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Brèves

Denis Peschanski

Facebook, 9 novembre, 12 h

Le président s'est abimé.

Il est étonnant qu'un président qui a accompagné Ricoeur dans son ouvrage sur l'histoire et la mémoire ait pu ainsi se tromper sur la bonne attitude à tenir. Je m'y attarde car ce qu'il a fait il y a deux jours était déjà dans le programme initial des commémorations et des hommages annoncé à la mi-octobre avant qu'une première intervention ait permis d'en faire un quasi non événement puisqu'il n'existait plus. Puis il a remis le couvert. Avec des conséquences qui, pourtant, se sont fait sentir immédiatement et qui ont été exactement celles qui étaient annoncées.

Reprenons quelques arguments :

Mais l'essentiel est ailleurs. On en trouve trace dans la référence qui est faite par De Gaulle lui-même en 1966 à Pétain, lors d'une cérémonie à Douaumont, et en 1968 aux 8 maréchaux, dont Pétain lui-même. Déjà De Gaulle est De Gaulle et, justement, il a construit sa légitimité contre celle affirmée de Pétain en 1940. En outre il faut écouter ces discours qui ne se résument pas à cela. Mais surtout il y a un point de politique publique et un autre de politique mémorielle à retenir :

Pour avoir oublié curieusement la singularité des mécanismes mémoriels et pour avoir cédé à des hiérarques militaires qu'il avait souhaité, dans un premier temps, remettre à leur place, le président a fauté.