[{"data":1,"prerenderedAt":20},["ShallowReactive",2],{"event-jism55fb9aycvrh6shn70ahx":3},{"id":4,"title":5,"slug":6,"description":7,"content":8,"date":9,"endDate":10,"category":11,"location":-1,"image":14,"ticketUrl":10,"price":10,"createdAt":19,"updatedAt":19},"jism55fb9aycvrh6shn70ahx","Journées de la culture yiddish","journees-de-la-culture-yiddish","Février 1981, Maison de la Culture, Grenoble","\u003Ca id=\"top\">\u003C/a> \n \u003Ch1 class=\"h1title\">Journées de la culture yiddish\u003C/h1> \n \u003Cp>\u003Cb>  Février 1981, Maison de la Culture, Grenoble\u003C/b>\u003C/p> \n \u003Cfigure class=\"imageCentre\">\n  \u003Cimg src=\"/3/1/0/imagesante99/yiddwelt.jpg\" alt=\"Affiche le monde yiddish\" style=\"width:100%\">\n  \u003Cfigcaption>Cette affiche a été réalisée par Jo Anger-Weller\u003C/figcaption>\n \u003C/figure>\n \u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n \u003Ca id=\"brochure\">\u003C/a>\n \u003Cdiv class=\"navigblue\">\n   \u003Ca href=\"#brochure\">\u003Cb>Brochure de présentation\u003C/b>\u003C/a>\u003Cbr>\n   \u003Ca href=\"#progyid\">\u003Cb>Programme \u003C/b>\u003C/a>\n \u003C/div> \u003C!-- navig -->\n \u003Cbr class=\"clearall\">\n \u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n \u003Ch2 class=\"h2title\">Brochure de présentation\u003C/h2>\n \u003Ca id=\"sommaire\">\u003C/a>\n \u003Ch2 class=\"h2title\">\u003Ci>Sommaire \u003C/i>\u003C/h2>\n\u003Ctable class=\"yidnavig\">\n  \u003Ctbody>\u003Ctr> \n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd1\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#a\">Grenoble et le Yiddish\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd2\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#b\">Qu'est-ce que le yiddish\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n  \u003C/tr>\n  \u003Ctr> \n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd3\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#c\">Chronologie\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd4\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#d\">Juifs de l'Est et politique\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n  \u003C/tr>\n  \u003Ctr> \n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd1\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#e\">La littérature yiddish\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd2\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#f\">La poésie yiddish\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n  \u003C/tr>\n  \u003Ctr> \n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd3\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#g\">Films &amp; musique\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd4\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#h\">La cuisine yiddish\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n  \u003C/tr>\n  \u003Ctr> \n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd1\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#i\">Humour\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd2\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#j\">Bibliographie\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n  \u003C/tr>\n  \u003Ctr> \n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd3\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#k\">Franz Kafka\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n    \u003Ctd class=\"yidnavigtd4\">\u003Cb>\u003Ca href=\"#l\">Lexique\u003C/a>\u003C/b>\u003C/td>\n  \u003C/tr>\n\u003C/tbody>\u003C/table>\n  \n\u003Cp>Cette brochure a été réalisée par \u003Cbr>\n  Edith Aberdam, Jacqueline Frank-Poznanski, Maurice Jondeau, Juliette Lichtenstein, \n  Irène Saya et Simone Vailhé avec l'aide technique de Madame Khayat.\n\u003C/p>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n\u003Ca id=\"a\">\u003C/a>\n\u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">1. Grenoble et la culture yiddish\u003C/h2>\n\u003Cp>Les premières communautés juives en Dauphiné sont d'origine \n  très ancienne. Avant la deuxième Guerre Mondiale, fuyant les pogromes, \n  la misère, les \u003Ci>\u003Cb>numerus clausus\u003C/b>\u003C/i>, des Juifs de l'Est, parlant yiddish, \n  arrivent à Grenoble. La\u003Cb> \u003Ci>communauté\u003C/i>\u003C/b> est fondée en 1928 par un gantier. \n  Des organisations cultuelles, culturelles, éducatives, se créent. \u003Cbr>\n  Le \u003Ci>\u003Cb>Mémorial du jubilé\u003C/b>\u003C/i>, publié en 1928, a raconté \n  l'histoire de la présence juive dans notre région, marquée par des périodes \n  d'intégration et de persécution. Pendant la guerre, nombreux furent les Juifs \n  qui vinrent à Grenoble en zône libre. Mais la haine \"raciale\" n'a pas épargné \n  Grenoble. Ce fut l'oeuvre de la Milice, du P.P.F. et, à partir de septembre 1943, \n  les assassinats perpétrés par la Gestapo. \u003Cbr>\n  Des mouvements de résistance, de solidarité pour la sauvegarde des enfants se \n  créent avec, souvent, l'aide de la population non-juive. \u003C/p>\n\u003Cp>Après la décolonisation, l'accueil des réfugiés du bassin méditerranéen \n  mobilise les énergies. La culture ashkénaze* et la culture sépharade* se rencontrent. \n  C'est celle des premiers immigrants, la culture yiddish, que nous tenterons \n  de faire connaâ®tre au cours de ces journées. Le yiddish est une langue, une \n  civilisation, une culture. A l'heure où les individus et les communautés cherchent \n  à retrouver leurs racines, il nous a paru urgent et légitime de donner au yiddish, \n  si longtemps méconnu, la possibilité d'exprimer la diversité de ses voix.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>* \u003Ca href=\"#l\">Voir lexique\u003C/a>\u003C/b>.\u003C/p>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n\u003Ca id=\"b\">\u003C/a>\n\u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n \n\u003Ch2 class=\"h2title\">2. Qu'est-ce que le yiddish&nbsp;?\u003C/h2>\n\u003Cp>Le yiddish est une des langues créées par les Juifs en Diaspora. \n  Le plurilinguisme, une des caractéristiques essentielles du groupe, comprend \n  plusieurs paliers \u003C/p>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>L'hébreu (et l'araméen) reste une langue sacrée, liturgique, \n    savante-langue de l'unité dans la diversité juive. \u003C/li>\n  \u003Cli>La langue du pays d'accueil répond aux besoins de contact \n    du groupe aussi bien sur les plans matériel que culturel.\u003C/li>\n  \u003Cli>L'élaboration de langues juives, langues de fusion (judéo-espanol, \n    judéo-arabe, judéo-persan, judéo-provençal, yiddish) permet d'adapter les \n    idiomes locaux aux exigences de la vie juive. \u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Parmi toutes ces langues, le yiddish tient une place particulière : \u003C/p>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>par sa longévité (elle remonte au IXe siècle), \u003C/li>\n  \u003Cli>par sa diffusion (Europe orientale et centrale, Amérique \n    à partir du XIXe siècle), \u003C/li>\n  \u003Cli>par son statut, enfin, de langue à la fois orale et littéraire, \n    populaire et savante. \u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>La mobilité géographique du peuple juif explique les composantes \n  et l'évolution de cette langue qui, dès sa naissance, adopte l'alphabet hébraïque. \n  \u003C/p>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>I-Le yiddish primitif (1000-1250), né dans la vallée \n    du Rhin, entre Metz et Cologne,-sur les bords du Rhin et de la Moselle, \n    est un alliage du moyen-haut allemand, d'hébreu, de vieux-français, de vieil \n    italien (Loez). \u003C/li>\n  \u003Cli>II-Le vieux yiddish (1250-1500) se distingue de plus \n    en plus des différents dialectes allemands dont il est issu, à la suite des \n    migrations provoquées par les croisades et de l'établissement de ghettos volontaires \n    ou contraints (Conciles de 1179 et 1215). \u003C/li>\n  \u003Cli>III-Dès le XIIIe siècle, mais surtout à partir du XVe, \n    avec le déplacement de la vie juive vers la Pologne, l'influence des langues \n    slaves aboutit à une transformation radicale du yiddish \n    (yiddish moyen, 1500-1750).\u003C/li>\n  \u003Cli> IV-A partir de 1750 commence la période de consolidation \n    et de développement du yiddish moderne qui, à partir de quatre composantes \n    essentielles (hébreu-araméen, allemand, roman, slave) aboutit à une fusion \n    originale sur le plan lexical, morphologique, syntaxique et sémantique.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Pendant sa période de plus grande expansion, le yiddish \n  s'étend des Balkans à la Mer Baltique, du Dniepr aux Carpathes. \n  A partir du XIXe siècle, des colonies yiddishophones essaiment en Europe \n  occidentale, en Palestine, aux Etats-Unis, en Australie...\u003C/p>\n\u003Cp>Dès sa naissance, le yiddish eut une double vocation \n  : répondre aux besoins internes du groupe tout en l'ouvrant au monde \n  extérieur. Il fut donc l'instrument essentiel de la sécularisation \n  du monde juif, mais d'une sécularisation qui préservait sa spécificité \n  et ses traditions.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>Données statistiques\u003C/b>. \u003C/p>\n\u003Cdl> \n  \u003Cdt>La population juive totale dans le monde est d'environ 15 \n    millions. (en 1981)\u003C/dt>\n  \u003Cdt>Estimation des yiddishophones dans le monde \u003Cb>avant\u003C/b> \n    le génocide \u003C/dt>\n  \u003Cdd>(source : publication du Yivo et autres).\u003Cbr>\n    \u003Cb>\u003Ci>Langue vernaculaire\u003C/i>\u003C/b> : 8 à10 millions\u003C/dd>\n  \u003Cdt>Estimation des yiddishophones dans le monde \u003Cb>en 1981\u003C/b> \n    (1)\u003C/dt>\n  \u003Cdd>(source : publication du Yivo).\u003Cbr>\n    \u003Ci>\u003Cb>Langue vernaculaire\u003C/b>\u003C/i> (usage constant) : 1 million\u003Cbr>\n    \u003Ci>\u003Cb>Langue maternelle\u003C/b>\u003C/i> (compréhension et/ou locution) : 4 \n    millions\u003C/dd>\n  \u003Cdt>Estimation des yiddishophones en France aujourd'hui\u003C/dt>\n  \u003Cdd>\u003Cb>\u003Ci>Langue vernaculaire\u003C/i>\u003C/b> : 60 à 80.000\u003Cbr>\n    \u003Ci>\u003Cb>Langue maternelle\u003C/b>\u003C/i> : 150.000\u003C/dd>\n  \u003Cdt>La Presse Yiddish\u003C/dt>\n  \u003Cdd>Entre 1686 et 1936, on a recensé plus de 3.000 titres \n    de journaux et de périodiques en langue yiddish. Aujourd'hui : 111 \n    périodiques dans le monde (U.S.A. : 40, Afrique : 20, Israël : \n    14, Europe : 17, Canada, Australie, U.R.S.S., France : 7).\u003C/dd>\n\u003C/dl>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n\u003Ca id=\"c\">\u003C/a>\n\u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n \n\u003Ch2 class=\"h2title\">3. Chronologie\u003C/h2> établie à partir de l'ouvrage de Dubnov : \u003Cb>\u003Ci>Précis d'histoire juive\u003C/i>\u003C/b>\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n \u003Ctable class=\"histoire\">\n  \u003Ccaption> \u003Cb>Histoire\u003C/b> \u003C/caption>\n  \u003Cthead> \n\t\u003Ctr>\n      \u003Cth>Période\u003C/th>\n\t  \u003Cth>Commentaire\u003C/th>\n\t\u003C/tr>\n  \u003C/thead>\n  \u003Ctbody>\n    \u003Ctr>\n     \u003Ctd class=\"histoiretd1\"> \n\t  \u003Cp>600-Premières communautés organisées en Europe.\u003C/p> \n      \u003Cp>8ème et 9ème siècle après J.C.-Age d'Or espagnol.\u003C/p>\n      \u003Cp>1096-1147-1ère et 2ème Croisades : destructions, massacres, \n        expulsions des communautés.\u003C/p>\n      \u003Cp>1182-Philippe Auguste bannit les Juifs.\u003C/p>\n      \u003Cp>1189-3ème Croisade : massacre de Juifs anglais.\u003C/p>\n      \u003Cp>1215-4ème Concile de Latran : bulle concernant les vêtements \n        juifs -Rouelle (cercle jaune).\u003C/p>\n      \u003Cp>1242-Autodafés de livres juifs : le Talmud est brûlé à Pans.\u003C/p>\n      \u003Cp>1264-Statut des Juifs (Pologne) du Prince Boleslas.\u003C/p>\n      \u003Cp>1320-France : épisode des Pastoureaux (nouveau bannissement).\u003C/p>\n      \u003Cp>1390-Les \u003Ci>Judenschläger\u003C/i> en Allemagne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1421-Expulsion des Juifs de Vienne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1492-Expulsion des Juifs d'Espagne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1507-1550-Constitution du Centre juif de Pologne. Fondation du \"Congrès des Quatre Pays\".\u003C/p>\n      \u003Cp>1618-1648-Guerre de Trente Ans.\u003C/p>\n      \u003Cp>1648- Soulèvement des Cosaques de Khmielnicki.\u003C/p>\n      \u003Cp>1670-Bannissement de Vienne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1740-Début du mouvement hassidique. \u003Cbr>\n        Bannissement momentanné de Prague (Marie-Thérèse).\u003C/p>\n      \u003Cp>1750-Lois restrictives de Frédéric Il contre les Juifs de Prusse.\u003Cbr>\u003C/p>\n      \u003Cp> 1755-Haskala (Aufklärung, Lumières).\u003C/p>\n      \u003Cp>1764-Fin de l'autonomie juive en Pologne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1768-Pogromes en Ukraine.\u003C/p>\n      \u003Cp>1772-1795-Partages de la Pologne et établissement d'une zône de \"refoulement\" juive en Russie.\u003C/p>\n      \u003Cp>1776-Indépendance des Etats-Unis et égalité des droits pour les Juifs.\u003C/p>\n      \u003Cp>1782-Charte de tolérance de l'Empereur Joseph II d'Autriche.\u003C/p>\n      \u003Cp>1791-Emancipation des Juifs en France.\u003C/p>\n      \u003Cp>1804-\"Statut des Juifs\" en Russie.\u003C/p>\n      \u003Cp>1807-Sanhédrin de Paris.\u003C/p>\n      \u003Cp>1812-Emancipation en Prusse.\u003C/p>\n      \u003Cp>1815-Début de la réaction contre l'émancipation en Prusse.\u003C/p>\n      \u003Cp>1844-Haskala en Russie (écoles).\u003C/p>\n      \u003Cp>1860-Emancipation en Allemagne. \u003Cbr>Réformes d'Alexandre II.\u003C/p>\n      \u003Cp>1870-Décret Crémieux. Début du mouvement antisémite en Allemagne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1881-1882-Début de l'immigration en Palestine. Pogromes en Russie sous Alexande III.\u003C/p>\n      \u003Cp>1894-1899-Affaire Dreyfus.\u003C/p>\n      \u003Cp>1897-1er Congrès sioniste. Fondation du Bund.\u003C/p>\n      \u003Cp>1898-1899-Pogromes en Algérie.\u003C/p>\n      \u003Cp>1903-Pogrome de Kichinev.\u003C/p>\n      \u003Cp>1905-1ère Révolution russe et pogromes d'Octobre.\u003C/p>\n      \u003Cp>1913-Affaire Beilis. \u003Cbr>\n        \u003Cbr>\n        1914-1918-Guerre Mondiale. \u003Cbr>\n        Persécution des Juifs en Russie.\u003C/p>\n      \u003Cp>1917-Déclaration Balfour.\u003Cbr>\n        2ème Révolution russe et émancipation des Juifs.\u003C/p>\n      \u003Cp>1918-1921-Pogromes en Ukraine (Petlioura).\u003C/p>\n      \u003Cp>1919-Conférence pour la Paix. Traité de Versailles \n        (les droits des minorités nationales sont reconnus .\u003C/p>\n      \u003Cp>1922-Mandat britannique sur la Palestine. \u003Cbr>Pogromes arabes en Palestine.\u003C/p>\n      \u003Cp>1930-Extension de l'antisémitisme en Allemagne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1935-Lois de Nuremberg : protection de la pureté de la race aryenne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1937-Lois antijuives en Roumanie.\u003C/p>\n      \u003Cp>1938-\"Statut des Juifs\" en Italie.\u003C/p>\n      \u003Cp>1940-3 octobre : lois de Vichy.\u003C/p>\n      \u003Cp>1942-16 juillet : grande rafle du Vel-d'Hiv.\u003C/p>\n      \u003Cp>1947-Vote de l'O.N.U. sur le partage de la Palestine.\u003C/p>\n      \u003Cp>1948-Proclamation de l'Etat d'Israël et\u003Cbr> 1ère guerre israélo-arabe.\u003C/p>\n      \u003Cp>1949-Suppression de la culture yiddish en U.R.S.S.\u003C/p>\n      \u003Cp>1952-Assassinat des écrivains yiddish en U.R.S.S.\u003C/p>\n      \u003Cp>1956-Campagne de Suez et du Sinaï.\u003C/p>\n      \u003Cp>1967-Guerre des \"Six Jours\".\u003C/p>\n      \u003Cp>1968-Nouvel exil des Juifs de Pologne.\u003C/p>\n      \u003Cp>1973-Guerre de Kippour.\u003Cbr>\u003C/p>\n      \u003Cp>1977-19 novembre : Sadate à Jérusalem. \u003C/p>\n      \u003Cp>Chronologie établie à partir de l'ouvrage de Dubnov : \u003Cbr>\u003Ci>\u003Cb>Précis d'histoire juive\u003C/b>\u003C/i>.\u003C/p>\n     \u003C/td>\n     \u003Ctd class=\"histoiretd1\"> \n      \u003Cp>Les Juifs parlent les langues de leurs pays d'adoption et l'hébreu.\u003C/p>\n      \u003Cp>Naissance du yiddish.\u003C/p>\n      \u003Cp>Yiddish primitif : vocabulaire germanique et hébreu ; emprunts \n        au vieux-français...\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Responsae rabbiniques.\u003C/p>\n      \u003Cp>Chansons de geste judaïsées.\u003C/p>\n      \u003Cp>Tsena Ouréna.\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Le vieux-yiddish (1250-1500)\u003Cbr>\n        Migrations vers l'Est, tandis que les \u003Ci>Juifs du Pape\u003C/i> créent le judéo-provençal.\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Le yiddish-moyen (1500-1750) (slavisation).\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Mémoires de Glâ¼ckel von Hameln (Zabbataï Zvi).\u003C/p>\n      \u003Cp>Baal Chem Tov.\u003Cbr>\n        Rabbi Nahman de Bratzlav (1772-1810).\u003C/p>\n      \u003Cp>Récits hassidiques (rassemblés et transcrits par Martin. Buber).\u003C/p>\n      \u003Cp>Développement d'une littérature profane. Mendelssohn traduit la Bible en allemand.\u003C/p>\n      \u003Cp>Les réformateurs veulent hébraïser les masses russes et polonaises.\u003C/p>\n      \u003Cp>Littérature yiddish \"sous le manteau\".\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Le yiddish moderne.\u003C/p>\n      \u003Cp>Développement de la presse et de la littérature.\u003C/p>\n      \u003Cp>Le yiddish devient langue d'enseignement et de recherche.\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>\"Colonies\" yiddishophones en Europe occidentale, aux Etats-Unis, \n        en Afrique du Sud.\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Les 3 grands : Mendele Mokher Seforim, \u003Cbr>\n        Chalom Aleichem\u003Cbr>\n        Leibush Peretz . (1859-1915).\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Descriptions du Shtetl.\u003C/p>\n      \u003Cp>Centre d'Europe orientale :\u003Cbr>\n        -Chalom Ash\u003Cbr>\n        -Agnon\u003Cbr>\n        -Bialik\u003Cbr>\n        -Schéour.\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Kafka, 1920 : Discours sur la langue yiddish.\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Literarische Blaetter (Varsovie).\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Développement du Centre Culturel des Etats-Unis : (théâtre, \n        littérature socialiste, comédies musicales, journaux).\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>Emmanuel Ringenblum : \u003Ci>Chronique du Ghetto de Varsovie\u003C/i>. \u003Cbr>\n        Hirslk Glick : \u003Ci>Nous sommes là,\u003C/i> hymne de la résistance \n        juive en Pologne.\u003C/p>\n      \u003Cp>Ch. Dobzynski :\u003Ci> Le miroir d'un peuple\u003C/i> anthologie de la poésie \n        yiddish (1870-1970).\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>&nbsp;\u003C/p>\n      \u003Cp>1978 : Prix Nobel de Littérature à Isaac Bashevis Singer.\u003C/p>\n     \u003C/td>\n    \u003C/tr>\n  \u003C/tbody>\n \u003C/table>\n   \u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n\n   \u003Ca id=\"d\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n   \u003Ch2 class=\"h2title\">4. Les mondes juifs d'Europe de l'Est et la politique \u003C/h2>\n   (texte de J.Y., Centre Pompidou)\n\u003Cp>On peut comprendre la participation des Juifs d'Europe de l'Est \n  à la politique au sens large et au sens étroit. (on ne parlera \n  ici que de la Russie et de la Pologne).\u003Cbr>\n  \u003Cb>Au sens étroit\u003C/b>, les Juifs n'ont pas de droits (civiques en Pologne \n  jusqu'à la fin du 18e siècle). Ils ne les obtiennent d'ailleurs \n  pas à l'époque de Napoléon, dans le Grand Duché \n  de Varsovie, ni après 1815, sous la domination des Tzars. Ils participent \n  cependant à l'insurrection contre les Russes en 1794, ainsi qu'en 1830 \n  et 1831. Vers la fin du siècle des intellectuels juifs sont membres du \n  Parti Social Démocrate de Pologne et de Lithuanie fondé par Rosa \n  Luxembourg.\u003C/p>\n\u003Cp>Après l'indépendance de la Pologne à la \n  fin de la gnerre de 1914-1918, le gouvernement polonais accorde aux Juifs une \n  charte minoritaire. Quarante cinq Juifs siègent au Parlement (Sejm) de \n  1922, dont six au Sénat. Ils forment un \"Club parlementaire juif\" \n  (Kolo). Ils représentent des tendances diverses de la vie juive et non \n  juive : Agudat Israël (non sioniste), Sionistes, Parti socialiste polonais \n  (PPS). A mesure que le gouvernement adopte ou tolère des pratiques antisémites \n  et vire vers la droite et l'extrême-droite, le nombre des Juifs diminue \n  au Sejm. Des dirigeants socialistes et communistes juifs sont exilés \n  ou emprisonnés.\u003C/p>\n\u003Cp>En Russie, les Juifs sont contraints de demeurer dans des \"zones \n  de résidence\". Ils n'ont guère de droits civiques sous les \n  Tzars, même s'ils obtiennent le droit de voter et d'être candidats \n  à la Douma après 1905. Les incapacités frappant les Juifs \n  ne sont levées entièrement qu'après la révolution \n  en 1917, à laquelle nombre d'entre eux participent.\u003C/p>\n\u003Cp>En revanche, les Juifs de Biélorussie peuvent exercer \n  des fonctions municipales dès 1783. Ce droit fut ensuite limité \n  à la Russie occidentale (zones de résidence) et assorti de restrictions \n  nombreuses, puis aboli en 1882, ce qui poussa les Juifs vers l'opposition populiste \n  (Narodniki), Social-Démocrate, et donna un grand essor aux partis politiques \n  juifs : le Bund (Social-Démocrate) et divers groupes sionistes.\u003C/p>\n\u003Cp>Au sens large, la vie politique juive est beaucoup plus intense. \n  Elle s'appuie sur la tradition séculaire du Kahal, dont les origines \n  sont tout autant sépharades qu'ashkénazes. il s'agissait d'auto-gestion \n  des communautés qui, sur le plan religieux, social et culturel, conservaient \n  une marge de manoeuvre considérable. Ainsi, le pouvoir judiciaire \n  est resté juif dans les communautés juives russes jusqu'à \n  la révolution de 1917, car on n'avait guère recours aux tribunaux \n  russes pour trancher les différends.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette tradition d'auto-gestion et d'auto-gouvernement des communautés \n  a marqué profondément le style et l'inspiration des partis politiques \n  juifs qui commencèrent à se développer à grande \n  allure dès la fin du XIXe siècle. Vers 1905, le plus important \n  de ces partis est le Bund, qui est à l'origine de la social-démocratie \n  russe. Son différend avec Lénine et les Bolcheviks est resté \n  célèbre : le Bund s'opposait au \"centralisme\" et demandait \n  des garanties qu'on appelerait aujourd'hui \"nationalitaires\" quant \n  à l'enseignement du yiddish en particulier. D'autre part, des groupes \n  sionistes (Hibbat Zion, Hoveveï Zion) deviennent actifs. Ils publient leur \n  littérature en hébreu, en russe et en yiddish. \u003C/p>\n\u003Cp>Des groupes sionistes socialistes se constituent et forment \n  une importante partie de la seconde Aliah vers la Palestine. Tous ces mouvements \n  disparaissent quand les Bolcheviks prennent le pouvoir. Il faut souligner que \n  le style commun de ces mouvements se caractérisait par une forte insistance \n  sur l'éducation, l'auto-défense, les activités communautaires.\u003C/p>\n\u003Cp>L'éventail des partis politiques juifs fut encore plus \n  diversifié en Pologne, entre 1919 et 1939. La jeune république \n  polonaise avait suscité beaucoup d'espoirs parmi les minorités \n  nationales. Les Juifs étaient reconnus comme une nationalité - \n  ce pourquoi les Bundistes, les Folkistes et certains sionistes avaient ardemment \n  combattu. Les espoirs furent déçus, car l'Etat ne prit pas en \n  charge les écoles juives ; d'autre part, l'organisation des kehillot \n  (communautés autonomes) se heurta au pouvoir central qui souvent soutenait \n  les membres de l'Agudat Israël (religieux, conservateurs, non sionistes). \n  Tout le réseau des écoles juives, des bibliothèques, des \n  institutions culturelles et sociales fut pris en charge par les Juifs eux-mêmes, \n  et connut un développement remarquable.\u003C/p>\n\u003Cp>Les partis politiques juifs se renforçaient : si les \n  Sionistes Généraux étaient les plus nombreux au Sejm, les \n  Bundistes l'emportaient dans les élections locales et dans les syndicats. \n  Ces deux partis, très opposés, étaient pourtant d'accord \n  sur l'importance qu'il fallait donner au travail militant, éducatif et \n  social dans la Diaspora.\u003Cbr>\n  Avec le temps, les partis sionistes se diversifiaient : les deux Poale-Zion \n  (centristes, et de gauche) Hitahadut (socialistes modérés), Mizrahi \n  (sionistes orthodoxes), Hachomer Hatzaïr, etc. Un parti peu nombreux, mais \n  intellectuellement influent, le Folkspartei, avait une plateforme nationalitaire \n  et autonomiste non socialiste. \u003C/p>\n\u003Cp>C'est entre 1936 et 1939, que le Bund, en Pologne, atteignit \n  à l'apogée de son influence dans les municipalités. Il \n  domina aussi la Fédération des Syndicats juifs qui comportait, \n  en 1939, près de 500 sections et 100.000 membres actifs. Peu \n  préoccupé par une \"prise du pouvoir\" qui de toutes façons \n  était pour lui impossibIe, il s'adonna à l'éducation politique, \n  culturelle et sociale de ses membres et des populations juives, créant \n  des bibliothèques, des maisons d'enfants, suscitant des manifestations \n  culturelles aussi bien que des groupes d'autodéfense ; d'autres partis \n  juifs suivaient une voie semblable.\u003Cbr>\n  Un grand nombre de ces partis se retrouvèrent unis quand eut lieu le \n  soulèvement du Ghetto de Varsovie.\u003C/p>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"e\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">5. La littérature yiddish\u003C/h2>\n\u003Cbr class=\"clearall\">\n  \u003Cp>La littérature yiddish naît presque \n  simultanément avec la langue. Dès les XIe, XIIe, XIIIe siècles, \n  on trouve des gloses et responsae rabbiniques en yiddish primitif. La double \n  vocation de cette langue et de cette littérature s'affirme dès \n  les XIVeet XVe siècles par des traductions et des transpositions de romans \n  de chevalerie et de chansons de geste au monde juif. (\u003Ci>Le Livre de Samuel\u003C/i>, \n  XIVe siècle). Le chef-d'oeuvre de la littérature de cette \n  époque est le\u003Ci>\u003Cb>Bove Boukh\u003C/b>\u003C/i> d'Eliyohou \n  Bokher.\u003Cbr>\n  Parallèlement, se développe une littérature édifiante \n  (\"\u003Cb>\u003Ci>Mousser\u003C/i>\u003C/b>\") qui s'adresse essentiellement aux femmes \n  et qui culmine avec l'adaptation du Pentateuque : \u003Ci>\u003Cb>Tzena Ourena\u003C/b>\u003C/i> \n  (XVIIe siècle).\u003Cbr>\n  Les éléments didactiques et narratifs se mêlent constamment \n  aussi bien dans les contes que dans les mémoires (Mémoires de \n  Gluckel Von Hammel, 1642-1724).\u003C/p>\n\u003Cp>Le XVIIIe siècle est marqué par \n  deux courants de pensée, l'un et l'autre très féconds sur \n  le plan littéraire.\u003Cbr>\n  Le \u003Ci>\u003Cb>Hassidisme\u003C/b>\u003C/i>, par son recours constant aux paraboles, contes \n  et récits (Contes de Rabbi Nahman de Bratzlav 1772-1810) devint une source \n  littéraire inépuisable pour les auteurs à venir.\u003Cbr>\n  Le \u003Ci>\u003Cb>Haskala\u003C/b>\u003C/i> (mouvement des Lumières), malgré son \n  désir d'utiliser les langues des pays d'accueil ou l'hébreu, fut \n  à l'origine de revues en yiddish, tribunes polémiques et didactiques, \n  mais aussi amorces d'une littérature profane.\u003C/p>\n\u003Cp>La période classique fut dominée \n  par trois personnalités extrêmement différentes, celles \n  de \u003Cb>Mendele Mokher-Seforim\u003C/b>, \u003Cb>Sholem Aleichem\u003C/b> et \u003Cb>I. L. Peretz.\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>\u003Cb>Mendele Mokher-Seforim\u003C/b> (1836-1917) fit preuve dès \n    ses premières oeuvres, d'un sens très profond de la satire \n    (\u003Ci>\u003Cb>Le petit homme, Fishke le boiteux, La jument, Les voyages de Benjamin III...\u003C/b>\u003C/i>).\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Cholem-Aleichem\u003C/b> (1859-1916), un des humoristes les \n    plus originaux de la littérature yiddish et peut-être mondiale, \n    (\u003Ci>\u003Cb>Tévié le laitier, Lettre de Menachem Mendel et de Chainé-Cheindi, \n    Mottel fils de chantre...\u003C/b>\u003C/i>).\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>I. L. Peretz (1852-1915)\u003C/b>, poète, dramaturge, \n    conteur, lyrique et novateur, marqua la littérature yiddish, non seulement \n    par son art, mais aussi par sa personnalité. (\u003Ci>\u003Cb>Contes et récits \n    hassidiques, Contes populaires, La chaâ®ne d'or, L'enchaâ®né, \n    La nuit sur le vieux marché...\u003C/b>\u003C/i>). \u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Autour de ces trois auteurs évoluent de \n  nombreux écrivains tels S. Froug, Anski (\u003Ci>\u003Cb>Le dibbouk\u003C/b>\u003C/i>). Au \n  cours de cette période, on assiste à une éclosion, à \n  une explosion, pourrait-on dire, de la littérature yiddish, aussi bien \n  dans le domaine des belles-lettres (prose, poésie, théâtre) \n  que dans celui de la philosophie, de la politique, de l'économie...\u003Cbr>\n  \u003C/p>\n\u003Cp>A partir du XXe siècle, deux aires géographiques \n  deviennent des centres littéraires yiddish.\u003C/p>\n \u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>En Europe orientale, surtout en Pologne et en Russie (en \n    URSS après 1917), plusieurs écoles voient le jour, notamment \n    dans le domaine de la poésie : Khaliastré (La clique) , Young \n    Yiddish, Young Vilne..., avec des auteurs tels que Peretz Markich, Moishe \n    Kulbak, Broderson, Uri Zvi Grinberg, Avrom Sutzkever, Grade, Itzkhik Manger \n    et E. Steinbarg en Roumanie...\u003Cbr>\n    des prosateurs comme David Bergelson, Der Nister, Zalman Schneour, Kaganowski, \n    Weissenberg...\u003C/li>\n  \u003Cli>Aux Ftats-Unis, une activité littéraire intense \n    commence dès la fin du XIXe siècle avec les poètes prolétariens \n    (Morris Vinchevsky, Morris Rosenfeld, David Edelstadt), puis s'organise en \n    écoles : Di Younge (Meni-Leib, Zisho Landau, I. I. Schwartz) ; Inzikh \n    - Introspectionnistes (Glanz-Leyeles, Minkoff, Glatstein...).\u003C/li>\n\u003C/ul>\n    \n\u003Cp>Se rattachant tantôt à l'une, tantôt à \n  l'autre de ces écoles, mais restant souvent solitaires, deux poètes \n  marquèrent profondément cette littérature : M. L. Halpern, \n  H. Leivick. Les prosateurs les plus marquants furent : A. Reizen, Joseph Opatoshou \n  (\u003Ci>\u003Cb>Dans les Forêts de Pologne\u003C/b>\u003C/i>), Sholem Asch, qui avait commencé \n  sa carrière littéraire en Pologne, (\u003Ci>\u003Cb>Dos Shtetl, Trois Villes, \n  L'homme de Nazareth, Le Juif aux Psaumes...\u003C/b>\u003C/i>), Yoshua Singer (\u003Ci>\u003Cb>Yoshe \n  Kalb, Les frères Ashkenazi...\u003C/b>\u003C/i>) et I. Bashevis Singer (\u003Ci>\u003Cb>La \n  corne du bélier, Le magicien de Lublin, La famille Moskat, Le domaine, \n  La couronne de plumes...\u003C/b>\u003C/i>).\u003C/p>\n\u003Cp>Actuellement, plus d'une centaine d'écrivains yiddish \n  continuent à créer aussi bien en Europe, aux Etats-Unis qu'en \n  Israël.\u003Cbr>\n  Cette présentation, nécessairement schématique et incomplète, \n  ne rend pas compte de l'extrême richesse et de la diversité de \n  cette littérature, favorisée par son caractère transnational. \n  En s'appuyant sur un particularisme très réel et très profond \n  la littérature yiddish atteint à l'universel. ce que vient de \n  consacrer le prix Nobel décerné à I. Bashevis Singer. \n\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>Rachel Ertel \u003C/b>(Brochure du Centre Pompidou)\u003Cbr>\n\u003C/p>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"f\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">6. La poésie yiddish\u003C/h2>\n\u003Cp>Parler de la poésie yiddish en si peu de lignes est \n  impensable tant elle représente, dans la vie culturelle des Juifs d'Europe \n  Centrale et Orientale, une des manifestations les plus éclatantes et \n  vivantes.\u003Cbr>\n  Elle se situe dans la continuité d'une tradition millénaire (cf. \n  Les Psaumes).\u003Cbr>\n  Elle témoigne de la \"\u003Cb>\u003Ci>démarche de l'homme juif dont \n  le destin s'identifiait à la libération de tous les hommes\u003C/i>\u003C/b>\" \n  (1).\u003Cbr>\n  Elle permet au poète de recouvrer son identité de Juif : elle \n  \"\u003Ci>\u003Cb>invente sous nos yeux, les mille et une façons d'être \n  juif, car être juif, c'est être le miroir de tout homme\u003C/b>\u003C/i>\" \n  (2).\u003C/p>\n\u003Cp>L'emploi de la langue yiddish (méprisée par certains \n  intellectuels influencés par le mouvement de la Haskala (3), la langue \n  du peuple, manifeste du destin et de l'histoire de ce peuple. La poésie \n  yiddish présente, dans une période littéraire assez courte \n  (1870 jusqu'à nos nours) un immense foisonnement d'idées sociales, \n  philosophiques et religieuses. Quant à la forme, elle est tout autant \n  prodigieuse de diversité : romantisme, symbolisme, impressionnisme, expressionnisme...\u003C/p>\n\u003Cp>Née en Russie, en Pologne... réduite au silence \n  ou massacrée, la poésie yiddish a suivi la route difficile de \n  ses penseurs. Elle émigre, pour survivre, en France, aux Etats-Unis surtout, \n  où elle continue à s'épanouir, en Australie ou en Israël. \n  Et malgré tout ce qui l'a menacée, elle dure non seulement par \n  devoir sacré envers tous ceux qui, poètes ou amateurs de poésie, \n  ont été engloutis par la folie du génocide, mais par amour \n  divin de la vie.\u003C/p>\n\n\u003Cp>(1) (2) Charles Dobzynski (1870 - 1970), in \u003Cb>Introduction \n  à\u003C/b>\u003Ci>\u003Cb> Le miroir d'un peuple - Anthologie de la poésie yiddish\u003C/b>\u003C/i>.\u003C/p>\n\u003Cp>(3) \u003Cb>Haskala\u003C/b> : mouvement dit des \"\u003Cb>\u003Ci>Lumières\u003C/i>\u003C/b>\" \n  - XIXe siècle, qui préconisait l'abandon de la langue yiddish, \n  langue de l'obscurantisme, pour l'emploi de la langue du pays d'accueil, langue \n  du progrès.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>\u003Ci>Quelque part\u003C/i>\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Ci>Quelque part au loin, quelque part au loin\u003Cbr>\n  La terre interdite s'étend\u003Cbr>\n  On y voit bleuir des monts argentés\u003Cbr>\n  Un sol vierge au loin si tentant,\u003Cbr>\n  En un lieu profond, en un lieu profond\u003Cbr>\n  Un vaste trésor nous attend\u003Cbr>\n  Un vaste trésor pétri dans la terre\u003Cbr>\n  Enseveli au fond des temps.\u003C/i>\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Ci>Quelque part au loin, quelque part au loin\u003Cbr>\n  Vit un prisonnier solitaire\u003Cbr>\n  Et sur son front la clarté du soleil\u003Cbr>\n  Descend et s'éteint par mystère.\u003Cbr>\n  Quelque part au loin quelqu'un vagabonde,\u003Cbr>\n  Dans la neige une ombre se terre,\u003Cbr>\n  Sans pouvoir trouver jamais le chemin\u003Cbr>\n  Interdit qui mène à sa terre.\u003C/i>\u003C/p>\n\u003Cp>H. Leivik\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Ci>\u003Cb>Pardonnez-nous\u003C/b>\u003C/i>\u003C/p>\n\u003Cdl>\n  \u003Cdt>\u003Ci>Pardonnez-nous d'être nés de l'autre côté de ce ruisseau \u003C/i>\u003C/dt>\n  \u003Cdd>\u003Ci>nous ne savions pas que c'était la frontière\u003C/i>\u003C/dd>\n  \u003Cdt>\u003Ci>Pardonnez-nous d'être arrivés plus tard \n    que vous\u003C/i>\u003C/dt>\n  \u003Cdd>\u003Ci>d'avoir réduit vos parts vos terres\u003C/i>\u003C/dd>\n  \u003Cdt>\u003Ci>Pardonnez-nous d'avoir toujours voulu lutter \u003C/i>\u003C/dt>\n  \u003Cdd>\u003Ci>on nous dressait barreaux barrières\u003C/i>\u003C/dd>\n  \u003Cdt>\u003Ci>Pardonnez-nous d'avoir gardé nos fêtes \u003C/i>\u003C/dt>\n  \u003Cdd>\u003Ci>comme vous la Toussaint ou la Saint-Sylvestre\u003C/i>\u003C/dd>\n  \u003Cdt>\u003Ci>Pardonnez-nous de vouloir vivre comme vous \u003C/i>\u003C/dt>\n  \u003Cdd>\u003Ci>d'avoir des fils si nous n'avons plus de pères\u003C/i>\u003C/dd>\n  \u003Cdt>\u003Ci>Pardonnez-nous d'être Juifs (1) Arabes (1) Noirs \n    (1) Immigrés (1)\u003C/i>\u003C/dt>\n \u003Cdd>\u003C/dd>\n\u003C/dl>\n\u003Cp>\u003Ci>(1) Rayer la mention inutile\u003C/i>\u003C/p>\n\u003Cp>Jacques Alvarez-Pereyre\u003C/p>\n\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Quelques grands noms de la poésie yiddish \u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp class=\"psm\">suivis de quelques titres de leurs oeuvres.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>I. L. Peretz\u003C/b> (1852-1915) de Pologne. Un classique de \n  la littérature yiddish. \u003Cb>\u003Ci>Oeuvres complètes\u003C/i>\u003C/b> en \n  18 volumes, comprenant des poésies, des drames, des récits, des \n  nouvelles, des essais et des mémoires.\u003Cbr>\n  \u003Cbr>\n  \u003Cb>A. Riesen\u003C/b> (1876 Rvidanov en Bielorussie - 1953 New-York). Un des disciples \n  favoris de Peretz. (grande puissance d'inspiration et profonde tendresse. Ses \n  vers ont été mis en musique et sont devenus des chansons très \n  populaires.\u003Cbr>\n  \u003Cb>\u003Ci>Oeuvres\u003C/i>\u003C/b> en 14 volumes (1926) - \u003Ci>\u003Cb>Choix de Poètes\u003C/b>\u003C/i> \n  (1929) - \u003Ci>\u003Cb>Poètes et récits choisis\u003C/b>\u003C/i> (1947) - \u003Ci>\u003Cb>Poètes \n  à chanter\u003C/b>\u003C/i> (1947) - \u003Ci>\u003Cb>Poètes 1891-1951\u003C/b>\u003C/i>. (1951).\u003Cbr>\n  \u003Cbr>\n  \u003Cb>M. Nadir\u003C/b> (1885 Naraïev en Galicie - 1943 New-York). Un des grands \n  maâ®tres de l'humour juif, le romantisme contrebalançant son sarcasme.\u003Cb>\u003Ci> \n  \u003C/i>\u003C/b>\u003Ci>\u003Cb>Les roses sauvages\u003C/b>\u003C/i> (1915) - \u003Ci>\u003Cb>Sous le soleil\u003C/b>\u003C/i> \n  (1926) - \u003Ci>\u003Cb>Une lampe à la fenêtre\u003C/b>\u003C/i> (1929) - \u003Ci>\u003Cb>Bourgeois, \n  donne-moi le monde\u003C/b>\u003C/i> (1930) -\u003Ci>\u003Cb> Jour de mes jours\u003C/b>\u003C/i> (1935) - \n  \u003Ci> \u003Cb>Anthologie : la démarche de Nadir\u003C/b>\u003C/i> (1937) - \u003Ci>\u003Cb>Je me \n  confesse 1936-1943\u003C/b>\u003C/i> (1944).\u003Cbr>\n  \u003Cbr>\n  \u003Cb>H. Leivik\u003C/b> (1888 Thumen en Bielorussie - 1962 New-York). Inspiration parfois \n  prophétique et apocalyptique. Un très grand poète. \u003Ci>\u003Cb>Le \n  Golem\u003C/b>\u003C/i> - \u003Ci>\u003Cb>Les chaâ®nes du Messie\u003C/b>\u003C/i> - \u003Ci>\u003Cb>La comédie \n  de la Rédemption\u003C/b>\u003C/i> - \u003Ci>\u003Cb>Chants et poèmes\u003C/b>\u003C/i> (1922) \n  - \u003Ci>\u003Cb>Abélard et Héloïse\u003C/b>\u003C/i> (1936) - \u003Ci>\u003Cb>A Tréblinka, \n  je ne suis pas allé\u003C/b>\u003C/i> (1945) - \u003Ci>\u003Cb>Chants de l'Eternel\u003C/b>\u003C/i> \n  (1959) - \u003Ci>\u003Cb>Dans les bagnes du Tsar\u003C/b>\u003C/i> (1959).\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>Z. Landau\u003C/b> (1889 Plotsk en Pologne - 1937 New-York). \n  Porte-parole du mouvement des \"Youngue\" (Les Jeunes) - Poésie \n  pure - distance par rapport à soi. Trois volumes posthumes dont un choix \n  de poèmes (New-York, 1937) et un choix de traductions de la poésie \n  mondiale (New-York, 1947).\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>Peretz Markich\u003C/b> (1895 Poinoé en Volnyvie - exécuté \n  en aoâ»t 1952). Fonde avec d'autres écrivains \"\u003Cb>\u003Ci>L'Ecole \n  de Kiev\u003C/i>\u003C/b>\".\u003Cbr>\n  \u003Ci>\u003Cb>Seuil\u003C/b>\u003C/i> (1918) - \u003Ci>\u003Cb>Cadrans collés\u003C/b>\u003C/i> (1921) - \u003Ci>\u003Cb>Les \n  Frères\u003C/b>\u003C/i> (1929) -\u003Ci>\u003Cb> Poèmes\u003C/b>\u003C/i> (1933) - \u003Ci>\u003Cb>Terre \n  paternelle\u003C/b>\u003C/i> (1938) - \u003Ci>\u003Cb>Pour mon peuple et pour ma patrie\u003C/b>\u003C/i> \n  (1943) - \u003Cb>La guerre\u003C/b> (1948) - \u003Cb>Héritage\u003C/b> (1959).\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>I. Manger\u003C/b> (1901 Tchernovitz en Bubosnie - 1969 Israël). \n  Sa poésie, inclassable dans un genre, est le symbole même de la \n  condition juive : exil et fidélité. \u003Ci>\u003Cb>Chants du Pentateuque\u003C/b>\u003C/i> \n  (1935) - \u003Ci>\u003Cb>Chants du Rouleau d'Esther\u003C/b>\u003C/i> (1936) - \u003Ci>\u003Cb>Le compagnon \n  note Manguer chante\u003C/b>\u003C/i> (1948) - \u003Ci>\u003Cb>Chants, ballades et récits \n  en yiddish et en hébreu\u003C/b>\u003C/i> (1952).\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>A. Sutzkever\u003C/b> (1913 Smorgon en Lituanie ; émigre \n  en Israël après 1947). Poète moderne au registre très \n  vaste.\u003Cbr>\n  \u003Ci>\u003Cb>Poètes du Ghetto de Vilno\u003C/b>\u003C/i> (1946) - \u003Ci>\u003Cb>La rue juive\u003C/b>\u003C/i> \n  (1943) - \u003Ci>\u003Cb>La ville secrète\u003C/b>\u003C/i> (1948) - \u003Ci>\u003Cb>Sibérie\u003C/b>\u003C/i> \n  (1953) - \u003Ci>\u003Cb>Dans le désert du Sinaï\u003C/b>\u003C/i> (1957) - \u003Ci>\u003Cb>Terre \n  spirituelle\u003C/b>\u003C/i> (1961).\u003Cbr>\n  \u003C/p>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"g\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">7. Films et musique\u003C/h2>\n\u003Cp>\u003Cb>Quelques films yiddish\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Ci>\u003Cb>Bruxelles transit - Les eaux mêlées - Hester \n  street - Le dibbouk - Le chanteur de jazz.\u003C/b>\u003C/i>\u003Cbr>\n  \u003Cb>Claude Berri : \u003Ci>Mazel tov - Le vieil homme et l'enfant.\u003C/i>\u003C/b>\u003Cbr>\n  \u003Cb>N. Glaeser : \u003Ci>Qu'une larme dans l'océan.\u003C/i>\u003C/b>\u003Cbr>\n  \u003Cb>M. Mizrahi : \u003Ci>La vie devant soi.\u003C/i>\u003C/b>\u003Cbr>\n  \u003Cb>M. Drach : \u003Ci>Les violons du bal.\u003C/i>\u003C/b>\u003Cbr>\n  \u003Cb>Woody Allen : \u003Ci>Mel Brooks - Gene Wilder.\u003C/i>\u003Cbr>\n  P. Mazerski : \u003Ci>Next stop Greenwich Village\u003C/i>.\u003Cbr>\n  O. Priminger : \u003Ci>Exodus\u003C/i>.\u003Cbr>\n  F. Rossif : \u003Ci>Le temps du ghetto\u003C/i>.\u003Cbr>\n  G. Stewens : \u003Ci>Journal d'Anne Franck\u003C/i>.\u003Cbr>\n  J. Dassin : \u003Ci>La promesse de l'aube\u003C/i>.\u003Cbr>\n  A. Resnais : \u003Ci>Nuit et brouillard\u003C/i>.\u003C/b>\u003C/p>\n\n\u003Cp>\u003Cb>Musique\u003C/b>\u003C/p>\n \u003Cb>\"\u003Ci>Chansons folkloriques yiddish\u003C/i>\", Théodore \n  Bikel - 3 albums (Disques Vogue).\u003Cbr>\n  \u003C/b>\u003Cb>\"\u003Ci>Chansons yiddish, russes et tziganes\u003C/i>\", \n  Sarah Gorby (Trianon 2 C 056-15-435). \u003Cbr>\n  \"\u003Ci>Chansons populaires yiddish\u003C/i>\", Benzion Willer (Disques 0.5 \n  49).\u003Cbr>\n  \"\u003Ci>Le mur\u003C/i>\" (Le chant du monde).\u003Cbr>\n  \"\u003Ci>Ot Azoï\u003C/i>\", Talila et l'ensemble Kol Aviv (Disque Arlon).\u003Cbr>\n  \"\u003Ci>Yiddish folk songs for children\u003C/i>\", Mark Olf (Folk-Ways Records \n  FC 7234). \u003Cbr>\n  \"\u003Ci>ltzik Manger lu par lui-même\u003C/i>\" (CBS).\u003Cbr>\n  \"\u003Ci>Chansons interdites en URSS\u003C/i>\", David Eshet (D.R.G.).\u003Cbr>\n  \"\u003Ci>Chants du Yiddishland\u003C/i>\", Ben Zimet (Déesse DDLX 185). \n  \u003Cbr>\n  \"\u003Ci>Yiddish story\u003C/i>\", Lionel Rochman.\u003C/b>\u003Cbr>\n\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"h\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">8. La cuisine yiddish\u003C/h2>\n\u003Cp>\u003Cb>Recette du gefullte-fisch (poisson farci)\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>Videz une carpe d'un kilo environ, en réservant les oeufs ou laitances, \n    et le foie.\u003C/li>\n  \u003Cli>Découpez le plus adroitement possible la chair de chaque morceau \n    entre la peau et l'arête centrale.\u003C/li>\n  \u003Cli>Posez-la sur une planche en y joignant une livre de colin.\u003C/li>\n  \u003Cli>Hachez finement 3 gros oignons que vous mêlerez à la chair \n    des poissons.\u003C/li>\n  \u003Cli>Travaillez-là longuement de façon à obtemr une belle \n    pâ¢te lisse.\u003C/li>\n  \u003Cli>Ajoutez un oeuf entier, sel, poivre, une pincée de sucre en poudre \n    et une cuiller à café de chapelure.\u003Cbr>\n    - Si la farce est trop compacte, ajoutez un peu d'eau, peu à peu.\u003C/li>\n  \u003Cli>Introduisez-la sous la peau des morceaux que vous avez évidés \n    en vous efforçant de reconstituer et aplatissez légèrement.\u003C/li>\n  \u003Cli>Glissez également de la farce dans les ouïes et la bouche du \n    poisson et, s'il en reste encore, formez des petites boulettes.\u003C/li>\n  \u003Cli>Mettez dans une cocotte ou casserole en cuivre deux oignons rouges coupés, \n    du sel, du poivre, deux morceaux de sucre, un demi-oeuf de beurre ; placez \n    les morceaux de poisson, les oeufs ou laitances, le foie, les boulettes.\u003C/li>\n  \u003Cli>Recouvrez d'eau chaude, faites bouillir, couvrez et laissez cuire à \n    feu moyen pendant une heure et demie.\u003C/li>\n  \u003Cli>Ajoutez ensuite une demi-livre de pommes de terre. Laissez cuire encore \n    une demi-heure.\u003C/li>\n  \u003Cli>La cuisson terminée, ôtez la cocotte du feu et laissez tiédir.\u003C/li>\n  \u003Cli>Disposez le poisson sur un plat, soupoudrez-le légèrement \n    de poudre de clous de girofle ; arrosez-le de la sauce (courte et onctueuse).\u003C/li>\n  \u003Cli>Servez froid.\u003Cbr>\n  \u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"i\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n   \n\u003Ch2 class=\"h2title\">9. Humour\u003C/h2>\n\u003Cp>Dans une demeure bourgeoise d'Allemagne une femme est sur le \n  point d'accoucher ; le médecin et le mari jouent aux cartes.\u003Cbr>\n  \"Que j'ai mal, venez à mon aide !\" gémit la femme en \n  allemand.\u003Cbr>\n  \" Rien ne presse\" - dit le médecin - \"nous avons tout \n  le temps\". Tout d'un coup, un cri : \"Oï, vei is mir !\"\u003Cbr>\n  Alors le médecin \"Cette fois-ci, c'est la bonne, allons-y\".\u003C/p>\n\u003Cp>Un jeune homme rentre à la maison après sa séance \n  de psychanalyse. \"Alors - lui dit sa mère - que t'a-t-il trouvé \n  ?\"\u003Cbr>\n  \"Oh maman, j'ai un complexe, un complexe Oedipe !\"\u003Cbr>\n  \"Un complexe ? - répond la mère - quelle importance ? Du \n  moment que tu aimes ta maman!\".\u003C/p>\n\u003Cp>Un dénommé Katzman, las des déboires que \n  lui occasionne son nom, décide d'en changer. Il va voir le préfet \n  : \"Dites-moi - dit ce dernier - que signifie votre nom ?\" - \"Katz \n  veut dire \"chat\" et man veut dire \"homme\" - \"Alors, \n  c'est parfait, appelez-vous Chalom !\".\u003C/p>\n\u003Cp>Le patron d'un restaurant, dans les environs de Haifa, a un \n  jour l'idée d'écrire, à côté du menu : \"Ici, \n  on parle dix-sept langues : anglais, russe, yiddish, français, polonais, \n  arabe, etc.\" Vers midi, deux touristes s'installent. L'un d'eux s'adresse, \n  en anglais, au patron venu prendre la commande. \"Ani lo mevin guermanitt \n  - Je ne comprends pas l'allemand\", - dit le patron en hébreu.\u003Cbr>\n  Le touriste, essayant de masquer sa surprise, se met à parler russe. \n  \"Ani lo mevin hungarit -Je ne comprends pas le hongrois\", dit le patron \n  en souriant.\u003Cbr>\n  Le deuxième touriste, pensant qu'il aura plus de chance avec le yiddish, \n  entreprend de passer la commande. Le patron lève les bras au ciel \"Lo \n  mevin, lo mevin Je ne comprends pas... Daber ivritt ! Parle hébreu !\".\u003Cbr>\n  \"ça alors - dit en hébreu le premier touriste - mais que \n  signifie cette inscription \"Ici, on parle dix-sept langues ?\". Le \n  patron se penche et murmure en confidence : \"Moi, je ne parle que l'hébreu. \n  Ce sont les clients qui parlent toutes ces langues\".\u003C/p>\n\u003Cp>Une histoire \"belge\" : Au terme d'une bagarre, la \n  police intervient : \"Les Wallons, à gauche, les Flamands, à \n  droite !\". Alors deux Juifs d'Anvers demandent : \"Et nous, les Belges, \n  on se met où ?\".\u003C/p>\n\u003Cp>Cela se passait en 1943. Un Juif polonais, après avoir \n  traversé cent frontières et échappé mille fois à \n  la mort, échoue, Dieu sait comment, à Lisbonne, au Portugal. Là, \n  il entre dans la première agence de voyage venue et demande un billet \n  .\u003Cbr>\n  - Pour où ? dit l'employé.\u003Cbr>\n  - Cela m'est complètement égal, répond le Juif à \n  bout de forces, je veux un billet...\u003Cbr>\n  - Par bateau ou par avion ? dit l'employé qui commence à s'impatienter.\u003Cbr>\n  - Je m'en fous, répond le Juif. Il me faut partir, fuir, aller ailleurs, \n  n'importe où, mais ailleurs...\u003Cbr>\n  Désespéré. l'employé portugais va chercher un immense \n  globe terrestre et le présente au Juif en le priant de choisir, sur la \n  carte du monde, l'endroit où il voudrait aller. Machinalement le Juif \n  fait tourner le globe sur son pivot. De plus en plus vite... Enfin, au bout \n  de quelques minutes, le Juif arrête le globe et demande à l'employé \n  : \"Vous n'auriez pas autre chose ?\".\u003Cbr>\n   \u003C/p>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"j\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">10. Elements pour une bibliographie\u003C/h2>\n\u003Ch3 class=\"h3title\">Ouvrages fondamentaux\u003C/h3>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli> \u003Cb>A.C.I. de Grenoble : \u003Ci>Mémorial du jubilé 1978\u003C/i>\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Doubnov Simon : \u003Ci>Précis d'Histoire juive\u003C/i> - Service technique \n    pour l'éducation - FSJU 3e édition, 1963-\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Eisenberg Josy : \u003Ci>Une histoire du peuple juif\u003C/i>- Fayard 1974\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Londres Albert : \u003Ci>Le juif errant est arrivé \u003C/i>- 10/18.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Marienstras Richard : \u003Ci>Etre un peuple en Diaspora\u003C/i> - Maspéro \n    1975 in \u003Ci>Temps Modernes\u003C/i>. \u003Ci>\"Minorités nationales en France\"\u003C/i> \n    Août-Sept. 1975\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Poliakov Léon : \u003C/b>  \n    \u003Cul class=\"d\">\n      \u003Cli>\u003Cb>\u003Ci>Histoire de l'antisémitisme\u003C/i> - Calmann-Lévy (4 \n        volumes) (T.I.)\u003C/b>\u003C/li>\n      \u003Cli>\u003Cb>\u003Ci>Le bréviaire de la haine\u003C/i> - Calmann-Lévy. \u003C/b>\u003C/li>\n    \u003C/ul>\n   \u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Ringelblum Emmanuel : \u003Ci>Chronique du Ghetto de Varsovie\u003C/i> - Laffont \n    1978\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Robinson Jacob :\u003Ci> La tragédie juive sous la croix gammée\u003C/i> \n    - Centre de Documentation Juive Contemporaine - New-York 1960.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Roth Cecil : \u003Ci>Histoire du peuple juif\u003C/i>- Stock 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Ch3 class=\"h3title\">Documents historiques\u003C/h3>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>\u003Cb>Gronowski-Brunot Louis : \u003Ci>Le dernier grand soir\u003C/i> : un Juif de Pologne \n    - Seuil 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Korzec Pawel :\u003Ci> Les Juifs en Pologne - La question juive pendant l'entre-deux-guerres\u003C/i>. \n    Presse de la Fondation nationale des sciences politiques, 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Latour Anny : \u003Ci>La résistance juive en France\u003C/i> - Stock 1970\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Leneman Léon : \u003Ci>La tragédie des Juifs en URSS\u003C/i>. - \n    Desclée de Brower 1959\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Markich Esther : \u003Ci>Le long retour\u003C/i> - Laffont 1974.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Rabi Wladimir : \u003Ci>Anatomie du Judaïsme français\u003C/i> - Editions \n    de Minuit 1962.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Rosensweig Luc : \u003Ci>La jeune France juive\u003C/i> - Hallier 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n  \n\u003Ch3 class=\"h3title\">Idées\u003C/h3>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>\u003Cb>Epstein : \u003Ci>Le judaïsme \u003C/i>- Payot.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Finkielkraut Alain : Le juif imaginaire - Seuil 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Mandel Arnold : \u003Ci>Les juifs hassidiques du XVIIIe siècle à \n    nos jours\u003C/i> - Hachette.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Recherches n° 38 (sept.1979) : \u003Ci>Catalogue pour les Juifs de maintenant.\u003C/i>\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Scholem Gershom : \u003Ci>Les grands courants de la mystique juive\u003C/i> - Payot.\u003C/b>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Ch3 class=\"h3title\">Langue et Critique littéraire\u003C/h3>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>\u003Cb>Cerf Cécile : \u003Ci>Regards sur la littérature yiddish\u003C/i> \n    - Paris Académie d'histoire 1974.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Ertel Rachel : \u003Ci>Le roman juif américain\u003C/i> - Payot 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Fuks Paul : \u003Ci>Parler yiddish - Manuel pour débutants\u003C/i> - Paris, \n    imprime à compte d'auteur, 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\n\u003Ch3 class=\"h3title\">Littérature\u003C/h3>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>\u003Cb>Ajar Emile : \u003Ci>La vie devant soi\u003C/i> - Mercure de France, 1975.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Bellow Saâ¼l : \u003Ci>Herzog\u003C/i> - Gallimard.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Buber Martin : \u003Ci>Contes hassidiques\u003C/i> - Editions du Rocher, 1978.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Chagall Bela : \u003Ci>Lumières allumées\u003C/i> - Gallimard.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Goldmann Pierre : \u003Ci>Souvenirs obscurs d'un Juif Polonais né en \n    France\u003C/i> - Seuil 1975.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>\"Der \"Nister\" : \u003Ci>La famille Machber\u003C/i>- Lattès \n    1974.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Dobzynski Charles : \u003Ci>Le miroir d'un peuple - Anthologie de la poésie \n    yiddish.\u003C/i>\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Ikor Roger : \u003Ci>Les eaux mêlées\u003C/i> - Gallimard 1971.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Malamud Bernard : \u003Ci>L'homme de Kiev \u003C/i>- Seuil 1968.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Opatoshu S. : \u003Ci>Dans les forêts de Pologne\u003C/i> - AIbin Michel.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Peretz I. L. : \u003Ci>Contes hassidiques\u003C/i> - Stock 1980.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Potok Haïm :\u003Ci> Tout, en particulier l'Elu\u003C/i> - Livre de Poche \n    et Buchet-Chastel.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Rocheman Lionel : \u003Ci>Devenir Cécile\u003C/i> - Ramsay.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Rudnicki Adolf : \u003Ci>Le marchand de Lodz\u003C/i> - Gallimard 1969.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Roth Henri : \u003Ci>L'or de la Terre promise\u003C/i> - Grasset 1968.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Roth Philip : \u003Ci>Portnoy et son complexe\u003C/i> - Gallimard 1970.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Sholem Aleichem : \u003C/b>\n    \u003Cul class=\"d\">\n      \u003Cli>\u003Cb>\u003Ci>Le tailleur ensorcelé\u003C/i> - AIbin Michel.\u003C/b>\u003C/li>\n      \u003Cli>\u003Cb>\u003Ci>Tévié le laitier\u003C/i> - AIbin Michel. \u003C/b>\u003C/li>\n    \u003C/ul>\n   \u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Singer I. B. : \u003Ci>Tout\u003C/i> - Livre de Poche et chAz Stock.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Silbert Reine : \u003Ci>Il faut toujours quitter la Pologne\u003C/i> - AIbin Michel.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb> Sperber Manes : \u003Ci>Qu'une larme dans l'océan\u003C/i> - Calmann Levy.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Schwartz-Bart André : \u003Ci>Le dernier des Justes\u003C/i> - Livre de \n    Poche.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Teitelbaum Dora : \u003Ci>Le vent me parle yiddish\u003C/i> - Seghers.\u003C/b>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Wiesel Elie : \u003Ci>Tout\u003C/i> - Seuil.\u003C/b>\u003C/li>  \n\u003C/ul>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"k\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">11. Franz Kafka : \u003Ci>discours sur la langue yiddish\u003C/i>\u003C/h2>\n\u003Cp>\u003Ci>Avant que vous entendiez les premiers vers des poètes \n  juifs d'Europe orientale, je tiens encore à vous dire, Mesdames et Messieurs, \n  combien vous comprenez plus le yiddish que vous ne le croyez.\u003Cbr>\n  Je ne suis point vraiment inquiet de l'impression que cette soirée prépare \n  à chacun de vous, mais je veux, si elle le mérite, qu'elle se \n  dégage immédiatement. Toutefois, cela ne peut pas se produire \n  tant que le yiddish inspire à certains d'entre vous une peur qu'on pourrait \n  presque lire sur vos visages. Je ne parle pas de ceux qui traitent le yiddish \n  avec dédain. Mais la peur du yiddish, une peur mêlée au \n  fond d'une certaine répugnance, est, si l'on veut, chose compréhensible.\u003Cbr>\n  (...) Le yiddish est la plus jeune des langues européennes. Il n'a que \n  quatre cents ans et en vérité, il est beaucoup plus jeune que \n  cela. Il n'a élaboré aucune forme qui soit douée de la clarté \n  dont nous avons besoin. Sa forme est concise et rapide.\u003Cbr>\n  Il n'a pas de grammaire. Les amateurs essaient d'en écrire, mais le yiddish \n  est constamment parlé : il ne parvient pas au repos. Le peuple ne l'abandonne \n  pas aux grammairiens.\u003Cbr>\n  Il ne se compose que de vocables étrangers, mais ceux-ci ne sont pas \n  immobiles au sein de la langue, ils conservent la vivacité et la hâte \n  avec lesquelles ils furent dérobés. Des migrations de peuples \n  traversent le yiddish de bout en bout. Tout cet allemand, cet hébreu, \n  ce français, cet anglais ce slave, ce hollandais, ce roumain et même \n  ce latin, est gagné à l'intérieur du yiddish par la curiosité \n  et l'insouciance (...).\u003Cbr>\n  (...) A cela viennent encore s'ajouter les dialectes du yiddish, qui se déversent \n  dans cette formation philologique faite d'arbitraire et de lois. Car le yiddish \n  tout entier ne consiste qu'en dialectes, et même la langue écrite, \n  bien qu'on se soit en grande partie mis d'accord sur les règles d'écriture.\u003Cbr>\n  En vous disant tout cela, je pense, Mesdames et Messieurs, avoir provisoirement \n  convaincu la plupart d'entre vous que vous ne comprendrez pas un seul mot de \n  yiddish.\u003Cbr>\n  (...) Par chance, toute personne qui comprend l'allemand est aussi capable de \n  comprendre le yiddish. Considérée de loin - de très loin \n  bien entendu - l'intelligibilité du yiddish est constituée par \n  la langue allemande elle-même ; c'est là un avantage que l'allemand \n  a sur toutes les langues de la terre. En revanche, et à juste titre, \n  cela lui donne un désavantage. On ne peut pas, en effet, traduire le \n  yiddish en allemand. (...) Par la traduction française, par exemple, \n  le yiddish peut être transmis aux Français, par la traduction en \n  allemand, il est anéanti (...).\u003Cbr>\n  Pour que le yiddish vous soit tout à fait proche, il suffit que vous \n  méditiez le fait qu'en dehors de vos connaissances, il y a encore en \n  vous des forces qui sont actives, des rapports de forces qui vous rendent capables \n  de comprendre le yiddish en le sentant. C'est ici seulement que le commentateur \n  peut vous venir en aide, il le fait et vous rassure de telle sorte que vous \n  ne pouvez plus vous sentir à l'écart et que vous admettez qu'il \n  ne vous est plus permis de vous plaindre de ne pas comprendre le yiddish. C'est \n  l'essentiel, car avec chaque plainte, la compréhension prend la fuite. \n  Mais restez silencieux, et vous vous trouverez tout à coup au beau milieu \n  du yiddish. Et une fois que vous aurez été émus par lui \n  - car le yiddish est tout, le mot, la mélodie hassidique et la réalité \n  profonde de cet acteur juif lui-même - vous ne reconnaâ®trez plus \n  votre calme d'autrefois. C'est alors que vous serez à même d'éprouver \n  ce qu'est la vraie unité du yiddish, et vous l'éprouverez Si violemment \n  que vous aurez peur, non plus du yiddish, mais de vous.\u003Cbr>\n  Vous ne seriez pas capables de supporter cette peur, si le yiddish ne vous \n  communiquait aussitôt une confiance en vous-même qui peut tenir tête à \n  la peur et se montrer plus forte qu'elle. Jouissez-en comme vous le pourrez \n  ! Au cas où elle se perdrait, demain ou plus tard - et comment pourrait-elle \n  se maintenir au seul souvenir d'une unique soirée ? - Je vous souhaite \n  de pouvoir oublier aussi la peur. Car nous ne voulions pas vous punir.\u003C/i>\u003C/p>\n\u003Cp>Franz Kafka\u003Cbr>\n  (\u003Ci>Préparatifs de Noces à la Campagne\u003C/i>)\u003Cbr>\n\u003C/p>\n\u003Chr class=\"left50\">\n\n   \u003Ca id=\"l\">\u003C/a>\n   \u003Ca href=\"#sommaire\">\u003Cb>Retour au sommaire\u003C/b>\u003C/a>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">12. Lexique\u003C/h2>\n\u003Cp>Aleph Beit : Alphabet\u003Cbr>\n  Ashkénaze : A l'origine : \"Juif d'Allemagne\", puis \"Juif \n  originaire d'Europe Centrale\"\u003Cbr>\n  Bar Mitzva : Majorité religieuse\u003Cbr>\n  Bund : Parti socialiste révolutionnaire juif (1897)\u003Cbr>\n  Bubeleh : Poupon \"fils à maman\"\u003Cbr>\n  Casher : Jugé apte, pur\u003Cbr>\n  Chutzpa : Culot\u003Cbr>\n  Diaspora : Dispersion : \"Et vous serez répandus aux quatre coins \n  de la terre\"\u003Cbr>\n  Dibbouk : Démon, malin génie\u003Cbr>\n  Eretz : La Terre (Israël)\u003Cbr>\n  Feh : Beurk ! Pouah !\u003Cbr>\n  Galizianer : Galicien\u003Cbr>\n  Goï ou Goy : Gentil, non-juif\u003Cbr>\n  Galut : Exil\u003Cbr>\n  Gan Eden : Paradis\u003Cbr>\n  Gefullte-fish : Poisson farci (carpe)\u003Cbr>\n  Gesundheit : Santé\u003Cbr>\n  Gevalt ! : Quel malheur !\u003Cbr>\n  Golem : Grossier, sans forme, robot\u003Cbr>\n  Hanoucca : Inauguration, Fête des lumières\u003Cbr>\n  Hassid : Fervent, hassid\u003Cbr>\n  Heder : Salle d'études (jeunes enfants)\u003Cbr>\n  Hatikvah : Espérance (hymne israélien)\u003Cbr>\n  Israël : Etat du Proche-Orient\u003Cbr>\n  Israélien : Citoyen d'Israël, (juif, arabe, chrétien)\u003Cbr>\n  Israélite : De confession israélite\u003Cbr>\n  Juif : Qui appartient au peuple juif\u003Cbr>\n  Kaddish : Sanctification, prière des morts\u003Cbr>\n  Kabbale : Tradition mystique juive\u003Cbr>\n  Kibboutz : Communauté de vie et de production en Israël\u003Cbr>\n  Kiddouch : Bénédiction sur le vin\u003Cbr>\n  Kinder : Enfants\u003Cbr>\n  Le Haïm : à la vie, à votre santé\u003Cbr>\n  Luftmensh : Celui qui vit de l'air du temps\u003Cbr>\n  Mama Loshen : Langue maternelle\u003Cbr>\n  Menorah : Chandelier\u003Cbr>\n  Meshiah : L'Oint, le Messie\u003Cbr>\n  Matza : Pain azyme\u003Cbr>\n  Mazel tov : Bonne chance\u003Cbr>\n  Melamed : Maâ®tre d'école\u003Cbr>\n  Meshugge : Fou\u003Cbr>\n  Mezouzza : \"Tu écriras ces paroles sur les poteaux (Mézouzzot) \n  de ta maison\" (Deutéronome VI, 9)\u003Cbr>\n  Minian : 10 hommes réunis pour la prière\u003Cbr>\n  Mitzva : Commandement (613) - Bonne action\u003Cbr>\n  Oï. Veï is mir ! : Ouïe, pauvre de moi !\u003Cbr>\n  Pessah : Passage, épargné, Pâ¢ques\u003Cbr>\n  Pourim : Fête des Sorts (Esther)\u003Cbr>\n  Pilpoul : Arguties talmudiques, dialectique\u003Cbr>\n  Pletzl : Quartier juif\u003Cbr>\n  Rebbe : Rabbin\u003Cbr>\n  Rosh Hashana : 1er de l'An\u003Cbr>\n  Shabbes, Shabbat : Jour de repos de Dieu et des Hommes\u003Cbr>\n  Shlemiel : \"A côté de la plaque\"\u003Cbr>\n  Schmaltz : Douceur, graisse d'oie\u003Cbr>\n  Seder : Repas de Pâ¢que - La Cène\u003Cbr>\n  Sépharade : A l'origine : \"Juif d'Espagne\" puis \"Juif \n  originaire du bassin méditerranéen\"\u003Cbr>\n  Shadchen : Marieur, intermédiaire\u003Cbr>\n  Shalom Alechem : La paix soit avec vous\u003Cbr>\n  Shliemazel : Malchanceux\u003Cbr>\n  Schmatte : Chiffon\u003Cbr>\n  Schnorrer : Pique-assiette, mendiant professionnel\u003Cbr>\n  Schteltl : Petite ville juive\u003Cbr>\n  Shul : Ecole et/ou lieu de prières\u003Cbr>\n  Simhat Thora : La joie de la Loi\u003Cbr>\n  Succoth : Fête des Tabernacles\u003Cbr>\n  Talmud Thora : Etude de la Loi.\u003Cbr>\n  Tsadik : Juste\u003Cbr>\n  Tsoures : Soucis\u003Cbr>\n  Yeshiva : Séminaire\u003Cbr>\n  Yid : Juif\u003Cbr>\n  Yom Kippour : Jour de l'Expiation\u003C/p>\n  \n\u003Chr class=\"cent95\">\n\u003Ca id=\"progyid\">\u003C/a>\n \u003Cdiv class=\"navigblue\">\n   \u003Ca href=\"#brochure\">\u003Cb>Brochure de présentation\u003C/b>\u003C/a>\u003Cbr>\n   \u003Ca href=\"#progyid\">\u003Cb>Programme\u003C/b>\u003C/a>\n \u003C/div> \u003C!-- navig -->\n \u003Cbr class=\"clearall\">\n \u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">Programme des journées \u003Ci>\"L'Univers Yiddish\"\u003C/i>\u003C/h2>\n\n\u003Cp> \u003Cb>Un certain nombre de Juifs grenoblois sont nés en Europe centrale ou \n  bien ont des parents venus de Pologne, de Russie, etc. à l'heure des \n  grandes vagues d'antisémitisme. Etre Juif d'Europe Centrale, c'est avoir \n  été bercé par une langue où se mêlent l'hébreu \n  et l'allemand, c'est être héritiers d'une tradition où la \n  religion et la musique, le militantisme et l'humour servaient de remparts contre \n  l'adversité.\u003Cbr>\n  C'est cette \"\u003Ci>\u003Cb>mémoire yiddish\u003C/b>\u003C/i>\", profondément \n  blessée par le génocide nazi, mais toujours vivante, que la Maison \n  de la Culture, le Cercle Bemard Lazare-Grenoble, le Centre Culturel Juif et \n  le Club Edmond Fleg tentent d'évoquer aujourd'hui, à travers des \n  débats, des films, des concerts, des expositions, et même des recettes \n  de cuisine.\u003C/b>\u003Cbr>\n\u003C/p>\n\u003Ca id=\"macu\">\u003C/a>\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n \u003Cdiv class=\"navig6110\">\n  \u003Cdiv>\u003Ca href=\"#macu\">\u003Cb>A la maison de la culture\u003C/b>\u003C/a>\u003C/div> \n  \u003Cdiv class=\"threelines\">\u003C/div>\t \n  \u003Cdiv>\u003Ca href=\"#ailleurs\">\u003Cb>Et ailleurs\u003C/b>\u003C/a>\u003C/div> \n \u003C/div> \u003C!-- navig -->\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\t \n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">A la Maison de la Culture\u003C/h2>\n\u003Cp>Jusqu'au 15 février 1981 (heures d'ouverture de la Maison ; dans les halls)\u003C/p>\n  \u003Ca id=\"cjp\">\u003C/a>\n  \n  \u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>\u003Ci> Comme un juif en Pologne\u003C/i> : Film vidéo de Pierre Abou et Rachel Kamelgarn\u003C/b>\u003C/p>\n  \u003Cp class=\"pyellow\">Regarder le film\u003C/p>\u003Cp>\n   \u003C/p>\u003Cp>\n   \u003Cvideo controls=\"controls\">\n    \u003Csource src=\"/films/cjp.webm\" type=\"video/webm\">\n    \u003Csource src=\"/films/cjp.ogv\" type=\"video/ogg\"> \u003Cbr>\n    Si le film ne se lance pas, \u003Ca href=\"/films/cjp.webm\">cliquez sur /films/cjp.webm\u003C/a>\n   \u003C/video> \u003C/p>\n  \u003Cp>\u003Cb>Il a fallu attendre le prix Nobel attribué à \n  Isaac Bashévis Singer, \u003C/b>écrivain de langue yiddish, pour que soit \n  reconnue l'existence et la richesse d'une langue, d'une culture, d'un monde \n  jusqu'alors méprisés.\u003Cbr>\n  C'est ce monde que nous avons voulu capter.\u003Cbr>\n  Nous avons pris le parti d'aller voir ceux qui, nés dans ce monde, vivent \n  aujourd'hui à Grenoble, où les hasards de l'exil et de l'occupation \n  les ont conduits. Juifs anonymes, issus du peuple juif de Pologne, et de Russie, \n  ils sont les derniers à garder vivante en eux une part de ce passé \n  tragiquement privé de son avenir.\u003Cbr>\n  Leurs mémoires, concordantes ou discordantes, reconstituent pièce \n  à pièce, le puzzle de cette société, aux prises \n  avec l'évolution qu'imposaient les temps modernes d'une part, et le fait \n  minoritaire d'autre part.\u003Cbr>\n  Nous avons été touchés par l'émotion intense de \n  ces voix qui ne contrastent avec l'humour grinçant des anecdotes que \n  pour mieux souligner la subtilité de l'analyse que chacun fait de sa \n  situation à l'époque. Nous avons essayé, par la charge \n  affective des documents qui fixent visuellement le tableau évoqué, \n  d'ajouter encore à l'humanité, à l'appétit de vie \n  d'une communauté qui éclatent à chaque instant dans la \n  richesse et la chaleur des propos qui nous ont été confiés.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>P. Abou, R. Kamelgarn\u003C/b>\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Borvine Frenkel, \u003C/i>exposition de peintures\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">Le passé des communautés juives d'Europe orientale, \n  les petites villes depuis incendiées, détruites où vivaient \n  des hommes aux grands yeux pleins de songes, penchés sur les livres saints, \n  ce dont plus personne ne vous parle, illumine de sa tendre et nostalgique lumière \n  la peinture de Borvine Frenkel...\u003Cbr>\n  D'un tableau à l'autre, le même regard vous poursuit et vous parle \n  de ces temps où même la joie était inquiète, où \n  l'existence la plus incertaine reposait sur une loi indestructible et des coutumes \n  immuables.\u003Cbr>\n  Telle est la peinture de Borvine Frenkel et son mystère que, même \n  dans la solitude des paysages, l'angoisse vous guette... Peintures de l'inexprimable, \n  art de la suggestion, espaces hantés où parfois éclate \n  une tache rouge, un rouge unique, intense, profond, flamme vivace qui rejette \n  dans l'ombre le monde des apparences brâ»lantes et secrètes, secrètes \n  comme l'âme juive enfin libérée de la peur.\u003Cbr>\u003Cbr>\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Anna Langfus\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>\u003Ci> Bashevis Singer et quelques autres...\u003C/i>\u003C/b>\u003Cbr>\n Jeudi 5 et Samedi 7 février 1981 - 18 heures.\u003Cbr>\u003Cbr>\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Poèmes traduits du yiddish\u003C/i>\u003C/h3>\n \u003Cp class=\"psm\">lus par le groupe \"\u003Ci>\u003Cb>A Voix Haute\u003C/b>\u003C/i>\".\u003Cbr>\n\u003Ci>Improvisations musicales sur des thèmes traditionnels\u003C/i>.\u003Cbr>\n  Au piano, \u003Cb>Jo Anger - Weller\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>\"Les poètes yiddish ne sont point des régionalistes, \n  leur voix atteint à l'universalité. Ils prennent souche en Lithuanie, \n  en Russie, en Pologne, en Roumanie, pour aller vivre et mourir aux Etats-Unis, \n  au Canada, en Israël, en France, sur tous les continents, quand ils ne \n  périssent pas dans les camps hitlériens. Certains d'entre eux, \n  et non des moindres, au cours des \"purges\" de 1937, puis de la noire \n  période de 1948 à 1952, périssent dans les prisons de Staline.\u003Cbr>\n  Autodidactes en majorité, ils s'occupent le jour à des travaux \n  manuels, ils sont peintres, tailleurs, gantiers, ouvriers. Parfois, enseignants \n  ou journalistes. Exceptionnellement écrivains professionnels. La nuit \n  est leur domaine et leur refuge\".\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>in \"\u003Ci>Miroir d'un peuple\u003C/i>\" de Charles Dobzynski\u003C/b>\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Ne laissons pas les morts enterrer les morts\u003C/i>\u003C/h3>\n \u003Cp class=\"psm\">film de \u003Cb>Myriam Novitch\u003C/b>\u003C/p> \n (2 heures), dimanche 8 février-14 heures 30\n\u003Cp>Myriam Novitch est membre du Kibboutz \"\u003Cb>\u003Ci>Lohamet Haghetaot\u003C/i>\u003C/b>\" \n  (Les combattants des ghettos). Ancienne déportée, auteur de nombreux \n  livres sur l'univers concentrationnaire. \u003Cbr>\n  \"Un rescapé de l'enfer nazi, laissé à demi-mort par \n  80 coups, tente, en Israël, de raconter... Il ne sera pas cru; ce sera \n  pour lui le 81ème coup. Il s'agit d'un montage de documents d'archives. \n  La bande sonore est constituée par des récits de survivants ayant \n  témoigné au procès d'Eichmann\".\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Images de la vie juive en Europe de l'Est avant 1939\u003C/i>\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Mardi 10 février 1981-20 heures 30\u003C/b>.\u003C/p>\n\u003Cp>Le monde de Chagall a existé un jour. On pouvait le \n  rencontrer dans les bourgades juives d'Europe de l'Est avant le génocide. \n  Rachel Ertel, professeur à l'Université de Paris VII, tentera \n  de le faire revivre pour nous, à l'aide d'un montage de diapositives. \n  \u003Cbr>\n  Discussion avec Rachel Ertel et Wladimir Rabi, écrivain et journaliste.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Rencontre avec le peintre Borvine Frenkel\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Mercredi 11 février 1981-20 heures 30\u003C/b>\u003Cbr>\u003Cbr>\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Cb>\u003Ci>Judaisme et Révolution\u003C/i>\u003C/b>\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Jeudi 12 février 1981-20 heures 30\u003C/b> \u003Cbr>\n\u003Cb>Débat avec Henri Bulawsko, Henri Minczelès, \n  Moshe Zalcman et Roland Lewin.\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Depuis le milieu du XIXe siècle, le prolétariat \n  constitue la majorité de la population dans les bourgades juive de l'Europe \n  de l'Est. Il trouve son expression dans divers mouvements politiques et s'implique \n  directement dans la lutte contre le tsarisme. Ses organisations, telles que \n  le Bund, créé en 1897, le Poale-Zion, etc. jouent un rôle \n  capital dans la constitution du mouvement ouvrier de cette partie de l'Europe. \n  Les cadres du Bund sont parmi les fondateurs de ce qui deviendra plus tard le \n  parti social-démocrate russe. Le parti ouvrier sioniste impulsera le \n  mouvement kibboutzique. Ce sont cette pluralité et cette activité \n  politique que cette soirée-débat souhaite faire découvrir.\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Chants populaires yiddish\u003C/i> avec Talila et ses musiciens.\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Samedi 14 février 1981- 20 heures 45\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Le chant folklorique yiddish, colporté par les \"badkanim\", \n  poètes-troubadours, jongleurs de mots, est né en Europe de l'Est \n  au XVIIIe et au début du XIXe siècle. Il a eu pour terre natale \n  le \u003Cb>\u003Ci>Hassidisme\u003C/i>\u003C/b> - vaste mouvement religieux populaire - puis est \n  devenu peu à peu, le reflet d'un quotidien tout à la fois rude \n  et chaleureux. Les airs s'inspirent de la vieille liturgie juive et des folklores \n  locaux (russe, polonais, roumain, etc.).\u003Cbr>\n  Les paroles disent souvent la tendresse maternelle, le sourire d'un enfant, \n  la joie de l'étude ou le bonheur d'aimer. Mais elles disent aussi parfois \n  la peur, le brasier dans la nuit, la révolte ou la nostalgie d'un monde \n  qui n'est plus.\u003Cbr>\n  Talila, née après la dernière guerre, a choisi de renouer \n  avec ce \"\u003Cb>\u003Ci>miroir d'un peuple\u003C/i>\u003C/b>\" pour que les images qu'il \n  reflète ne s'estompent pas tout à fait.\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Cuisine yiddish au bar restaurant\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Dimanche 15 février 1981 à partir de 12 heures 30\u003C/b>\u003Cbr>\u003Cbr>\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Jean Caune dit Cholem Aleichem\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Dimanche 15 février 1981 à\u003C/b> 15 heures.\u003C/p>\n\u003Cp>\"\u003Cb>\u003Ci>Le rire c'est la santé, les médecins \n  prescrivent le rire\u003C/i>\u003C/b>\". Telle est, en quelque sorte, la profession \n  de foi de Cholem Aleichem, l'un des fondateurs de la littérature yiddish. \n  Cholem Aleichem signifie \"\u003Cb>\u003Ci>Paix sur vous\u003C/i>\u003C/b>\". En adoptant \n  comme pseudonyme cet antique salut, Cholem Rabinovitch, né en 1859 dans \n  un petit village d'Ukraine, se présente en témoin chaleureux et \n  ironique. Le regard qu'il jette sur la vie juive dans l'empire des Tsars participe \n  d'un humour doux-amer.\u003Cbr>\n  Le monde de Cholem Aleichem rappelle celui de Gogol, Tchékov ou Dickens. \n  Celui qu'on a appelé \"\u003Cb>\u003Ci>le Mark Twain juif\u003C/i>\u003C/b>\" a été \n  traduit dans presque toutes les langues : son personnage, Tévié \n  le laitier, qui cherche à marier ses filles, a été porté \n  au cinéma par Hollywood dans \"\u003Cb>\u003Ci>Le violon sur le toit\u003C/i>\u003C/b>\".\u003Cbr>\n  Jean Caune a choisi quelques monologues représentatifs de la galerie \n  de portraits qui parcourent l'oeuvre abondante de Cholem Aleichem. Mêlant \n  raillerie et tendresse, ils révèlent un écrivain universel \n  qui unit la tradition populaire d'Europe centrale à une inépuisable \n  tradition orale pluri-millénaire.\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Le Dibbouk\u003C/i>\u003C/h3> \n\u003Cp class=\"psm\">film de \u003Cb>Michel Waszynski\u003C/b> (Pologne, 1938) \u003Cbr>\nDimanche 15 février 1981 à 17 heures.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Film mystique et fantastique qui reprend la légende \n  dramatique yiddish écrite par Chalom Anski. \u003Cbr>\n  Hanan, pauvre étudiant de l'école talmudique d'une bourgade juive \n  d'Europe centrale, aime Lea, la fille du riche Sender. Mais Sender ne veut pas \n  de Hanan pour gendre. Hanan tente de forcer le destin en faisant appel à \n  la Kabbale. Il en meurt. Lea se marie, mais le jour de ses noces, elle est soudain \n  prise de convulsions et parle avec une voix d'homme. Le Dibbouk - âme \n  de Hanan - a pris possession de son corps. Film en yiddish, sous-titré.\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Récits d'Ellis Island\u003C/i>\u003C/h3> \n\u003Cp class=\"psm\">(1978 - 1980)\u003Cbr>\nDeux films \u003Cb>\"Mémoires\" et \"Traces\"\u003C/b> \n  de \u003Cb>Georges Pérec\u003C/b> et \u003Cb>Robert Bober\u003C/b>\u003C/p>\n  \u003Cb>Mardi 17 février 1981 - 20 heures 30\u003C/b>\u003Cbr>\n  La projection sera suivie d'une discussion avec \n  les réalisateurs.\n\u003Cp>De 1892 à 1924, près de 16 millions d'émigrants \n  en provenance d'Europe, chassés de leur pays natal par la misère, \n  la famine, l'oppression politique, religieuse ou raciale, passèrent par \n  Ellis Island, un â®lot de quelques hectares à quelques centaines \n  de mètres de la statue de la Liberté, où le Secrétariat \n  d'Etat à l'Immigration avait construit un centre d'accueil.\u003Cbr>\n  Parce qu'ils se sentent directement concernés et questionnés par \n  ce que fut ce gigantesque exil, les deux auteurs de ce film ont voulu essayer \n  de décrire ce qui reste aujourd'hui de ce lieu unique et recueillir les \n  traces de plus en plus rares qui demeurent dans la mémoire de quelques-uns \n  de ceux qui, au début du siècle, ont accompli ce voyage sans retour.\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Dans les halls de la Maison de la Culture \u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">seront présentés en permanence jusqu'au 15 février 1981\u003C/p>\n\u003Cul class=\"d\">\n  \u003Cli>une exposition de livres et de photographies ; \u003C/li>\n  \u003Cli>un montage de diapositives ; \u003C/li>\n  \u003Cli>ainsi que le film vidéo réalisé par P. Abou et R. Kamelgam.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\n\u003Ca id=\"ailleurs\">\u003C/a>\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n \u003Cdiv class=\"navig6110\">\n  \u003Cdiv>\u003Ca href=\"#macu\">\u003Cb>A la maison de la culture\u003C/b>\u003C/a>\u003C/div> \n  \u003Cdiv class=\"threelines\">\u003C/div>\t \n  \u003Cdiv>\u003Ca href=\"#ailleurs\">\u003Cb>Et ailleurs\u003C/b>\u003C/a>\u003C/div> \n \u003C/div> \u003C!-- navig -->\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\t \n\n \u003Ch2 class=\"h2title\">Ailleurs\u003C/h2>\n \u003Ch3 class=\"h3emph\"> \u003Ci>Etre juif polonais né en France\u003C/i>\u003C/h3>\n \u003Cp class=\"psm\">\n \u003Cb>Jeudi 29 janvier 1981 - 21 heures - Maison du Tourisme\u003C/b>\u003Cbr>\n Rencontre avec : \u003Cb>Alain Finkielkraut, Luc Rosenzweig et Paul Fuks.\u003C/b>\u003Cbr>\u003Cbr>\u003C/p>\n\n  \u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Ci>Réfugié provenant d'Allemagne, apatride d'origine polonaise\u003C/i>\u003C/h3>\n  \u003Cp class=\"psm\"> film de \u003Cb>Robert Bober\u003C/b>\u003Cbr>\n  \u003Cb>Jeudi 5 février 1981 - 20 heures 30\u003C/b> - Maison de Quartier - Villeneuve\u003C/p>\n  \u003Cp>Robert Bober a fait avec ce film un voyage que toute une génération \n  aurait souhaité faire, un voyage au bout de sa mémoire. Fils d'immigrés \n  d'Europe de l'Est, il est retourné en Pologne dans la ville de son père, \n  Radom, quelque part entre Varsovie et Cracovie. Alors qu'avant la guerre, Radom \n  comptait quelques milliers de Juifs, il n'en reste plus qu'une petite poignée. \n  Bober les a rencontrés, mais il a aussi rencontré dans les rues \n  de Radom les ombres du passé.\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Fête yiddish (musique et buffet)\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Samedi 7 février 1981 - 21 heures - Centre Culturel Juif ()\u003C/b>\u003Cbr>\u003Cbr>\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Le hassidisme, un aspect du judaïsme religieux\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Lundi 9 février 1981 - 20 heures 30 - Centre Culturel Juif\u003C/b>\u003Cbr>\navec Arnold Mandel, écrivain et journaliste\u003C/p>\n\u003Cp>Le Hassidisme (de l'hébreu Chassid : pieux) est né \n  en Pologne vers le milieu du XVIIe siècle, alors que les Juifs de l'Est \n  venaient de connaître des jours très sombres. Il s'agit de l'un \n  des courants les plus attachants du judaisme religieux. On peut le définir \n  comme un immense élan populaire vers le sacré. Mais ce sacré \n  habite beaucoup plus le quotidien que les livres. On rencontre Dieu dans lajoie, \n  la musique, la danse, on interpelle Dieu, on le prend à partie, il est \n  le partenaire d'un dialogue et non une abstraction. Le Hassidisme existe encore \n  aujourd'hui à Jérusalem, New-York, Anvers, etc. Il connaâ®t \n  même une certaine renaissance aux Etats-Unis et en Israël. Arnold \n  Mandel, journaliste, écrivain, auteur de plusieurs ouvrages consacrés \n  au Hassidisme, tentera de définir ce mouvement pour lequel \"\u003Ci>le \n  monde est plein de merveilles\u003C/i>\" (formule de \u003Cb>Baal Chem-Tov\u003C/b>, fondateur \n  du Hassidisme).\u003C/p>\n\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">Gravures de Roland Grunberg\u003C/h3>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>Jusqu'au 15 février 1981 - Centre Culturel Juif \u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Roland Grunberg, nait en 1933 à Strasbourg de parents \n  immigrés d'Europe orientale. Il exerce en professionnel la psychothérapie, \n  le conseil d'entreprise et l'animation de stages de formation. Il prend aussi \n  le temps de dessiner et de graver. Plus de 200 expositions en 21 ans ont amené \n  les images fantastiques de Roland Grunberg devant les publics d'Israél, \n  d'Asie du Sud-Est, d'Amérique, d'Europe de l'Est et de l'Ouest. Sa première \n  exposition à Grenoble date de 1959 Roland Grunberg réalisait alors \n  pour la salle Jay les décors et costumes de la création des Aïeux \n  de Miczkiewicz. Sa dernière exposition dans notre ville remonte au Festival \n  de Science Fiction en 1974. L'exposition actuelle présentera une quarantaine \n  d'images qui constituent la rencontre entre des poètes et chants yiddish \n  et des thèmes talmudiques et hassidiques.\u003C/p>\n  \u003Cimg class=\"rg\" src=\"/3/1/0/imagesante99/camps.jpg\" alt=\"Camps par Roland Grünberg\">\n  \u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>camps\u003C/b>\u003C/p>\n\n\u003Ch2 class=\"h2title\">A cet ensemble de manifestations, il faut ajouter\u003C/h2>\n\u003Cdiv class=\"oneline\">\u003C/div> \n   \u003Cul class=\"s\">\n    \u003Cli>\u003Cb>Une autre exposition\u003C/b> : \u003Cb>\u003Ci> Histoire des Juifs en Dauphiné\u003C/i>\u003C/b> (Médiathèque de la Villeneuve, jusqu'au 15 février 1981);\n    \u003Cdiv class=\"oneline\">\u003C/div>\u003C/li>\n\t\u003Cli>\u003Cb>La projection au Cinéma Dauphins\u003C/b> (dans la semaine du 4 au 11 février 1981) de deux films : \n     \u003Cul class=\"dsmall\">\n      \u003Cli>\u003Ci>\u003Cb>Hester Street\u003C/b>\u003C/i> et \u003C/li>\n      \u003Cli>\u003Ci>\u003Cb>Le Chanteur de Jazz \u003C/b>\u003C/i>\u003C/li>\n     \u003C/ul>\n\t\u003Cdiv class=\"oneline\">\u003C/div>\u003C/li>     \n    \u003Cli>\u003Cb>ainsi que la lecture par Jean Caune\u003C/b> d'extraits de contes de Cholem Aleichem au CES de la Villeneuve de Grenoble (le 29 janvier 1981).\u003C/li>\n   \u003C/ul>\n   \u003Ca href=\"#top\">\u003Cimg class=\"arrow\" src=\"images/arrw06b.png\" alt=\"Haut de page\">\u003C/a>","1981-02-14T02:00:00.000Z",null,{"id":12,"name":13,"slug":13,"description":10,"color":10},"pso61k79tvcd23o88zpeyo9g","1981-1998",{"url":15,"alt":16,"width":17,"height":18},"https://res.cloudinary.com/dlnfr74w6/image/upload/v1772905959/yiddwelt_7c7a31341e.jpg","",1698,2569,"2026-03-07T19:52:42.147Z",1775484747982]