartient à tous dorénavant de le célébrer et d’en prendre la relève.

Je n’oublie pas non plus que, quand j’entre dans une église de mon pays pour y voir quelque merveille, pour y goûter l’invitation à la sérénité, pour y vibrer à l’harmonie que de grands musiciens ont su faire entendre aussi bien à l’autel qu’au théâtre, personne ne me surveille pour voir si je me signe, personne ne me demande une quelconque génuflexion. Et cela est juste, car les œuvres, dans leur superbe auto-suffisance, n’ont pas besoin d’un directeur de conscience qui mette leur contemplation sous condition. Pour que chacun les admire, les inscrive aux humanités, les œuvres réclament quelques lumières, un peu d’attention et d’instruction. Alors, je m’incline librement et mentalement devant des siècles de pensée, de savoir, de savoir-faire offerts par ce trésor, cette « âme résumée » de civilisation dans un grandiose tracé de pierre, de bois et de verre rythmé par le nombre d’or.

Maintes fois, empruntant une ligne de métro qui, depuis un viaduc sur la Seine à l’Est de Paris, offre une vue sur l’élégante pointe orientale de l’île de la Cité, avec l’abside et le chevet de la cathédrale apparaissant alors comme un vaisseau, j’en ai voulu à mes compagnons éphémères de trajet de regarder ailleurs ou, pire, de rester les yeux rivés sur l’écran d’un candy crush. Je me retenais de leur crier : ouvrez les yeux, relevez la tête et tournez-la de ce côté !

Peut-être quelques-uns ce matin, en jetant un œil effaré sur le tableau encore fumant, auront-ils regret de n’avoir pas conservé en eux, pour redonner à Paris la gracieuse poupe de son vaisseau, le souvenir vivant de ce qu’ils avaient tous les jours sous les yeux. Et que ce vaisseau amiral des humanités, entamé par les flammes et battu par les flots, avec tout ce qu’il embarque et représente, ne sombre pas : c’est leur affaire, c’est notre affaire.