[{"data":1,"prerenderedAt":59},["ShallowReactive",2],{"article-lettre-a-madame-taubira-garde-des-sceaux":3},{"article":4,"related":19},{"id":5,"slug":6,"title":7,"excerpt":8,"content":9,"author":10,"date":12,"category":13,"image":-1,"tags":16,"createdAt":17,"updatedAt":18},"rk87j7apn1ywgtvg7hl3nhtz","lettre-a-madame-taubira-garde-des-sceaux","Lettre à Madame Taubira, Garde des Sceaux","Grenoble, le 17 novembre 2013","\u003Ch1 class=\"h1title\">Lettre à Madame Taubira, Garde des Sceaux\u003C/h1>\n\u003Cimg src=\"/logos/cbl.jpg\" alt=\"logo Cbl\" style=\"width:3em\">\n \u003Cp>Grenoble, le 17 novembre 2013\u003C/p>\n\u003Cp class=\"psm\"> \u003Cb>Le Cercle bernard Lazare - Grenoble\u003C/b> \u003C/p>\n\u003Cp class=\"psm\"> à \u003C/p>\n\u003Cp class=\"psm\"> \u003Cb>Madame Taubira\u003C/b>, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux\u003C/p>\n\u003Cp>Madame la Ministre,\u003C/p>\n\u003Cp>Nous avons été stupéfaits et profondément atteints par les attaques odieuses \ndont vous avez été l’objet. Nous ressentons comme particulièrement grave \nle fait qu’on vous porte atteinte, non seulement comme personne, mais aussi \ncomme représentante de la République qui nous est si chère, car, Juifs, \nnous sommes attachés aux valeurs républicaines et laïques qui nous ont permis \nde devenir des citoyens à part entière et de lutter avec nos concitoyens, \nau fil du temps, pour le progrès.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Nous constatons que la parole et les actes racistes, bien que fermement condamnés  \npar des consciences vigilantes, qui sont tout de même nombreuses dans notre pays, \nsemblent s’exprimer plus violemment et plus librement ces dernières années. \nL’Ecole nous semble le rempart le plus efficace contre la haine, le racisme \net l’antisémitisme. Puisse-t-elle disposer des moyens nécessaires pour remplir sa mission. \nLes lois progressent aussi et peuvent heureusement sanctionner ces conduites inacceptables.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Nous admirons le sang-froid dont vous avez fait preuve dans ces circonstances, \net nous vous exprimons notre soutien le plus sincère.\u003C/p>\n \n\u003Cp>Veuillez agréer, Madame la Ministre,  nos très respectueuses salutations\u003C/p>\n\n\u003Cp>\u003Cb>Edith Aberdam,\u003C/b> présidente du Cercle Bernard Lazare - Grenoble \u003C/p>",{"id":11,"name":11},"","2013-11-16T14:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"ututb3e9xbzxl0ubp0f7r0pz","2013",null,"2026-03-07T19:45:55.380Z","2026-03-08T20:04:22.172Z",[20,33,46],{"id":21,"slug":22,"title":23,"excerpt":24,"content":25,"author":26,"date":29,"category":30,"image":-1,"tags":16,"createdAt":31,"updatedAt":32},"kv991f1f0igaeowh13l8rih2","manuel-souviens-t-en-par-jean-claude-lefort","\"Manuel, souviens-t-en\", par Jean Claude Lefort","l'Humanité, Politique, le 1er octobre 2013","\u003Ch1 class=\"h1title\"> \u003Ci>\"Manuel, souviens-t-en\",\u003C/i> par Jean Claude Lefort\u003C/h1> \n\u003Cp>l'Humanité, Politique, le 1er octobre 2013\u003C/p>\n\u003Cdiv class=\"oneline\">\u003C/div>    \n\u003Cp>Le ministre de l’intérieur va-t-il entendre cet appel à la mémoire ? \u003C/p>\n\u003Cp>\u003Ci>\u003Cb>Manuel, souviens-t-en...\u003C/b>\u003C/i>\u003C/p>\nMots clés : roms, manuel valls, jean-claude lefort, intégration,\n\n\u003Cp>\u003Ci>\u003Cb>\"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit \net qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. \nSouviens-t’en : «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.» \nPar Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.\u003C/b>\u003C/i>\u003C/p>\n\n\u003Cp>La tribune : \u003C/p>\n\n\u003Cp>Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, \ncar ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.\nTu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. \nQuand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc «vocation», selon tes mots, \nà retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, \nde même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. \nCelui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, \nest allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. \nPour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort, Manuel. Des suites des blessures infligées \npar les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. \nJe ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. \nJe suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence \nalors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.\u003C/p>\n\n\u003Cp>La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. \nMais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. \nTon père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. \nJe ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. \nMais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, \npuis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. \nEt pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…\u003C/p>\n\n\u003Cp>Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, \net ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour\u2028 devenir ou être membre de l’Union européenne: le respect des minorités nationales. \nSensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, \nje suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. \nOn m’a souri au nez, figure-toi.\u003C/p>\n\n\u003Cp>Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». \nEt ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir ? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière \nqui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes ? \nCes pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. \nAlors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas ? Fuir son pays, tu ne comprends pas ? \nToi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays ? \nSauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. \nTu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. \nEt les Roms en sont.\u003C/p>\n\n\u003Cp>La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. \nSavoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. \nMais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit \net qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. \nSouviens-t’en : «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»\u003C/p>\n\n\u003Cp>Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça» ?\nIls sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».\u003C/p>\n\n\u003Cp>\u003Cb>Jean-Claude Lefort\u003C/b>\u003C/p>",{"id":27,"name":28,"bio":16,"avatar":-1},"wv82m7lv3xkop0d8zzd3002h","Jean-Claude Lefort","2013-10-01T15:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"2026-03-07T19:45:58.376Z","2026-03-08T20:04:17.655Z",{"id":34,"slug":35,"title":36,"excerpt":37,"content":38,"author":39,"date":42,"category":43,"image":-1,"tags":16,"createdAt":44,"updatedAt":45},"c5a1ef1ps5fi8x888ndz0hky","uri-avnery-l-ane-du-messie","Uri Avnery : l'âne du Messie.","http://zope.gush-shalom.org/home/en/channels/avnery/1368181918","\u003Ch1 class=\"h1title\"> Uri Avnery : l'âne du Messie.\u003C/h1>\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div>    \n\u003Cp>\u003Ci>http://zope.gush-shalom.org/home/en/channels/avnery/1368181918\u003C/i>\u003C/p>\n\u003Cdiv class=\"twolines\">\u003C/div> \n\u003Cp>\n\u003Ci>\u003Cb>La solution à deux États est morte.\u003C/b>\u003C/i> Ce slogan a été répété si souvent ces derniers temps, par tant de commentateurs faisant autorité, que ce doit être vrai.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\n\u003Cb>Eh bien, ce n'est pas vrai.\u003C/b>\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nIl me rappelle une des paroles de Mark Twain souvent citée : \u003Ci>L'annonce de ma mort était une exagération.\u003C/i> \u003Cbr>\u003Cbr>\n\n\u003Cb>ACTUELLEMENT\u003C/b> c'est devenu une marotte intellectuelle. Si vous plaidez pour la solution à deux États cela signifie que vous êtes vieux, dépassé, rassis, lourd, un fossile d'une époque révolue. Si vous brandissez le drapeau de la \"solution à un seul État\" cela signifie que vous êtes jeune, progressiste, \"cool\".\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nEn réalité, cela montre sim­plement combien les idées tournent en rond. Lorsque nous disions au début de 1949, immédiatement après la fin de la première guerre israélo-arabe, que la seule réponse à la nou­velle situation était la création d'un État palestinien à côté d'Israël, la \"solution à un seul État\" était déjà vieille.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nL'idée d'\"un État bi-national\" était en vogue dans les années 30. Ses principaux avocats étaient des intellectuels pleins de bonnes intentions, dont beaucoup étaient des célébrités de la nouvelle Université hébraïque, comme Judah Leon Magnes et Martin Buber. Ils avaient le renfort du mouvement kibboutz Hashomer Hatzaïr qui allait devenir le parti Mapam.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nElle n'obtint jamais une quelconque adhésion. Les Arabes pen­saient qu'il s'agissait d'une ruse juive. Le bi-nationalisme se fondait sur le principe de parité entre les deux populations – 50% de Juifs, 50% d'Arabes. Comme les Juifs représentaient à l'époque beaucoup moins que la moitié de la population, les soupçons arabes étaient logiques.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nCôté juif, l'idée paraissait ridicule. La nature même du sionisme consistait à avoir un État dans lequel les Juifs seraient maîtres de leur destin, de préférence dans l'ensemble de la Palestine.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nÀ l'époque, personne ne l'appelait la \"solution à un seul État\" parce qu'il y avait déjà un seul État – l'État de Palestine dirigé par les Britanniques. La \"solution\" s'appelait \"l'État bi-national\" ; elle a péri dans la guerre de 1948 sans laisser de regrets.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\u003Cbr>\u003Cbr>\n\u003Cb>QU'EST-CE QUI A provoqué\u003C/b> la résurrection miraculeuse de cette idée ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nCe n'est pas la naissance d'un nouvel amour entre les deux peuples. Un tel phénomène aurait été surprenant et même miraculeux. Si les Israéliens et les Palestiniens avaient découvert leurs valeurs communes, les racines communes de leur histoire et de leurs langues, leur amour commun pour ce pays – eh bien, cela n'aurait-il pas été absolument merveilleux ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nMais hélas, la nouvelle \"solution à un seul État\" n'est pas née d'une nouvelle immaculée conception. Elle a pour père le désespoir et pour mère l'occupation.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nL'occupation a déjà créé de facto un seul État – un mauvais État d'oppression et de brutalité, dans lequel la moitié de la population (ou un peu moins de la moitié) prive l'autre moitié de presque tous les droits – droits humains, droits économiques et droits politiques. Les colonies juives prolifèrent, et chaque jour apporte de nouvelles histoires de malheurs.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nLes gens de bonne volonté des deux côtés ont perdu espoir. Mais le désespoir ne pousse pas à l'action. Il renforce la résignation.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\n\u003Cb>REVENONS au point de départ.\u003C/b> \"La solution à deux États est morte\". Comment se fait-il ? Qui le dit ? Selon quels critères scientifiques a-t-on certifié sa mort ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nEn général, on considère l'expansion des colonies comme le signe de la mort. Dans les années 1980, l'historien israélien réputé Meron Benvenisti déclarait que la situation était devenue désormais \"irréversible\". À l'époque il y avait à peine 100 000 colons dans les territoires occupés (sans compter ceux de de Jérusalem-Est, considérés communément comme un cas à part). Maintenant ils prétendent être 300 000, mais qui fait le décompte ? Quel est le nombre de colons qui implique irréversibilité ? 100, 300, 500, 800 000 ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nL'histoire est un creuset de réversibilité. Des empires croissent et s'effondrent. Des cultures s'épanouissent et périclitent. Il en va de même pour les modèles économiques. Seule la mort est irréversible.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nJe peux imaginer une douzaine de façons différentes de résoudre le problème des colonies, de l'évacuation par la force à l'échange de territoires et à la citoyenneté palestinienne. Qui pensait que les colonies du Nord Sinaï pourraient être évacuées si facilement ? Que le retrait des colonies de la bande de Gaza allait devenir une comédie nationale ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nEn fin de compte, il y aura probablement un mélange de plusieurs formules, en fonction des circonstances.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nTous les problèmes herculéens du conflit peuvent trouver une solution – s'il y a une volonté. C'est la volonté qui est le vrai problème.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\n\u003Cb>LES PARTISANS D'UN SEUL ÉTAT\u003C/b> aiment à s'appuyer sur l'expérience sud-africaine. Pour eux, Israël est un État d'apartheid, comme l'ancienne Afrique du Sud, et la solution doit prendre pour modèle l'Afrique du Sud.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nIl est certain en effet que la situation dans les territoires occupés, et dans une certaine mesure en Israël même, ressemble fortement au régime d'apartheid. L'exemple de l'apartheid peut à juste titre être évoqué dans le débat politique. Mais en réalité, il a très peu de ressemblance en profondeur – s'il y en a – entre les deux pays.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nDavid Ben-Gourion a donné un jour un conseil aux dirigeants sud-africains : la partition. Rassembler la population blanche au sud, dans la région du Cap, et laisser les autres parties du pays aux noirs. Des deux côtés en Afrique du Sud l'idée fut rejetée avec vigueur, parce que les deux parties croyaient à un seul pays uni.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nIls parlaient généralement les mêmes langues, appartenaient à la même religion, étaient intégrés à la même économie. La lutte concernait la relation de maître à esclave, avec une petite minorité se considérant supérieure à une majorité massive.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nRien de cela n'est vrai dans notre pays. Ici nous avons deux nations différentes, deux populations de tailles à peu près équivalentes, deux langues, deux (ou plutôt trois) religions, deux cultures, deux économies totalement différentes.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nDes prémisses erronées conduisent à des conclusions erronées. L'une d'elles est qu'Israël, comme l'Afrique du Sud de l'apartheid, peut être mis à genoux par un boycott international. Concernant l'Afrique du Sud, il s'agit là d'une prétentieuse illusion impérialiste. Ce n'est pas le boycott, pour moral et important qu'il fut, qui fut efficace. Ce furent les Africains eux-mêmes, avec le concours de quelques idéalistes blancs locaux, qui le furent par leurs grèves et leurs soulèvements courageux.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nJe suis un optimiste et j'espère vraiment qu'en fin de compte les Juifs israéliens et les Arabes palestiniens vont constituer des nations sœurs, vivant côte à côte en harmonie. Mais pour en arriver là, il faut qu'il y ait une période de vie apaisée au sein de deux États voisins, avec espérons-le, des frontières ouvertes.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nLes gens qui parlent actuellement de la \"solution à un seul État\" sont des idéalistes. Mais ils font beaucoup de mal. Et pas seulement parce qu'ils abandonnent et font abandonner à d'autres le combat pour la seule solution qui soit réaliste.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nSi nous sommes appelés à vivre ensemble dans un seul État, cela n'a aucun sens de lutter contre les colonies. Si Haïfa et Ramallah vont appartenir au même État, quelle est la diffrence entre une colonie proche de Haïfa et une autre proche de Ramallah ? Mais la lutte contre les colonies est absolument essentielle, c'est le terrain de combat principal de la lutte pour la paix.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nEn fait, la solution à un seul État est l'objectif commun à l'extrême-droite sioniste et à l'extrême gauche anti-sioniste. Et du fait que la droite est incomparablement plus forte, c'est la gauche qui vient en aide à la droite et non l'inverse.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nEn théorie, c'est ainsi que cela devrait se passer. Parce que les partisans d'un seul État pensent que les gens de droite ne font que préparer le terrain pour leur paradis futur. La droite est en train d'unifier le pays et de mettre fin à la possibilité de créer un État de Palestine indépendant. Elle va imposer aux Palestiniens toutes les horreurs de l'apartheid et bien plus, dans la mesure où les racistes sud-africains n'ont jamais eu pour objectif de déplacer les noirs pour prendre leur place. Mais en temps voulu – peut-être dans simplement quelques décennies, ou un demi-siècle – le monde va contraindre le Grand Israël à donner aux Palestiniens leurs pleins droits, et Israël deviendra la Palestine.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nSelon cette théorie de l'ultra-gauche, la droite, qui met en place actuellement l'État unique raciste, est en réalité l'âne du Messie, l'animal légendaire que chevauchera le Messie pour son triomphe.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nC'est une belle théorie, mais quelle garantie a-t-on que cela va réellement se produire ? Et avant que n'advienne l'étape finale, qu'arrivera-t-il au peuple palestinien ? Qui obligera les dirigeants du Grand Israël à se soumettre au diktat de l'opinion publique mondiale ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nSi Israël refuse actuellement de s'incliner devant l'opinion mondiale pour donner la possibilité aux Palestiniens d'avoir leur propre État sur 22% de la Palestine historique, pourquoi s'inclinerait-il demain devant l'opinion mondiale pour démanteler complètement Israël ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nSi l'on parle d'un processus qui va sûrement durer 50 ans et plus, qui sait ce qui va se produire ? Quels changements vont se produire dans le monde pendant ce temps ? Quelles guerres et autres catastrophes tiendront les préoccupations du monde éloignées de la \"Question palestinienne\" ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nQui jouerait le sort de sa nation sur une théorie aussi invraisemblable que celle-là ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\n\u003Cb>ADMETTONS un moment\u003C/b> que la solution à un seul État se réalise, comment fonctionnerait-elle ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nLes Juifs israéliens et les Arabes palestiniens serviraient-ils dans la même armée, paieraient-ils les mêmes impôts, obéiraient-ils aux mêmes lois, collaboreraient-ils dans les mêmes partis politiques ? Y aurait-il des relations sociales entre eux ? Ou bien l'État sombrerait-il dans une guerre civile interminable ?\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nD'autres peuples ont trouvé qu'il était impossible de vivre ensemble au sein d'un seul État. Prenez l'Union Soviétique, la Yougoslavie, la Serbie, la Tchécoslovaquie, Chypre, le Soudan. Les Écossais souhaitent quitter le Royaume Uni. C'est aussi le cas des Basques et des Catalans qui veulent se séparer de l'Espagne. Les Français du Canada et les Flamands de Belgique sont mal à l'aise. Pour autant que je le sache, on n'a vu nulle part dans le monde entier deux peuples différents s'accorder pour former un État commun pendant des décennies.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\n\u003Cb>NON ? LA solution à deux états n'est pas morte.\u003C/b> Elle ne peut pas mourir parce que c'est la seule solution qui existe.\u003Cbr>\u003Cbr>\n\nLe désespoir est peut-être commode et tentant. Mais le désespoir n'est en rien une solution.\u003C/p>",{"id":40,"name":41,"bio":16,"avatar":-1},"qn3uenunhnjl12btnh354f4u","Uri Avnery","2013-05-10T15:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"2026-03-07T19:46:11.635Z","2026-03-08T20:08:41.029Z",{"id":47,"slug":48,"title":49,"excerpt":50,"content":51,"author":52,"date":55,"category":56,"image":-1,"tags":16,"createdAt":57,"updatedAt":58},"v3ojgplr89ynr5891a632276","hommage-a-francoise-seligmann","Hommage à Françoise Seligmann","par Pierre Joxe, le 1er mars 2013","\u003Ch1 class=\"h1title\">Hommage à Françoise Seligmann\u003C/h1>\n\u003Cp>par \u003Cb>Pierre Joxe,\u003C/b> le 1er mars 2013 \u003C/p>\n\u003Ca href=\"/3/16/0/pdf2013/seligmann.pdf\">\u003Cb>Voir l'article\u003C/b>\u003C/a>",{"id":53,"name":54,"bio":16,"avatar":-1},"sxkpzb0shv4n7ahm70c28fqg","Pierre Joxe","2013-03-01T14:00:00.000Z",{"id":14,"name":15,"slug":15,"description":16,"color":16},"2026-03-07T19:46:08.340Z","2026-03-08T20:04:26.448Z",1775484744425]