[{"data":1,"prerenderedAt":15},["ShallowReactive",2],{"event-rqyb41tdcleo5yi7fpfdnuzp":3},{"id":4,"title":5,"slug":6,"description":7,"content":8,"date":9,"endDate":10,"category":11,"location":-1,"image":-1,"ticketUrl":10,"price":10,"createdAt":14,"updatedAt":14},"rqyb41tdcleo5yi7fpfdnuzp","Table ronde : Les communautarismes","table-ronde-les-communautarismes","Le Cercle Bernard Lazare-Grenoble et SOS-Racisme","\u003Ca id=\"top\">\u003C/a> \n\u003Ch1 class=\"h1title\">Table ronde : \u003Ci>Les communautarismes\u003C/i>\u003C/h1>\n\u003Cimg class=\"floatleft\" src=\"/logos/cbl.jpg\" alt=\"Logo CBL-G\" style=\"width:16%\">\n\u003Cimg class=\"floatleft\" src=\"/logos/sos.jpg\" alt=\"Logo Sos-racisme\" style=\"width:10%\"> \n\u003Cimg class=\"floatleft\" src=\"/logos/vdg.jpg\" alt=\"Logo Ville de Grenoble\" style=\"width:15%\">\n\u003Cbr class=\"clearall\">\n\u003Ch2 class=\"h2emph\">Compte-rendu de la table ronde organisée par\u003C/h2>\n\u003Cp>\u003Cb>Le Cercle Bernard Lazare-Grenoble et SOS-Racisme\u003C/b>\u003C/p> \n   dans le cadre de la semaine \u003Cbr>\n\u003Ch3 class=\"h3emph\">\u003Cb>\u003Ci>Grenoble contre le racisme et pour l'égalité\u003C/i>\u003C/b>\u003C/h3>\n   initiée par la Ville de Grenoble\u003Cbr>\n\u003Cp>\u003Cb>Maison des Associations, samedi 18 mars 2006\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cdiv class=\"oneline\">\u003C/div>\n\u003Cp class=\"psm\">\u003Cb>\u003Ci>Entre la communauté politique et ses membres individuels, il y a toujours eu \ndes communautés intermédiaires structurant le tissu social : familles, ethnies, \nsyndicats, communautés confessionnelles, partis politiques... \nLe communautarisme, c'est la tendance à privilégier l'appartenance à l'une ou l'autre \nde ces communautés au détriment de l'appartenance à la communauté politique globale.  \nLa remise en cause du rôle social de l'Etat et la dégradation des services publics \nconstituent un terrain favorable au développement des communautarismes. \u003C/i>\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp class=\"floatright\">\u003Cb>Mohamed-Shérif Ferjani, professeur à l'U2 de Lyon\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cbr class=\"clearall\">\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>\n\u003Cp>Une cinquantaine parmi les 35 000 manifestants anti-CPE a rejoint le public de la table ronde organisée \npar le \u003Cb>Cercle Bernard Lazare-Grenoble\u003C/b> et \u003Cb>SOS-Racisme\u003C/b> sur \u003Cb>\u003Ci> Les communautarismes \u003C/i>\u003C/b>\u003Cbr> \navec\u003C/p> \n\u003Cul class=\"dpo\">\n  \u003Cli>\u003Cb>Dominique Sopo\u003C/b>, Président de SOS-Racisme\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Saïd Bouaïssi\u003C/b>, membre du bureau de « La paix maintenant » et signataire du \u003Ci>Manifeste des Libertés\u003C/i>\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Joëlle Bordet\u003C/b>, psychosociologue\u003C/li>\n  \u003Cli>\u003Cb>Alain Geismar\u003C/b>, conseiller à la mairie de Paris\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>L'expression des communautarismes trouve aujourd'hui son terreau et son alibi dans la violence des rapports \nsociaux et politiques, de plus en plus manifeste depuis le début des années 2000. \u003Cbr>\nAndré Malraux nous promettait un XXIème siècle dominé par la spiritualité. \u003Cbr>\nLa réalité d'aujourd'hui est celle des intégrismes.\u003Cbr> \nLe choix de nos invités a été motivé par la volonté d'analyser cette situation dans un esprit militant.\u003C/p>\n\n\u003Cb>Des différentes interventions, nous avons retenu les points suivants :\u003C/b>\n\n\u003Cul class=\"dpo\">\n \u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>Dominique Sopo\u003C/b>, président de SOS-racisme, a expliqué que l'appartenance, fondamentalement citoyenne, \n    à une ou plusieurs communautés est à la fois un fait, un droit et vraisemblablement une nécessité. \n    Cette appartenance, ou ces appartenances, comme le précisera Saïd Bouaïssi, doivent être distinguées absolument \n    du communautarisme, dérive qui consiste à donner la priorité à l'appartenance communautaire sur l'appartenance \n    républicaine.\u003C/p> \n    \u003Cp>Ce communautarisme s'exprime\n   \u003C/p>\u003Cul class=\"c\">\n    \u003Cli> soit par la séparation et l'enfermement, en considérant l'ensemble du monde extérieur à la communauté comme hostile, voire dangereux.\u003C/li>\n    \u003Cli> soit par la volonté d'imposer à tous les règles, lois et modes de contrôle communautaires. Ce communautarisme alors se caractérise \n        par la désignation d'un ennemi extérieur, et pour le combattre, il forme des « alliances de haine » et non de fraternité.\u003C/li>\n   \u003C/ul>\n  \u003Cp> Ces dérives communautaires sont en contradiction absolue avec la laïcité\u003C/p>\n \u003C/li>\n \u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>Saïd Bouaïssi\u003C/b> a voulu rappeler le contexte historique du communautarisme arabo-musulman : \n    dès la fin du XIXème siècle, l'idéologie panarabe a inventé l'anti-occidentalisme, relayé au milieu du XXème siècle \n    par les Etats arabes qui venaient d'acquérir leur indépendance. Cette idéologie a trouvé, dans une France \n    ressentie à la fois comme généreuse et raciste, un terrain favorable auprès des courants anti-impérialistes et \n    anticolonialistes. Ceci produit un mélange détonant que nous pouvons observer aujourd'hui, par exemple sur \n    le terrain antiraciste où, à un antiracisme généreux se mêlent des manifestations racistes les plus variées, \n    comme le racisme à rebours, la judéophobie etc.\u003C/p> \n   \u003Cp>La discussion s'est ensuite déplacée vers la «&nbsp;révolte&nbsp;», les «&nbsp;émeutes&nbsp;», la «&nbsp;crise&nbsp;», les «&nbsp;événements&nbsp;» \n    des banlieues, chacun avec son vocabulaire orientant de manière différente le regard sur le sujet.\u003C/p>\n \u003C/li>\t\n \u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>Alain Geismar\u003C/b> a rappelé que dans les années 60, les banlieues étaient encadrées par le PCF, la CGT et les services \n    sociaux. Aujourd'hui, avec la perte d'influence du PCF, ce maillage social s'est délité, et il ne reste plus \n    de la République que des élus. Dans le vide laissé par les services sociaux laïques et la République, \n    les mouvements islamistes ont pu s'introduire et proposer une identité de substitution, religieuse et offensive. \n    L'épisode de novembre 2005 devrait plutôt être compris comme une demande désespérée pour « plus de République » \n    et non pas tant comme un rejet de la République.\u003C/p>\n \u003C/li>\n \u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>Joëlle Bordet\u003C/b> a parlé de son travail, dans les banlieues, depuis 30 ans, en France et dans le monde. \n    Elle a expliqué qu'il y avait des réalités très diverses, mais que la première demande des jeunes était celle \n    d'un statut social autonome. Elle a pointé le dramatique déficit de prise en compte de la réalité de terrain, \n    et le cumul des histoires familiales, sociales, personnelles. Elle a travaillé sur le phénomène de repli, \n    en relation avec la crise d'identité à l'adolescence et l'image que le jeune reçoit de lui-même. \n    Elle a également indiqué qu'il n'y avait pratiquement plus aucune écoute concernant les travaux des chercheurs \n    dans les cabinets politiques, et que, quand c'était le cas, ce n'était en rien pour servir la compréhension, \n    mais uniquement la communication. Avec de nouveaux moyens, le pouvoir politique pourrait mobiliser les forces \n    politiques et culturelles afin de combler le déficit de « République »\u003C/p>\n \u003C/li>\n\u003C/ul> \n\u003Cp>La diversité des approches du phénomène communautariste a été particulièrement manifeste à l'occasion de \nla discussion ouverte avec Dominique Sopo, sur la liberté d'expression et de publication de caricatures. \u003Cbr>\n« S'il n'y a pas de blasphème, il n'y a pas de critique, et s'il n'y a pas de critique, il n'y a pas de progrès ».\u003Cbr>  \nUn représentant du courant écologiste a témoigné des hésitations entre des conceptions contradictoires \nde la laïcité au sein des Verts. C'est un débat qui agite la gauche tout entière. Un exemple de ces confusions \nest la surdité collective des participants au Forum Social Européen de Londres, subjugués par Tariq Ramadan.\u003Cbr>\nAlain Geismar a rappelé l'anathème lancé par certains courants catholiques intégristes contre une affiche de film \njugée blasphématoire. Il a dit qu'il serait descendu dans la rue si on avait voulu interdire la publication \ndes caricatures. Il a cependant estimé que dans le climat actuel, il ne les aurait peut-être pas publiées \ns'il avait été un responsable de presse, car elles servaient plutôt la cause des islamistes. \nPlusieurs semaines après la publication de ces caricatures au Danemark, les islamistes s'en sont en effet emparés \ncomme prétexte pour brandir les drapeaux de guerre de leur cause.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Ce qui apparaît finalement, c'est la nécessité de construire des ponts entre communautés, et l'affirmation sur \n   le terrain d'une présence républicaine positive, et pas seulement répressive. \u003Cbr>\n\u003Cb>Selon Alain Geismar, \u003Ci>« Les tensions et le communautarisme sont solubles dans la démocratie française. »\u003C/i>\u003C/b>\u003C/p>   \n\u003Ca href=\"#top\">\u003Cimg class=\"arrow\" src=\"images/arrw06b.png\" alt=\"Haut de page\">\u003C/a>","2006-03-17T02:00:00.000Z",null,{"id":12,"name":13,"slug":13,"description":10,"color":10},"aqpmhj0lpw1cyvyg5akol7pr","2006","2026-03-07T19:52:10.924Z",1775484747816]