[{"data":1,"prerenderedAt":53},["ShallowReactive",2],{"article-al-manar-la-chaine-de-television-du-hezbollah":3},{"article":4,"related":19},{"id":5,"slug":6,"title":7,"excerpt":8,"content":9,"author":10,"date":12,"category":13,"image":-1,"tags":16,"createdAt":17,"updatedAt":18},"mo9f9vlutwykttlat7x48q82","al-manar-la-chaine-de-television-du-hezbollah","Al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah","Roger Cukierman, Président du CRIF,  demande des explications à Dominique Baudis, Président du CSA","\u003Ca id=\"top\">\u003C/a> \n   \u003Ch1 class=\"h1title\">\u003Ci>Al-Manar\u003C/i>, la chaîne de télévision du Hezbollah\u003C/h1>\n   \u003Cp>\u003Cb>Roger Cukierman\u003C/b>, Président du CRIF, \u003Cbr> demande des explications à \u003Cb>Dominique Baudis\u003C/b>, Président du CSA\u003C/p>\n   \u003Cp>le 22 novembre 2004 \u003C/p>\n   \n\u003Cp>Monsieur le Président, \u003C/p>\n\u003Cp> - La décision du CSA de conventionner la chaîne du Hezbollah \n  Al Manar déconsidère votre institution. Il y a tant d'incohérences dans cette \n  décision qu'on ne peut, me semble-t-il, l'expliquer que par une soumission du \n  CSA à des pressions venues de pays qui parrainent le Hezbollah : le Liban qui \n  l'héberge, la Syrie, puissance occupante et l'Iran qui finance et arme le Hezbollah. \u003C/p>\n\u003Cp> - Il est incohérent que vous ayez en juillet 2004 demandé au \n  Conseil d'Etat l'interdiction d'Al Manar, et que vous la conventionniez en novembre \n  2004. \u003C/p>\n\u003Cp> - Il est incohérent que vous ayez refusé en 2004, la chaîne kurde \n  Média TV pour cause de risques d'atteintes à l'ordre public, alors que le risque \n  kurde en France paraît bien marginal au regard du potentiel terroriste du Hezbollah. \n  \u003C/p>\n\u003Cp> - Il est incohérent que vous ne respectiez pas votre mission \n  qui est de vous appuyer sur le dossier du passé pour prendre des décisions, \n  et non sur les seules promesses concernant l'avenir. Imaginez qu'une organisation \n  pornographique ou mafieuse vous demande le conventionnement. L'accepteriez vous \n  si elle promet qu'à l'avenir elle cessera ses activités passées ? \u003C/p>\n\u003Cp> - Il est incohérent que vous alliez à l'encontre de la politique \n  des pouvoirs publics de lutte contre l'antisémitisme en permettant à une télévision \n  d'atteindre des millions de foyers français avec des films rappelant les accusations \n  mensongères de meurtres rituels avec des images que le Premier ministre a qualifié \n  « \u003Ci>\u003Cb>d'images insupportables à la vue, brûlantes au coeur et révoltantes à \n  la raison\u003C/b>\u003C/i> ». \u003C/p>\n\u003Cp> - Il est incohérent que vous conventionniez Al Manar en vous \n  appuyant sur des attendus qui justifieraient une décision contraire : « Un clip \n  musical, le 10 octobre, met quant à lui en scène des enfants à des fins de propagande \n  politique, ce qu'exclut l'article 2-4 de la convention».\u003C/p>\n\u003Cp> - Pour toutes ces raisons, nous vous demandons formellement, \n  en vous appuyant sur vos propres attendus, de saisir le procureur de la République, \n  de revoir votre décision d'autorisation ou de saisir le Conseil d'Etat afin \n  qu'il retire votre autorisation du 19 novembre 2004. \u003C/p>\n\u003Cp> - Bien entendu, nous donnerons le plus large écho à la présente \n  lettre en espérant que la pression de l'opinion publique française l'emportera, \n  que l'éthique prévaudra sur les pseudos raisons d'état, et que le CSA viendra \n  à résipiscence. \u003C/p>\n\u003Cp> - Veuillez croire, Monsieur le Président, à l'expression de mes \n  sentiments les meilleurs. \u003C/p>\n\u003Cp>Roger Cukierman Président \u003C/p>",{"id":11,"name":11},"","2004-11-21T14:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"j0ctgo2dhyd69kvxdof9fv33","2004",null,"2026-03-07T19:49:00.595Z","2026-03-08T20:05:50.978Z",[20,31,42],{"id":21,"slug":22,"title":23,"excerpt":24,"content":25,"author":26,"date":27,"category":28,"image":-1,"tags":16,"createdAt":29,"updatedAt":30},"v3hb4gk4k5zwbp7uy5gzqm4w","communique-d-albert-memmi","Communiqué d'Albert Memmi","lu lors de la conférence de presse, \nle 5 novembre 2004, présentant le rapport II : \nLes méthodes dangereuses du MRAP","\u003Ch1 class=\"h1title\">Communiqué d'Albert Memmi\u003C/h1>\n\u003Cp>lu lors de la conférence de presse, \u003Cbr>\nle 5 novembre 2004, présentant le rapport II : \u003Cbr>\n\u003Cb>\u003Ci>Les méthodes dangereuses du MRAP\u003C/i>\u003C/b>\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>\u003Ci>Il serait désastreux et peut-être criminel que l'antiracisme serve d'alibi à autre chose qu'à la lutte contre le racisme. \nCela contribuerait à la confusion intellectuelle à laquelle nous assistons dans d'autres domaines. \nLe devoir de l'intellectuel est de ne pas céder, à la fois sur la rigueur des idées et sur les conséquences pratiques qui en découlent. \nC'est pourquoi je m'associe volontiers à vos efforts. C'est pourquoi je le dis avec tristesse, j'ai cru devoir démissionner \ndu Comité de Parrainage du MRAP, avec lequel je me suis battu durant des décennies.  \u003C/i> \u003C/b> \u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>Albert Memmi 4 novembre 2004\u003C/b> \u003C/p>",{"id":11,"name":11},"2004-11-04T14:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"2026-03-07T19:49:03.359Z","2026-03-08T20:06:15.869Z",{"id":32,"slug":33,"title":34,"excerpt":35,"content":36,"author":37,"date":38,"category":39,"image":-1,"tags":16,"createdAt":40,"updatedAt":41},"qvyse3hyw76b8xvy9k82yuta","robert-misrahi-le-choix-terroriste-de-la-cruaute","Robert Misrahi : Le choix terroriste de la cruauté","Robert Misrahi est philosophe, professeur émérite à la Sorbonne, \n   spécialiste et traducteur de Spinoza, auteur de \"Un juif laïque en France\"\n   (Editions Entrelacs). Prix Humanisme 2004.","\u003Ca id=\"top\">\u003C/a> \n\u003Ch1 class=\"h1title\">Robert Misrahi : \u003Ci>Le choix terroriste de la cruauté \u003C/i>\u003C/h1>\n\u003Cp>\u003Cb>Robert Misrahi\u003C/b> est philosophe, professeur émérite à la Sorbonne, \n   spécialiste et traducteur de Spinoza, auteur de \u003Ci>\u003Cb>\"Un juif laïque en France\"\u003C/b>\u003C/i>\n   (Editions Entrelacs). Prix Humanisme 2004. \u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cb>Le Figaro\u003C/b>, 16 octobre 2004\u003C/p>\n\u003Cp>Alors que se multiplient les tentatives idéologiques de disculper le meurtre aveugle des civils\u003C/p>\n\u003Cp>On ne peut se résigner à accepter le terrorisme «avec philosophie». \n  Cette conception populaire de la philosophie est un non-sens. Au contraire, \n  on devrait, avant de le combattre, éclairer le phénomène «terrorisme» par la \n  lumière d'une philosophie véritable et non pas seulement par le recours immédiat \n  à l'idée d'une démocratie achevée. Cette référence à la philosophie pour comprendre \n  et combattre le terrorisme doit elle-même être saisie dans sa vérité, au-delà \n  de quelque procès d'intention que ce soit : il s'agit bien ici de désirer la \n  paix entre tous et de souhaiter l'instauration de la joie et de la liberté pour \n  le plus grand nombre possible d'individus et de nations. Ecrire et signer, c'est \n  dialoguer. \u003C/p>\n\u003Cp>Les philosophes n'ont pas à garder le silence face à la violence \n  et à la mort. Et l'on ne peut laisser croire que le terrorisme est simplement \n  de l'ordre de la passion aveugle ou de la barbarie archaïque. Le réduire à un \n  phénomène irrationnel, c'est se mettre en position d'impuissance puisque, face \n  à l'incompréhensible et à l'occulte, on est bien empêché d'organiser une défense \n  efficace. Les analyses sont donc nécessaires, et l'on peut d'ailleurs constater \n  que, dans l'édition et la presse responsables, elles sont nombreuses et pertinentes. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>C'est le champ de ces analyses qu'on pourrait souhaiter plus \n  vaste : à la connaissance historique, sociologique et politique devrait s'ajouter \n  une réflexion proprement éthique et philosophique. Je ne propose pas une réflexion \n  dite «morale». \u003C/p>\n\u003Cp>La «morale» est empêchée non seulement d'agir, mais aussi de \n  réfléchir. Selon un paradoxe simplement apparent une connaissance compréhensive \n  du terrorisme doit commencer par une réflexion sur l'homme en tant que tout \n  homme est un sujet. Avant toute morale, avant tout système constitué d'institutions \n  et de valeurs, l'individu agissant avec les autres individus est la source de \n  ce système. Il convient donc d'abord de dire ce qu'est cet individu si l'on \n  veut comprendre ses créations politiques et culturelles. L'individu est un sujet. \n  Mais non pas un sujet rationnel, réfléchi et maître de lui-même dès le départ. \n  Un tel sujet est une conquête. Le sujet concret tel qu'on l'observe d'abord \n  est simplement conscience, désir et miroir. Nous sommes face au commencement \n  fondateur. Tout sujet (ignorant ou cultivé, homme ou femme, croyant ou non-croyant) \n  est une conscience de soi et donc un pouvoir conscient d'initiative. Etant conscience, \n  il est toujours responsable de ses actes : responsable mais non pas forcément \n  rationnel et intelligent. La raison, l'intelligence ouverte, la réciprocité \n  et la maîtrise seront le fruit d'un travail individuel et collectif. Avant ce \n  passage à la réflexion le sujet est aussi (et sera toujours) Désir. Non pas \n  force physique aveugle, mais mouvement conscient de la vie vers la jouissance \n  et vers la joie. Mais ce Désir n'est pas d'entrée de jeu cohérent et compris, \n  par lui-même ou par l'autre. Il est simplement conscient, et presque immédiat, \n  égocentrique. Enfin (pour faire bref) le sujet est miroir : il est par définition \n  conscience de l'autre comme étant aussi un humain, comme lui-même. Il sent bien \n  qu'une perception ou un mouvement tournés vers l'autre peuvent être inversés \n  et devenir une perception ou un mouvement venus de l'autre et tournés vers le \n  sujet. Sujet et miroir, je sais que si je te parle tu peux me parler (et inversement) \n  et si je te frappe tu peux me frapper (et inversement). Le miroir peut aussi, \n  bien entendu, être oublieux, et ne considérer les choses que sous une seule \n  perspective et dans une seule direction. La réversibilité n'est pas encore forcément \n  la réflexion intelligente. Mais cette réversibilité en miroir est aussi bien \n  la source des guerres que la source des contrats. Elle peut se hausser à la \n  réciprocité par l'accroissement de l'intelligence. L'amitié est aussi une conquête \n  de l'esprit. La négociation est une conquête de l'humanité. Sur cette triple \n  base (conscience, Désir, miroir) le sujet concret déploie sa vie et s'oriente \n  consciemment (avec ou sans pertinence) vers l'accomplissement de son Désir. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>Ce faisant, il se rapporte à l'autre de différentes manières. \n  Le rapport spontané à l'autre se fait bien souvent dans la violence et l'ignorance \n  de l'autre, et cela par un sentiment de faiblesse, de menace ou d'angoisse. \n  De là découle le fameux «état de nature» : le seul droit y est la force et la \n  puissance, et il ne s'agit d'ailleurs pas d'un droit. Le Désir non éclairé devient \n  la règle.\u003C/p>\n\u003Cp> L'inquiétude favorise la violence du Désir (il n'est pas une \n  pulsion aveugle) et celle des moyens de son accomplissement. L'homme étant sujet \n  libre et Désir, il est toujours capable de récuser la réciprocité contractuelle \n  pour instaurer le règne de la violence et par conséquent de la simple réversibilité \n  en miroir. Il y a certes là une régression de la raison et, souvent, de l'intelligence \n  : mais le choix de l'état de nature (la «jungle») reste précisément un choix, \n  et donc l'action d'une intelligence. Il est un calcul libre. Le choix de la société \n  de droit, qui exprime un progrès de l'intelligence et une maturité de l'esprit, \n  est toujours possible. Si la spécificité de l'homme est sa «perfectibilité», \n  sa capacité à être éduqué (comme disait J.-J. Rousseau), c'est qu'il est toujours \n  déjà par nature conscience de soi. C'est pourquoi le sujet comme Désir, fût-il \n  violent ou «passionné», peut toujours passer d'une conscience simplement égocentrique \n  à une conscience inversée qui comprendra l'autre et la réciprocité. \u003C/p>\n\u003Cp>Pour opérer ce passage, un saut brusque est nécessaire (décision \n  radicale, nouveau commencement, «conversion») et il convient en même temps d'engager \n  un long processus de transformation et de renversement des perspectives (critique \n  de soi, éducation, information, dialogue). C'est seulement que nous pouvons \n  maintenant tenter de définir le terrorisme avec rigueur. Seule une définition \n  précise rendra possible une condamnation sans réserve ni ambiguïté, ainsi qu'un \n  combat efficace et maîtrisé. \u003C/p>\n\u003Cp>Le terrorisme est l'ensemble des attentats meurtriers, concertés \n  et masqués, dirigés contre des civils exposés, sans armes ni protection, ces \n  agressions étant destinées à produire une souffrance et une angoisse telles \n  qu'elles conduiraient les responsables politiques, sous l'effet du chantage, \n  à se soumettre aux «exigences» des agresseurs. Ces agresseurs sont relativement \n  faibles et démunis. Ils agiront donc toujours masqués, ils se suicideront ou \n  fuiront. Leur «courage» ou leur martyrologue ne sont que des discours de façade \n  et d'autoconviction. Mais puisqu'il s'agit pour eux d'obtenir le maximum de \n  résultats par le maximum de souffrance infligée, ils choisiront leurs méthodes \n  de combat dans le registre de la cruauté. \u003C/p>\n\u003Cp>Ne lions pas celle-ci à la civilisation du Coran : les Japonais \n  de l'Empire ou les nazis du IIIe Reich choisissaient aussi la cruauté extrême. \n  La finalité du combat masqué est l'instauration d'une société radicalement différente \n  de toutes nos sociétés de droit, mûries en Europe depuis Montaigne en passant \n  par Spinoza, John Locke ou Jean-Jacques Rousseau. Ce que nous critiquons n'est \n  pas la recherche d'une société musulmane, mais le «délire de la présomption» \n  (comme dirait Hegel) qui consiste à vouloir imposer par la force une religion \n  intégriste à l'ensemble de l'humanité ou à un ensemble de nations musulmanes \n  modérées. Les terroristes ne sont donc pas des bêtes fauves et incultes : ce \n  sont des hommes responsables qui ont rompu le Pacte social d'une façon intentionnelle, \n  c'est-à-dire à la fois délibérément et dans une certaine perspective. Ils prétendent \n  instaurer une société religieuse autoritaire, et cela par le fer et par le feu. \n  Nous ne saurions accepter ni cette fin ni ces moyens. \u003C/p>\n\u003Cp>Ayons, nous, des idées claires et ne soyons pas complices, \n  ou victimes du complexe de Stockholm. Le terrorisme n'est ni un aveuglement \n  barbare ni un acte de résistance. Il est une guerre de conquête, cruelle et \n  radicale. Il est un triple choix responsable : sortir du Pacte des Etats de \n  droit ; choisir la cruauté extrême comme moyen de lutte ; viser l'instauration \n  d'une société religieuse dictatoriale et ascétique. C'est ce triple choix qui \n  constitue une menace contre nos vies et nos libertés. \u003C/p>\n\u003Cp>L'appel réitéré à la destruction de l'Etat d'Israël ou l'invocation \n  rituelle de la défaite de l'Amérique sont à cet égard fortement symboliques \n  : ils voudraient jeter l'ombre de la mort sur tous ceux qui résistent à l'islam \n  conquérant. Ignorant la réciprocité du droit et des libertés, le terrorisme \n  feint d'ignorer aussi la réversibilité de la violence. Notre condamnation s'appuie \n  sur les actes et les déclarations du terroriste lui-même. Son choix fondamental \n  est actuellement celui de la violence radicale et généralisée. Notre condamnation \n  doit être à la mesure de cette radicalité. \u003C/p>\n\u003Cp>Mais condamner n'est rien qu'un geste verbal ou une compensation \n  symbolique si la condamnation ne s'accompagne pas d'une action défensive qui \n  soit aussi radicale que l'agression que nous subissons et que la condamnation \n  que nous formulons. Nous n'avons pas compétence pour traiter des mesures défensives \n  concrètes. Mais, après avoir esquissé un horizon philosophique et défini le \n  terrorisme en le situant dans notre perspective humaniste et eudémoniste, nous \n  pouvons tenter de réfléchir sur l'idée même de défense antiterroriste. \u003C/p>\n\u003Cp>Il est bien entendu que la société démocratique est et doit \n  être toujours plus une société de droits, de dialogue et de joie. Sa vocation \n  est d'éduquer et de prévenir et non pas de réprimer. Mais l'on ne remarque pas \n  assez que ce projet implique et concerne des situations pacifiques, présentes \n  et futures. Pour les situations de guerre et de sortie du Pacte, la réponse \n  à l'agression doit être défensive et répressive dans le présent, afin que, si \n  elle réussit, elle puisse devenir préventive et éducative pour l'avenir. Concrètement, \n  il convient de combattre maintenant l'agresseur et de commencer en même temps, \n  dès aujourd'hui, à éduquer et à prévenir en s'adressant aux jeunes générations \n  disponibles pour la démocratie. C'est seulement sur cette base que l'on se référera \n  avec intérêt aux appels «à la mesure» qui sont, par exemple, adressés par les \n  Américains ou les Européens à l'Armée de défense d'Israël : si l'on applique \n  le principe du miroir, la réponse doit en effet être proportionnée à l'agression. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>A propos des relations entre les défenseurs de la démocratie \n  et de la vie, on pourrait esquisser une nouvelle attitude, qui se dessine d'ailleurs \n  pratiquement dans les faits : souligner la coopération et le caractère complémentaire \n  des deux moyens de la lutte actuellement mis en oeuvre, la voie militaire et \n  la voie du renseignement. Cessons de proclamer des jugements péremptoires contre \n  la stratégie du voisin : les deux voies sont en réalité sincères, efficaces \n  et conformes au Pacte démocratique. Prenons conscience du fait qu'il convient \n  parfois de poursuivre un malfrat dans les sens interdits. \u003C/p>\n\u003Cp>Il demeure une dissymétrie entre d'une part les terroristes, \n  dont le but proclamé est la charia et les moyens mis en oeuvre l'agression contre \n  les civils (juifs, musulmans et chrétiens) et, d'autre part, les défenseurs \n  de la démocratie : si les islamistes souhaitent la mort et la disparition non \n  seulement de leurs victimes mais encore des nations qu'ils combattent, les démocrates, \n  de leur côté, ne visent que l'anéantissement du terrorisme et non pas des nations \n  musulmanes. Cette dissymétrie, qui empêche le retour à l'état de nature intégral, \n  est à l'honneur de toutes les démocraties. Mais elle ne doit pas devenir l'arme \n  ultime des islamistes. C'est pourquoi nous devons éviter les ambiguïtés de la \n  «belle âme». A trop vouloir sauvegarder notre pureté et notre légalisme, nous \n  nous ferions complices des agresseurs et nous manquerions, par notre passivité, \n  à la responsabilité que nous avons à l'égard de toutes les victimes de la violence \n  idéologique. Péguy disait en somme : Kant a les mains pures mais elles sont \n  coupées. \u003C/p>\n\u003Cp>Après cette étape négative où l'on abat peu à peu les dictatures \n  fascistes, s'ouvrira l'étape positive. Il s'agit de construire non seulement \n  la paix et la liberté, mais encore le bonheur. \u003C/p>\n\u003Ca href=\"#top\">\u003Cimg class=\"arrow\" src=\"images/arrw06b.png\" alt=\"Haut de page\">\u003C/a>",{"id":11,"name":11},"2004-10-15T14:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"2026-03-07T19:49:08.988Z","2026-03-08T20:06:18.567Z",{"id":43,"slug":44,"title":45,"excerpt":46,"content":47,"author":48,"date":49,"category":50,"image":-1,"tags":16,"createdAt":51,"updatedAt":52},"aqdbfhp8n12dca6snq7j47cp","ury-avnery-1-pourquoi-j-ai-change-d-avis","Ury Avnery [1] : Pourquoi j'ai changé d'avis","Haaretz, le 25 septembre 2004","\u003Ca id=\"top\">\u003C/a> \n\u003Ch1 class=\"h1title\">Ury Avnery [1] : \u003Ci>Pourquoi j'ai changé d'avis\u003C/i>\u003C/h1>\n\u003Cp>\u003Cb>Haaretz, le 25 septembre 2004\u003C/b>\u003C/p>\n\n  \u003Cp>Dans son édition du week-end, Haaretz a donné la parole à \n  plusieurs intellectuels israéliens qui exposent leur vision du conflit, \n  expliquant notamment ce qui a pu, à un moment ou à un autre, les \n  mener à modifier leur point de vue. \u003Cbr>\n  Dans l'article que nous avons choisi de vous adresser, Ury Avnery, leader de \n  Gush Salom, évoque le cheminement qui l'a conduit de l'Irgoun à \n  la gauche radicale. Il y évoque sa vision du conflit depuis la fin des \n  années 30 jusqu'à aujourd'hui. Les mêmes principes le guident \n  depuis toujours dit-il, en expliquant ce qui fait la continuité de son \n  combat. \u003Cbr>\n  Concernant la situation actuelle, il invoque la necessité de \"faire une \n  concession tactique\" sur un point qui fait débat : \"le mur de séparation\". \n  Ainsi, malgre sa violente opposition de principe à ce projet, Avnery \n  explique pourquoi et sous quelles conditions il se déclare aujourd'hui \n  prêt à soutenir l'édification du \"mur-barrière\". \n  \u003C/p>\n\u003Cp>Il n'y a pas si longtemps, je répondais à un \n  européen qui me posait la question suivante : «vous avez été \n  membre, dans votre jeunesse, de l'Irgoun, mouvement de droite. Vous appartenez \n  maintenant au camp de la paix radical. Quand êtes vous passé d'un \n  extrême à l'autre ? à quel moment cela s'est il produit ?» \u003C/p>\n\u003Cp>Il fut très déçu lorsque je lui répondis \n  que le moment dramatique qu'il évoquait n'avait jamais existé. \n  (Il n'y a pas eu de bond comparable au plongeon de Natahnson dans les profondeurs \n  abyssales de la mer rouge.) Je me suis engagé à l'Irgoun à \n  l'âge de quinze ans. J'étais un gamin indépendant, subvenant \n  déjà à ses propres besoins, et je m'étais forgé \n  une opinion : il fallait expulser l'autorité britanique hors de la terre \n  d'Israël. C'était au temps des « troubles » (c'est ainsi que nous \n  qualifiions la révolte arabe à cette époque), et la politique \n  de la « retenue », menée par les chefs du yishuv (communaute juive pré-étatique \n  vivant en Palestine sous l'empire ottoman puis sous mandat britannique), ne \n  convenait pas à mon tempérament. C'est ce qui m'a poussé vers \n  le mouvement clandestin le plus extrémiste qui existait alors. Aveuglé \n  par la lumière d'un projecteur, j'étais assis face au comité \n  chargé d'examiner ma candidature. Ils me posèrent alors la question \n  de savoir si je haïssais les arabes, je répondis : non, et sentis \n  alors le silence tomber dans la pièce obscure. Ils me demanderent si \n  je haïssais les Anglais, une fois de plus, je répondis : non, et \n  là encore un silence étonné régna dans l'atmosphère. \n  Mais ils acceptèrent ma candidature et je devins membre de l'Irgoun. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>Cependant le cheminement qui me conduisit de l'Irgoun à \n  \u003Cb> \u003Ci>Ha'olam Hazeh\u003C/i>\u003C/b> « \u003Cb>\u003Ci>Ce Monde\u003C/i>\u003C/b> », (journal radical créé \n  et édite par Avnery -Ed), prônant la création d'un état \n  palestinien aux côtés d'Israël, me paraît très naturel. \n  Je suis un individu membre d'un groupe national. Je pense qu'au stade actuel \n  de développement de la société, le besoin d'un individu \n  d'appartenir à un groupe national, est une caractéristique naturelle. \n  Toute personne ressent un besoin « d'appartenance ». Elle veut faire partie \n  d'une nation dont elle puisse être fière et qui la défendra. \n  C'est ainsi que je ressentais les choses lorsque j'étais gamin et c'est \n  ce qui m'a mené vers l'Irgoun. \u003C/p>\n\u003Cp>Mais être membre d'un groupe national ne signifie pas \n  être nationaliste. Un nationaliste dirait : « Nous et personne d'autre. \n  Mon peuple aux dépens d'autres peuples. Nous sommes \u003Ci>uber alles\u003C/i>, \n  au-dessus de tous les autres. » Même à ce moment là, je \n  comprenais qu'un individu membre d'un groupe national pouvait avoir conscience \n  de sa propre identité nationale tout en respectant celle des autres. \n  J'ai quitté l'Irgoun lorsque j'ai compris que ce mouvement était \n  totalement insensible aux droits du peuple Palestinien et qu'il ne reconnaissait \n  même pas son existence. Le gamin que j'étais à l'époque \n  était plein d'admiration pour la capacité d'analyse de Zeev Jabotinsky \n  qui reconnaissait l'existence d'une entité nationale arabo-palestinienne \n  et allait même jusqu'à railler les leaders sionistes qui l'ignoraient. \n  Je n'acceptai pas en revanche, sa solution qui consistait à briser leur \n  résistance par la force. Je muris. Ce qui me paraissait juste lorsque \n  j'avais quinze ans me sembla injuste lorsque j'en eus vingt. \u003C/p>\n\u003Cp>Après mon départ de l'Irgoun, j'essayai de gérer \n  la réalité telle que je la percevais : il y avait dans ce pays \n  deux groupes nationaux, chacun d'entre eux considérant l'integralité \n  de cette terre comme sa patrie. Le mouvement sioniste niait évidemment \n  l'existence même d'un peuple palestinien. Les Cannanéens de Yonatan \n  Ratosh niaient l'existence du nationalisme arabe en général et \n  celui des palestiniens en particulier. Ceux, peu nombreux, qui comprenaient \n  le problème, prônaient l' « Etat binational ». Je ne crois pas \n  en cette solution, pas plus aujourd'hui qu'à cette époque. Je \n  développai à ce moment-là, une idée différente. \n  S'il y avait deux groupes nationaux considérant la même terre comme \n  leur patrie, pourquoi ne pas essayer de les fondre dans un même mouvement \n  national fondé sur l'amour de la terre ? Pourquoi ne pas mettre en place \n  un système d'éducation commun au sein duquel les étudiants \n  apprendraient à s'identifier à l'histoire du pays dans toute sa diversité \n  -- depuis les Cananéens et les Israélites, les Grecs et les Romains, \n  les Arabes et les Croisés, les Mamelouks et les Ottomans jusqu'aux mouvements \n  nationaux contemporains, hébreu et palestinien ? \u003C/p>\n\u003Cp>Cette idée résultait de ma conviction que nous \n  constituions sur cette terre, une nation, la nation hébraïque. Mais \n  je ne pensais pas, comme les Cananéens, que nous devions nier notre lien \n  à la diaspora juive. Tout au contraire, je pensais que la nouvelle nation \n  hébraîque appartenait au peuple Juif, bien qu'en étant un \n  élément indépendant et séparé. Je pensais \n  que notre histoire nationale devait être reliée à la terre \n  et non à l'errance de pogrom en pogrom. Symétriquement celle des \n  Palestiniens devait l'être également, au lieu de se disperser dans \n  la péninsule Arabe. Nous pourrions ensuite, à partir du destin \n  commun d'une patrie partagée, nous unir dans un mouvement national et \n  combattre ensemble les Anglais dans le double but de libérer notre terre \n  et préparer notre vie future. C'etait une idée audacieuse quasiment \n  sans précédent (la Suisse ?), mais à cette époque \n  nous pensions que nous étions à même d'accomplir à \n  peu près tout ce que nous souhaitions. Il nous suffisait de le vouloir. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>C'est à partir de ces idées qu'en 1946, je fondai \n  (avec Amos Elon, Michael Ammaz et d'autres), un groupe idéologique. Sa \n  dénomination officielle était, en hébreu : la jeune terre \n  d'Israël, en arabe Falastin Al Fattat, mais il était plus communement \n  designé par Kvutsat Bamaavak (groupe de combat), d'après le titre \n  de la revue que nous publiions. Revue qui, bien que très largement distribuée, \n  trouvait un écho majoritairement négatif au sein de la petite \n  communauté du yishuv de l'époque. \u003C/p>\n\u003Cp>La guerre de 48 changea tout. Je dus, à mon grand regret, \n  abandonner l'idée du mouvement national commun. En tant que combattant \n  de l'unité d'opérations spéciales Samson Fox, j'affrontai \n  la réalite du peuple Palestinien. Je fus témoin de la création \n  de la Nakba (le terme palestinien désignant la catastrophe qu'ils subirent \n  en 1948). Cest dans mon lit d'hopital ou je restai longuement alité, \n  après avoir été blessé à la fin de la guerre, \n  que je trouvai le temps de réflechir à cette situation nouvelle. \n  J'arrivai à quelques concluions catégoriques qui m'ont guidé \n  depuis lors : \u003C/p>\n  \u003Cul class=\"d\">\n   \u003Cli>1. L'existence du peuple palestinien est un fait irréversible. \u003C/li>\n   \u003Cli>2. Le partage de la terre est un fait irréversible. \u003C/li>\n   \u003Cli>3. Nous ne pourrons vivre tranquillement sans l'émergence d'un Etat Palestinien aux côtés du nouvel Etat d'Israël. \u003C/li>\n  \u003C/ul>\n\u003Cp>Je ne crois pas que nous ayons été même \n  une douzaine dans le monde entier à cette époque , à défendre \n  cette idée de deux états. J'en parlai abondamment quant à \n  moi, tant oralement, notamment à la Knesset, que par écrit dans \n  \u003Ci> \u003Cb>haolam hazeh\u003C/b>\u003C/i>. Le cinquième jour de la guerre des six jours, \n  je proposai à Levi Eshkol, alors Premier Ministre, de prendre des mesures \n  immédiates en vue de la création d'un état palestinien \n  en Cisjordanie et à Gaza. Depuis, j'ai participé à l'émergence \n  de nombreux mouvements prêchant cette idée. Dans tous les plans \n  de paix à l'élaboration desquels j'ai participé, l'idée \n  de deux états impliquait le principe suivant : « la frontière \n  entre l'Etat d'Israël et l'Etat de Palestine sera ouverte ». Même \n  lorsqu'en 1995, Gush Shalom, en étroite coopération avec feu Feisal \n  Husseini, inventa le slogan « Jérusalem, capitale des deux états \n  », nous insistâmes pour que Jérusalem reste géographiquement \n  unie et qu'il n'y ait ni murs ni barbelés en son sein. \u003C/p>\n\u003Cp>C'est pourquoi je me suis opposé de toutes mes forces \n  au mur de séparation. J'aurais rejeté ce projet, même si \n  son tracé avait été exactement calqué sur la ligne \n  verte (frontière préexistante à la guerre des six jours). \n  Je pense que l'idée même de mur est contraire à l'esprit \n  même de paix, sans lequel l'avènement d'une paix réelle \n  est impossible. C'est tout récemment que j'ai compris la nécessite \n  de faire une concession tactique sur ce sujet. Il est impossible d'ignorer la \n  peur bien réelle que provoquent les attentats suicides. Elle est le lot \n  commun de la majorité de la population israélienne. C'est pourquoi \n  je suis prêt aujourd'hui à soutenir l'édification du mur-barrière \n  le long de la ligne verte, en insistant sur le caractère impérativement \n  provisoire de cette mesure, et à la condition qu'il n'empiète \n  en aucun lieu sur le territoire cisjordanien. Je pense qu'il est possible de \n  convaincre la majorité de la population sur cette base. Je suis optimiste \n  comme je l'ai toujours été. Les idées pour lesquelles j'ai \n  combattu - nécessite de reconnaître l'existence du peuple palestinien, \n  nécessite de la création d'un état palestinien aux côtés \n  de l'etat d'Israël, nécessite de négocier avec l'Organisation \n  de Libération de la Palestine etc...- ont fini par remporter la bataille. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>Après que tous les murs auront été demantelés, \n  que tous les tours de magie trompeurs d'Ariel Sharon auront été \n  dejoués et que tous ceux de son espèce se seront effondrés, \n  il restera un fait, basique, crucial et déterminant : nous sommes là \n  et nous y resterons. Les Palestiniens sont là et ils y resteront. Ils \n  ne nous extermineront pas et nous ne les exterminerons pas. L'idée de \n  nettoyage ethnique est un cauchemar illusoire. Mais nous ne pourrons pas vivre \n  ensemble dans un état binational -- une utopie qui n'a aucune racine \n  dans la réalite de notre histoire commune des 120 dernières années. \n  \u003C/p>\n\u003Cp>Cette position m'a valu d'être très récemment \n  la cible d'attaques venant de ces cercles qui, en Israël et en Europe, \n  désesperant de voir un jour se concrétiser une solution à \n  deux états, sont revenus à l'idée de l'état binational. \n  Mais les Israéliens n'accepteront jamais de dissoudre leur état \n  et les Palestiniens ne renonceront jamais à créer leur propre état. \n  Cela n'est pas très clair pour une partie de la gauche européenne, \n  qui considère, après 50 années de paix, que l'ère \n  des nationalismes est révolue. Ils m'accusent ici et la d'être \n  un nationaliste israélien. M'adressant un jour à un public Berlinois, \n  j'ai dit : « lorsque vous-mêmes et les Français dissoudrez vos nations \n  respectives pour former une seule et même nation, nous ferons de même \n  ». Il n'existe qu'une solution pratique : Israël et Palestine, deux états \n  pour deux peuples, deux drapeaux distincts, deux gouvernements distincts, mais \n  une alliance entre les deux qui ne fera que croître tout naturellement \n  au fil des années. Lorsque le monde entier sera passé d'un nationalisme \n  étrique à un ordre international, nous serons sans aucun doute \n  au premier rang. \u003C/p>\n\u003Cp>Il convient d'être extrêmement clair : le Nationalisme \n  est l'ennemi de la nation, une excroissance cancéreuse de son organisme. \n  Il s'approprie les drapeaux et les symboles de la nation pour mieux les détruire \n  de l'intérieur. C'est ce que fit le fascisme européen. C'est ce \n  qui s'est produit dans de nombreux endroits en Asie et en Afrique. C'est la \n  raison pour laquelle nombre de braves gens ont honte de revendiquer leur identité \n  nationale. Mais c'est là une approche erronée. Mon souhait profond \n  est que le visage d'Israël se modifie, qu'il devienne un état humain, \n  laïque, démocratique, pluraliste, égalitaire, libéral \n  et anti-raciste, un état à majorite hébraique, mais au \n  sein duquel tous les citoyens le soient à part entière, un état \n  qui vive en paix et soit ouvert sur le monde, un état dont je puisse \n  être fier. Mon but est de pouvoir à nouveau un jour, déclarer \n  en bombant le torse et la tête haute : je suis Israélien. \u003C/p>\n\u003Cp>[1] L'auteur est écrivain et journaliste, dirigeant \n  de Gush Shalom (Bloc de la paix) \u003C/p>\n \n\u003Ca href=\"#top\">\u003Cimg class=\"arrow\" src=\"images/arrw06b.png\" alt=\"Haut de page\">\u003C/a>",{"id":11,"name":11},"2004-09-24T14:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"2026-03-07T19:49:06.225Z","2026-03-08T20:05:52.995Z",1775484746596]