[{"data":1,"prerenderedAt":15},["ShallowReactive",2],{"event-v7uzr1ppzylqlss90h2rhtuy":3},{"id":4,"title":5,"slug":6,"description":7,"content":8,"date":9,"endDate":10,"category":11,"location":-1,"image":-1,"ticketUrl":10,"price":10,"createdAt":14,"updatedAt":14},"v7uzr1ppzylqlss90h2rhtuy","Journée internationales des femmes  Promotion des femmes et Promotion de la paix au Proche Orient","journee-internationales-des-femmes-promotion-des-femmes-et-promotion-de-la-paix-au-proche-orient","Samedi 8 mars 2003, journée internationale des femmes","\u003Ca id=\"top\">\u003C/a> \n\u003Ch1 class=\"h1title\">Journée internationales des femmes \u003Cbr> \u003Ci>Promotion des femmes et Promotion de la paix au Proche Orient\u003C/i>\u003C/h1>\n\u003Cp>Samedi 8 mars 2003, journée internationale des femmes\u003C/p> \n\u003Cp>avec \u003Cb>\u003Ci> Myriam Dagan et Sana'a Watad\u003C/i>\u003C/b>\u003Cbr>\nde \u003Cb>Givat-Haviva (Israël\u003C/b>), le Centre judéo-arabe pour la paix, lauréat du prix UNESCO 2001 pour l'éducation à la paix\u003C/p>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n \u003Cli>\u003Ch2 class=\"h2emph\">De 11h à 13h Séminaire de travail à l'Ecole de la Paix\u003C/h2>\n     7 rue très Cloîtres, Grenoble (Tram : Notre Dame-Musée)\u003Cbr>\n  \u003Cp>\u003Cb>Myriam Dagan et Sana'a Watad présentent leur travail à Givat Haviva : mise en scène par le théâtre de la situation concrète des femmes dans la société, \n      insertion sociale, formations professionnelles, accompagnements, en vue de l'émancipation des femmes\u003C/b>\u003C/p>\u003C/li>\n \u003Cli>\u003Ch2 class=\"h2emph\">A 18h00 Rencontre-Débat au Petit Théâtre\u003C/h2>\n     4 rue Pierre Duclot, Grenoble (Tram : Sainte Claire-Les Halles)\u003Cbr>\n  \u003Cp>\u003Cb>Rencontre avec deux femmes citoyennes d'Israël, l'une juive, l'autre musulmane, \n     qui travaillent ensemble pour une compréhension mutuelle des sociétés arabe et juive en Israël, \n     qui luttent pour les droits de l'homme, et pour l'égalité hommes / femmes\u003C/b>\u003C/p>\n \u003C/li>\n\u003C/ul>\n\n\u003Ch3 class=\"h3title\">Rencontre avec deux femmes citoyennes d'Israël, l'une juive, l'autre musulmane : Compte-rendu\u003C/h3>\n\n\u003Cp>En début de journée, un hommage, suivi d'une \n  minute de silence, a été rendu aux deux jeunes israéliens, \n  participant à un projet de Givat Haviva pour la coexistence entre Juifs \n  et Arabes israéliens, tués lors de l'attentat-suicide palestinien \n  ayant pris pour cible un bus de la ville de Haïfa desservant les lycées \n  et les facs.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>1. JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>A l'occasion de la Journée internationale des femmes, le Cercle Bernard Lazare \n  - Grenoble a accueilli Sana'a Watad et Myriam Dagan de Givat Haviva, Israël. \n  Après leur participation à une rencontre organisée par \n  les Amis de Shalom Akhshav-Paris, Myriam et Sana'a ont participé à \n  deux rencontres grenobloises soutenues par le Cercle Bernard Lazare-Grenoble, \n  l'Ecole de la Paix, SOS-Racisme, le Créarc (Centre de création, \n  de recherche et des cultures), Amal (Association maghrébine et de coopération \n  culturelle), la Ville de Grenoble et le Conseil Général de l'Isère. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>A l'Ecole de la Paix, samedi 8 mars 2003 de 11h à \n  13h, un séminaire de travail avait pour thème \" La promotion \n  des femmes, la promotion de la paix, au Proche Orient \". Myriam Dagan et \n  Sanaa Watad étaient invitées à présenter leur travail \n  à Givat Haviva : mise en scène par le théâtre de \n  la situation concrète des femmes dans la société, insertion \n  sociale, formations professionnelles, accompagnements, en vue de l'émancipation \n  les femmes. \u003C/p>\n\u003Cp>Au Petit Théâtre, samedi 8 mars à 18 heures, \n  Myriam et Sana'a participaient à un débat \" Femmes citoyennes, \n  arabe et juive en Israël \" permettant à un large public une \n  rencontre avec deux femmes citoyennes d'Israël, l'une juive, l'autre musulmane, \n  qui travaillent ensemble pour une compréhension mutuelle des sociétés \n  arabe et juive en Israël, qui luttent pour les droits de l'homme, et pour \n  l'égalité hommes / femmes.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cbr>\n  \u003Cb>2. \u003Ca href=\"https://www.lapaixmaintenant.org/givat-haviva-l-education-est-la/\">GIVAT HAVIVA\u003C/a>\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Givat Haviva est un centre de documentation, de recherche et \n  d'éducation fondé en 1949 par la fédération des \n  kibboutz Artzi. Le campus se trouve dans la région du Triangle, soit \n  au nord de la plaine du Sharon (à l'est de Hadera, Israël). \u003C/p>\n\u003Cp>Givat Haviva a pour mission de traiter les enjeux majeurs auxquels \n  doit faire face la société israélienne, ainsi que d'encourager \n  et de favoriser les initiatives éducatives et les travaux de recherche \n  et d'intérêt communautaire dans les domaines de la promotion d'une \n  culture de la paix, de la démocratie, de la coexistence, de la tolérance \n  et de la solidarité sociale.\u003C/p>\n\u003Cp>Plus de 50.000 enfants, jeunes et adultes israéliens \n  et étrangers participent chaque année à des séminaires, \n  ateliers, cours, conférences et autres projets organisés par Givat \n  Haviva. Ces évènements se situent dans les champs éducatifs, \n  académiques ou professionnels.\u003C/p>\n\u003Cp>Givat Haviva comprend plusieurs départements. Notamment, \n  fondé en 1963, le Centre judéo-arabe pour la paix est une des \n  plus anciennes et des plus éminentes institutions de ce type. Le lien \n  commun entre toutes les actions menées par le centre est d'une part la \n  lutte pour de meilleures relations entre les citoyens juifs et arabes, une meilleure \n  compréhension des fondements de la démocratie et les droits civiques \n  en Israël, et d'autre part, la construction de 'ponts' avec les voisins \n  arabes de l'état d'Israël. En son sein, nos invitées s'impliquent \n  notamment dans le Département d'Education et le Centre des femmes \n  (Noa et Nuha)\u003C/p>\n\n\u003Cp>\u003Cb>3. LA RENCONTRE\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Sana'a et Myriam étaient spécialement conviées \n  à nous présenter leur travail en tant qu'acteurs israéliens \n  du secteur social et de la promotion des femmes. Néanmoins, le public \n  a rapidement orienté le débat sur un terrain plus politique, notamment \n  sur le conflit entre l'Etat d'Israël, les Territoires Palestiniens \n  et le Monde Arabe. On aura pu noter parfois de la part du public une confusion \n  entre citoyens arabes d'Israël et Palestiniens des territoires (qui ont \n  une nationalité jordanienne ou palestinienne), ce qui conduisait à \n  demander à Sana'a de s'exprimer sur l'Autorité Palestinienne. \n  N'habitant pas elle-même dans les territoires et n'étant pas administrée \n  par cette Autorité, Sana'a s'est déclarée plus apte et \n  plus autorisée à discuter de son pays et de son gouvernement, \n  à savoir Israël, et préférait ne pas parler au nom \n  de résidents de la Cisjordanie ou de la Bande de Gaza. \u003C/p>\n\u003Cp>Cela dit, les deux intervenantes reconnaissent que la situation \n  régionale conflictuelle, la campagne sanglante d'attentats--suicides \n  visant des civils israéliens menée par des organisations palestiniennes, \n  la sévérité de la répression israélienne \n  ainsi que la faillite d'une résolution politique du conflit (occupation, \n  dysfonctionnement de l'autorité palestinienne...) ont des répercutions \n  très négatives sur le travail de centres bi-communautaires comme \n  Givat Haviva. Néanmoins, malgré la deuxième Intifada ou \n  la répression militaire de manifestations de citoyens arabes israéliens \n  en faveur de la lutte palestinienne, chacun tente de tenir bon et de garder, \n  au final, le cap de la compréhension mutuelle et de l'intérêt \n  commun, notamment la promotion des femmes pour la promotion de la paix (intérieure \n  et régionale).\u003C/p>\n\u003Cul class=\"dpo\">\n \u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>3.1 Les intervenantes\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Myriam Dagan est citoyenne franco-israélienne. Elle \n  est originaire de Saint-Etienne et vit en Israël depuis une vingtaine \n  d'années. Elle appartient à la \" catégorie communautaire \n  israélienne \" dite de nationalité (au sens ethno-culturel), \n  culture et religion juives, rassemblant les citoyens dits \" Juifs israéliens \n  \".\u003C/p>\n\u003Cp>Sana'a Watad est citoyenne israélienne. Elle est originaire \n  de la région dite du Triangle, région qu'elle n'a quittée \n  que provisoirement pour poursuivre des études à Jérusalem. \n  Elle appartient à la \" catégorie communautaire israélienne \n  \" dite de nationalité palestinienne (au sens ethno-culturel), de \n  culture arabe et de religion musulmane, rassemblant les citoyens dits \" \n  Arabes israéliens \" ou \" Palestiniens d'Israël \".\u003C/p>\n\u003Cp>Myriam parle couramment le français, l'hébreu \n  et l'anglais. Sana'a parle couramment l'arabe, l'hébreu et l'anglais. \n  Pour faciliter leur communication, il a été convenu que les deux \n  intervenantes puissent s'exprimer dans leurs langues maternelles. Myriam s'est \n  donc exprimé en français. Sana'a, quant à elle, s'est exprimée \n  en arabe. La traduction fut assurée par Ahmad Bsiesy, professeur de physique \n  à l'Université Joseph Fourier, franco-palestinien de Bethléhem \n  dont la famille est originaire d'un village palestinien à l'ouest de \n  Jérusalem, et membre notamment de l'Association France-Palestine Solidarité.\u003C/p>\u003C/li>\n \u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>3.2 Financement du Centre Givat Haviva\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Le campus appartient à la fédération des \n  kibboutz Artzi. Compte tenu de la situation économique générale \n  des kibboutzim israéliens, la fédération n'est en mesure \n  d'apporter qu'un soutien financier minime au centre. \u003C/p>\n\u003Cp>En raison de ses activités éducatives, le centre \n  bénéficiait auparavant de subventions gouvernementales au titre \n  des lignes budgétaires affectées à l'éducation à \n  la paix et à la démocratie. Les derniers gouvernements ont transféré \n  l'essentiel de ces sommes sur une autre ligne, à savoir celle affectée \n  à l'enseignement du sionisme et du judaïsme. \u003C/p>\n\u003Cp>De ce fait, le centre vit essentiellement de dons privés, \n  essentiellement étrangers. Dans la mesure du possible, chacun est invité \n  à favoriser et encourager ces dons. Très peu de financement provient \n  de la France.\u003C/p>\u003C/li>\n \u003Cli>\u003Cp> \u003Cb>3.3 Indépendance\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Mis à part leur dépendance financière, \n  Myriam et Sana'a déclarent pouvoir travailler en toute liberté \n  et ne subir de pressions de nulle part.\u003C/p>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>3.4 Mode de travail et objectifs\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>Le centre s'implique spécialement dans la formation \n  des femmes en travail social d'intérêt communautaire. L'idée \n  est de former des \" multiplicateurs \". Chaque personne formée \n  tendant à son tour à former ses interlocutrices au niveau communautaire. \n  La base de cette action repose sur le constat de l'implication quasi-inexistante \n  des femmes dans le processus politique d'une part, et les difficultés \n  de coexistence entre les communautés israéliennes et l'échec \n  de la paix au Proche-Orient d'autre part. Givat Haviva est convaincu que la \n  situation serait différente et certainement meilleure si les femmes étaient \n  plus impliquées. C'est pourquoi l'émancipation des femmes et la \n  citoyenneté active sont les objectifs recherchés par le centre.\u003C/p>\n\u003Cp>Compte tenu du caractère multiculturel de la société \n  israélienne, de la répartition géographique des communautés \n  (mixité observée seulement pour quelques grandes villes), l'identité \n  et les enjeux propres à chaque communauté, et les tensions possibles \n  entre les communautés selon la situation politique régionale, \n  chaque femme formée intervient dans sa communauté. Cependant, \n  des rencontres bi-communautaires sont régulièrement organisées.\u003C/p>\n\u003Cp>Du point de vue de la promotion de la paix et de la compréhension \n  mutuelle, l'idée est \" d'élargir la fenêtre d'où \n  l'on voit le monde \". A la question \" comment faire, sur quelle \n  vérité se baser ? quelle est LA vérité ? \", \n  Myriam répond par la pluralité des vérités. Il n'existe \n  pas UNE vérité mais DES vérités toutes aussi vraies. \n  C'est notamment la connaissance, la compréhension et l'acceptation des \n  CES vérités qui permet d'approcher l'Autre et de dépasser \n  les tensions et les préjugés. Sur la création de l'état, \n  la notion d'émancipation, de libération, de joie et d'indépendance \n  que cela signifie VRAIMENT pour une grande partie des citoyens n'est pas à \n  opposer à la notion de catastrophe ou de tristesse que cela peut signifier \n  pour d'autres citoyens. Ces deux réalités sont vraies et, non \n  pas à renvoyer dos à dos ou à nier (dans un sens comme \n  dans l'autre), mais à accepter pour dépasser leur antagonisme \n  et comprendre l'Autre. A ce titre, les intervenantes déplorent \n  que l'apprentissage de l'histoire du judaïsme et du sionisme soient obligatoires \n  pour les écoliers arabes israéliens mais que peu de place est \n  faite dans l'enseignement destiné aux écoliers juifs israéliens \n  sur l'histoire propre des arabes palestiniens d'Israël, ceci n'aidant pas \n  à la compréhension mutuelle et au sentiment de reconnaissance. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>De même, des inégalités linguistiques persistent \n  en raison d'un manque de volonté politique. Bien qu'officiellement, conformément \n  aux valeurs fondatrices de l'état, l'hébreu et l'arabe soient \n  les deux langues officielles de statuts identiques du pays, il se trouve, que \n  la situation pratique est différente et source d'inégalité. \n  L'arabe n'est, par exemple, deuxième langue de personne. Les écoliers \n  juifs israéliens ont pour langue maternelle l'hébreu. Leur deuxième \n  langue est l'anglais, nécessaire notamment à la poursuite d'étude \n  ou à l'insertion professionnelle. L'arabe est obligatoirement enseigné \n  mais peu et tardivement au cours de la scolarité et ne compte pas suffisamment \n  dans le cursus scolaire pour être réellement appris. A l'inverse, \n  les écoliers arabes israéliens ont pour langue maternelle l'arabe. \n  L'hébreu leur est enseigné à l'école dès \n  le plus jeune age de sorte qu'ils sont normalement bi-lingues et que l'hébreu \n  constitue leur deuxième langue. De ce fait, l'anglais n'est que leur \n  troisième langue. Comme on connaît toujours moins une troisième \n  langue qu'une deuxième, cela crée des inégalités \n  entre étudiants Juifs israéliens et Arabes israéliens lors \n  d'études universitaires ou de recherche d'emploi. \u003C/p>\n\u003Cp>Les intervenantes pencheraient davantage vers une situation \n  ou les deux premières langues de chacun soit l'hébreu et l'arabe. \n  De façon générale, les intervenantes regrettent le peu \n  place qui est fait aux cultures orientales (arabes, séfarades...) \n  par rapport à l'apport européen. Compte tenu des tensions régionales \n  et l'implantation géographique du pays (Moyen-Orient) ceci serait pourtant \n  certainement facteur d'une meilleure intégration. Pour cette raison, \n  le centre dispense des formations d'apprentissage des langues.\u003C/p>\n\u003Cp>Du point de vue de l'émancipation des femmes et de leur \n  implication citoyenne, le centre s'efforce de rassembler de façon originale \n  trois caractéristiques normalement assurées par des organismes \n  différents, à savoir la transmission d'un savoir académique \n  sur le travail social et la condition féminine (généralement \n  dispensé dans les universités israélienne), d'un savoir-faire \n  pratique en tant que travailleuses sociales (généralement assuré \n  par des écoles de formation de travailleurs sociaux) et d'insuffler une \n  volonté politique (au sens \" vie de la cité \") de changement \n  et de progrès aux apprenantes (en général pris en charge \n  par des mouvements militants). \u003C/p>\n\u003Cp>Pour illustrer cette combinaison, l'exemple suivant a été \n  pris. Lorsqu'une femme se fait marcher sur le pied, il est nécessaire \n  qu'elle prenne conscience qu'on est en train de lui marcher sur le pied. Bien \n  sûr, telle quelle, cette prise de conscience n'a que peu d'intérêt. \n  Il faut aussi qu'elle puisse faire enlever le pied qui marche sur le sien. Une \n  fois cela fait, dans la mesure du possible, s'impliquer pour faire en sorte \n  que l'on marche tous côte à côte, et non pas les uns sur \n  les autres, est un progrès indéniable.\u003C/p>\u003C/li>\n \u003Cli>\u003Cp>\u003Cb>3.5 Projets\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>En dehors des actions menées en faveur de l'émancipation \n  des femmes et de leurs implications citoyennes dans la vie du pays, Myriam et \n  Sana'a tiennent à coeur certains projets du centre qu'elles nous \n  ont présentés.\u003C/p>\n\u003Cp>Malgré les guerres et les bouleversements des quarante \n  dernières années, le Centre a apporté, et apporte encore \n  aujourd'hui, une importante contribution à la cause de la paix par le \n  biais de ses projets éducatifs, de conférences et ateliers, ainsi \n  qu'à travers sa bibliothèque, son centre d'information et ses \n  publications, notamment Crossing Borders, revue bi-mensuelle en anglais. \u003Cbr>\n  Il s'agit d'une action menée entre des écoliers israéliens \n  (Juifs et Arabes), palestiniens (Cisjordanie et Bande de Gaza) et jordaniens \n  (Royaume Hachémite). L'action consiste en la rédaction d'un journal \n  \" international \" par ces écoliers. Ce journal est ensuite \n  diffusé dans les écoles de ces pays et territoires. Il s'agit \n  d'un exemple concret de coopération. Lorsque la situation régionale \n  était moins tendue, il était prévu que les écoliers \n  se rencontrent régulièrement en Israël, Palestine et Jordanie \n  à tour de rôle. En raison de la situation actuelle, les écoliers \n  se retrouvent à l'extérieur de la région, en Turquie ou \n  à Chypre, et au Danemark (le projet bénéficie d'un important \n  soutien financier de la part du ministère danois des Affaires étrangères). \n  Il était également prévu que le journal soit publié \n  en anglais, arabe et hébreu. Faute de moyen, il n'est édité \n  qu'en anglais. Cette revue, financée par le Danemark et réalisée \n  par de jeunes Israéliens, Jordaniens et Palestiniens, est l'un des rares \n  - sinon le seul - projet israélo-palestinien ayant pu se maintenir dans \n  le difficile climat actuel.\u003Cbr>\n  A Paris, le 5 septembre 2001, le Directeur général de l'Unesco \n  (Organisation des Nations-unies pour l'éducation, la science et la culture) \n  a décidé de décerner le Prix UNESCO de l'éducation \n  pour la paix 2001 au Centre Judéo-Arabe pour la Paix à Givat Haviva \n  (Israël). En choisissant le Centre Judéo-Arabe pour la Paix, le \n  jury a voulu récompenser \" les efforts exceptionnels du lauréat \n  en matière d'éducation à la paix, de promotion de la paix \n  et de la non-violence \", ainsi que \" le travail accompli pour la résolution \n  des conflits par le dialogue \". Le centre bénéficie désormais \n  d'un soutien financier de la part de l'Unesco. Un projet de radio binationale \n  a vu le jour. Cette radio, qui devrait être basée symboliquement \n  à Jérusalem-Est s'adressera aux Israéliens et Palestiniens. \n  Dans un premier temps, il est prévu de diffuser de la musique puis de \n  diffuser uniquement les \" bonnes nouvelles \". Enfin, dès lors \n  que la radio se sera créé un public et une audience, il est envisagé \n  d'en faire un média binational \" alternatif \" d'information.\u003C/p>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>\u003Cbr>\n  \u003Cb>4. IMPRESSIONS\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>La journée s'est déroulée dans une ambiance \n  très sympathique. La venue de deux femmes d'horizons différents \n  oeuvrant côte à côte dans un but commun est très encourageant. \u003Cbr>\n  Ce qui frappe sans doute le plus dans le fonctionnement de Givat Haviva, c'est \n  le grand réalisme dont ce centre fait preuve. A l'inverse de micro \n  - communautés mixtes qui constituent plus une curiosité qu'un \n  modèle d'envergure, il semble que Givat Haviva n'exorcise pas les démons \n  en les niant. Tout en ne réglant pas le conflit actuel (interne et extérieur), \n  il s'agit d'un accompagnement digne et perspicace dont le mode de fonctionnement \n  permet de continuer à travailler, malgré tout, y compris dans \n  les situations d'extrêmes tensions et de préparer \" les lendemains \n  meilleurs \". Cela constitue vraisemblablement la meilleure façon \n  de VIVRE le conflit. \u003Cbr>\n  En outre, le travail de Myriam et Sana'a est très touchant : malgré \n  les inégalités sociales (liés à la dichotomie classique \n  minorité / majorité), ces deux femmes oeuvrent dans une démarche \n  parallèle (plutôt qu'une pseudo-symbiose) sur le chemin commun \n  de l'émancipation des femmes, et dans le but de favoriser la paix et \n  la démocratie nationales et au Proche-Orient.\u003C/p>\n  \u003Ca href=\"#top\">\u003Cimg class=\"arrow\" src=\"images/arrw06b.png\" alt=\"Haut de page\">\u003C/a>","2003-03-07T02:00:00.000Z",null,{"id":12,"name":13,"slug":13,"description":10,"color":10},"vk3qqjnjqlgj6v5zmk50dmw3","2003","2026-03-07T19:57:32.082Z",1775484749347]